‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource] (volume 3)Chapitre 63 sur 81 · ET PLEURÉSIE CHRONIQUE · texte numérisé non relu

ET PLEURÉSIE CHRONIQUE

teivr surface^; letuF tunique fibreuse s'enlève facilement samsi déchirer la substance corticale. lie volume des reins n'est pas; sensibleiiieut augmenté. Les' reins sont un peu lobules et les lobules sont séparées par des' dépressions dont quelques* une», ofiVentune teinte noire. Examinée, avec la loupe, cette teinte noire est reconnue , non' pour un dépôt de mélanose , mais pour une injection très serrée de petits vaisseaux avec une altération de couleur, analogue à celle qu'on observe dans les plilegmasies chroniques de la membrane muqueuse intesti-" nsde, de la plèvre , du péritoine, etc.

A-la partie, supérieure du rein gauche, la coloralion noire se prolonge dans l'épaisseur de la substance corticale , et la substance tiibuleuse offre des stries noires. A l'extrémité de presque toub les mamelons, il y a un dépôt de sable jaunâtre assez épais : il y a aussi un peu de sable dans les tiîbuli. Dans un des calices , on a trouvé un petit calcul d'une ligne de diamètre. Rien à noter dans les bassinets, ni rougeur ni distension, etCi

Ob*. LXXXII. — Symptùœea d'asthme , et aphonie très prononcée pendant plusieuii années ; grand amaigrissement ; mort. Epancbement pjenrétiqne, pnruleut, rcuiplissaut toute la cavité de la plèvre gauche; fausses mem-branes, avant l'apparence et la dureté du tissu osseux; rein droit petit , rempli du pus; rein gauche, contenant du sable, etc. (Blaes, «Ve par Bonet. Sepuîcretum, tom.I, p. 536).

Fobr. i3. annoi 1.669. Anatomico raeoicultro subjecerunt amiT » ciyirum 60 annorum, emacialmn omnino, q;uiante 26 annos> venenum aliquod, assumpserat , et a quo tempore variis malis affligi cœpit, asthmialeiKipEiraiSi, q.uod etiam ultirais vitae anr nisadeo grave', iit ne verbum quidem. proferre valuerit cujuS" ' vi&ab adslantibus iulelligi posseU.

In aperto cadavere omentum arcte adeo margini ossis ptibis dexlri adhœrebat, ut nonnisi cultri ope separalionem' facere li-'" ceret. Hnpar etiam lienque et peritonœo>. et diaphragmati fir-^-. missime adhajrebant. "Ventriculus flatu, distendus diaphrag— 1 mati ilidem atque hepali, multarum fibrarura membranacea^! rura bénéficia juuclus erat. Inteslina non nisi flatum contine?"

bant, et a quo summe erant exlensa. Ren dexter exiguus valde pure scatebat, sinisler arenulis. Vesica contracta adeo ut ne nucem sua cavilale continere posset. Pulmonis pars dexlra dorsi connexa, in latere et anterius libéra, sinistra vero tota consumpta, sicut pus spatium illud totum thoracis repleret. In pure aulerahocce lamina; plurimse reperiebantur, ossis duritiem coloremque intime referentes, quarum parliculara in musœo meo reservo. Quod mirum, puerpera decumbebat viri hujus uxor.

Obs.LXXXIII. — Suppression d'urine; douleurs dans le ventre ; exposition au froid; frissons; fièvre ; douleur pongitive aux fausses côtes; saignées, purgatif énergique; mort. Matière purulente dans la plèvre; inflammation de la partie moyenne du poumon qui laissait écouler à la coupe une sanie purulente , désorganisation purulente dn rein gauche (G. Bâillon, Opéra omnia, in-4, Geuevoe, tom. I, p. Sgo, consil. 94).

Johannes Le Mire, mercator, quum Meloduno Parisios lintre devectus petit rigeute admodum bieme, vi frigoris ita calor intro cogitur, ut inde horruerit valde^ deinde calorem ingentem conceperit. Media nocte cœpit queri de dolore fixo ac pungente ad nothas coslas : magna notbœ peuritidis suspicio est. Is narrabat saepe se ea in parte dolores, quos colicos vocabat, solitura esse senùre qui fomentorum usu non ita multo postlevarentur... Per très dies continuos venam ter secuimus : purulentus sanguis detractus est, ne guttula quidem puri sanguinis : viribus metuebalur ob setatem ingravescentem. Dolor non erat fixus : thoracera dilatare omnino non poterat : respiratio alioqui erat facilis, nisi quum magnum respirare cogeremus... Dubitabamus an diapbragmatis esset inflaramatio, praesertim in parte concava, praeserlira qua altingit noihas costas ; si inflammatio foret illius partis cur non deliraret, qUaerebamus... Ergo quum circa finem diei quarti dubitaremus an quarto secanda vena esset in tanta siccitate morbi, febre, difficultate spirandi, dolore, ecce primarius medicus videns nostras sectiones inutiles... ad calharticum confugit, idque veliemens admodum.., irritum medicamentum fuit, et duabus post horis hypercatharsin induxit, perturbalionera tantam ut brevi œgro intereundura fuerit..'..

ET PNËUMONIK. S']']

Aperto cadavere segri noslri, ren sinister plane putris et corluptus vepertus est. Inventiduoin vesica calculi, qui suppressioiii urinœ in progressu morbi occasioneni dederant. Morbi moi'tisquc causa erat hœc : pulrao erat admodum amplus, thorax angustus : semipulris erat pulino : et ita conlumaciler ad latus dextrum adhferescehat, ut vix avelli potuerit : abscessus in ea parte erat : et sua mole et inagnitudine ad nothas (er;; costaa descenderat : erat inflammatio média; partis pulmonis, prKsertim ejus quœ abscessum fovebat. Adacto cultello chirurgico putris et fœtens sanies manavit.

J'ai rapporté plus haut (Obs. lxiv) un cas non moins remaiquable : c'est celui d'une double pneumonie avec néphrite, chez une femme grosse.

Obs. LX^XIV. — Dys|)uée, aycoiespiratlon sifflante; toux sèche et autres signes d'une inflammation pulmonaire , chez un enfant cachectique de dixbnit mois; mort. Traces d'une inflammation du poumon; rein gauche douLIc de volume, et contenant dans son parenchyme uu abcès de la grossenr d'une aveline, etc. (Bonet. Sepulcretum, tom. I, p. 540J.

Junii 8 anni 1677 , vocatus fui ab illustris. comitibus de Savigni et Salanova , quo praeessem dissectioni cadaveris puelli, oclodecim menses nali, filii dicti comitis a Salanova. Toto vitae decursu languidus fuerat, quod iaclis et nutricis vitio adscriptum. Respira tio illi plerumque anhela, cura sibilo quodam, sed sine stertore ; frequens aderat cordis palpitatio, tussicula sicca, pectoris oppressioj volarum manuura squallor et caler, quœ quandoque flavescebant ; vicissitudines crebrse ruboris etpalloris in vtiltu- Hsec omnia vaporum e liene et hypochondriis elatorum soboîes crédita, et obstructionum partium alvinarum. Prœscripaet aliquot purgationes, polus aperientes, fotus imi ventris, a quibus pejus habuit j paucisque diebus ab eorum usu inieriit.

Anlequam dissectio institueretur, examinatuni totum corpus, quod pluribus in locis lividum erat et ecchyniosibus lalisfœdatum,pra;serlim in dorsoelexlernisfcmoribus ; macie confectum cum al)dominis tumorc et scroti latcro sinistre, ob cnlerocelen, cui ab incunabulis obnoxius fuerat nobiliss. puer. Admota no-

vacula, illico extra prosiliere intestina teftuia. quae cum ventricule flatibus tumebant : hic vero ab eorum eruplione, (lacci- , dus, mollis et extrême ralaxatus apparuit, ac pro xlatis ralioue rjnajor. Jecur thiaxiraum erat , substantiœ] tamen et coloris laudabilis : cui adscribenda edendi , aviditas insiguis , nec- •non ex parte dyspnœa , a compresso diaphragmate. Lien integerrimus. Ren sinister dextro duplo fere major, intra paxenchyma abscessum pure referlura , avellanse, maguitudine continebat. Dex-ter naturalis erat. Pi'oductio peritoaaei, -per quam iléon in scrotum devolvebatur (unde crebri ventris dolores), latissima erat, digitum médium facillime admittens. lu pectore vero plerorumque symptomatum et lethi causa ôpparuit. Pulmones enim inflaramationis erysipelatodis progressas notas gerebant, marmoris instar variegati, viridis coloris, lividi, rubri, exsucci, paucum tantum cruorera nigcrrimum dissecli fundeiites ; ab omni connexione cum costis undiquaque liberi, Rarissimus autem occurrit casus, auricula scilicet cordis dextra ovi çplumbini magnitudiixem aequans, pure referta, quod e ventriculis cordis manabat. Adeoutiraus venter, si renem dextrum excipias, et yentriculum laxiorem ob dictara voracitatem , culpa pene liberandus fuerit ; cura e coulra thorax, partesqueiu eo contentée, nullo vitio idiopathico laborare judicalse sint j prœcipuorum taraen afîectuum sedes et lethi causas.

§ 449- J'^i plusieurs foi? constaté que l'urine contenait, dans quelques cas de pneumonie et de pleurésie, une certaine quantité d'albumine j et un de mes élèves, M. le docteur Désir, a indiqué ce fait dans sa Dissertation inaugurale. Depuis cette époque, plusieui's médecins des hôpitaux ont fait la même remarque. Je ne puis dirç exactement dans quelle proportion les cas d'urine albumineuse scsont présentés à mon observation dans les pleurésies et les pleuro-pneuraonies; mais ce que je puis affirmer, c'est que leur proportion a été peu considérable, et que la présence de l'albumine a été notée plus souvent dans le cours de ces maladies, lorsque l'urine était rare et fortement colorée , qu'à leur terminaison. Je ne puis dire quel est l'état des reins dans de semblables conditions ; mais il est probable qu'ils sont hypérémiés.

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§4^0. Dans d'autres cas de pneumonie ou de pleuro-pneumonie , on a vu, non-seulement l'albumine, mais encore tous les élémens du sang passer dans l'urine.

Sans doute, il y a plus d'une lacune dans les trois observations suivantes; de tels faits seraient aujourd'hui recueillis d'une manière plus rigoureuse ; mais il est incontestable que les malades ont présenté la réunion d'une inUammation aiguë des poumons et d'une affection des reins qui a offert, à son début (Obs.Lxxxiv) , deux des principaux symptômes de l'in- ,i,fIaramation rénale : la douleur lombaire et la suppression d'urine. Toutefois dans ces trois cas, il n'es pas fait mention de douleurs dans le testicule correspondant, d'engourdissement de la cuisse , ni d'autres symptômes de l'inflammation rénale.

Dans deux de ces cas , l'influence du froid et de l'hiimidité, comme cause de cette double aft'eclion, est évidente. Sous le ,,rapport de l'éliologie, ce sont des faits à ajouter à ceux que j'ai rapportés plus haut (Obs. xxxviii, xxxix, xl, xli, xlti,

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