‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource] (volume 3)Chapitre 66 sur 81 · ET PHTHISIE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

ET PHTHISIE PULMONAIRE

alut omnes tabidae hujus artus, alque faciès eraaciarentur, membrana tamen abdominis adiposa pinguedine mirura ih raodum crassescebat , uti calculosis fere accidere solet, forsan a sangviinis motu per vicinas parles minus expedito, et seri per renis secretione minus parca, quam par erat; membranara autem exteriorem renis sinistri, utpote a morbida affectione quadantenus intumescentis, forliter ei adhaerentem invenimus.

Ipsum vero parenchyma jara dissectum , favi speciem prœ se ferebat, nempe hic inde calculis , et foveis, seu quibusdam loculis, e quibus calculi oliin fuerant extrusi „ refertum , abaque tamen vel minima prsesenli exulceratione. Renem autem dextrum , instar marsupii , calculis, et pure non tantura refertum , verum etiam insigniler distentum deprehendimus , toto etiam parenchymate intra investienles membranas contento jam ante sensim corrupto et consumpto, atque ipais etiam membranis innumeris calculis et seroso pure ( quale etiam in vesica reperimus, qualeque una cum urina reddere fere solebat), oppletis. E quibus facile constabat de clironLcEB illius dysuriœ, atque labis setiologia, quibus tam diu moleste laboraverat. Emulgentes etiam venœ, quae sanguinem a renibuft referebantj prse insigni calculosa sanguinis diathesi, qua misera haec vetula alEciebatur, quasi lapidei canales, intus plane calculosa crusta{dictu mirandum)obducebantur. Yesicam insuper felleam calculis refertam deprehendimus , a quorum motu procul dubio colica illa ventriculi , horrendis spasrais stipata, qua sœpius alEciebatur, ortum suura ducebat. Pulmones vero ipsos nuUibi exulceratos, tuberculis autem crudis , et calculis cretaceis ubique fere obsessos vidimus. Quibus. de causa perpetuœ tussis , anhelitus , atque aliarum affectionum pulnio:narium vel ipsis oculis constabat. Nullus tamen dubito, quin progressu temporis tubercula ista maturari potuissent : alque eo pacto incipiens haec pulmonaris phthisis in confirmatam,. et deploratam facessere potuerat, nisi. mors praematura ab aliis causis accersila eam rem prsevenisset. (Morton De phthisipulrmonari ah internis ulcerihus, 1. 1, p. ii54.)

Obs. XCV. — Douleur dans la région du rein droit ; 'dysurie , urine purulente; frissons, toux, expecloration puriforme , douleur dans la poitrine; amaigrissement; vomisscmens, déjections alvines anomales ; mort ; rein droit contenant dans sa substance dix onces d'un liquide purulent; des tubercules et du pus dans les poumons; maladie du foie, de l'estomac et du gros intestin ( W. Maclean, Glasgow Med. Journal , ïanuary, i833, Archives gén, de méd., t. xxxii, p. 582).

'-••William Semple, âgé de 38 ans, domestique, d'une complexion misérable, consulta le docteur Maclean, le aa août 1827, pour ce qu'il appelait une maladie du foie, qu'il avait depuis plus de deux ans. Il se plaignait alors de nausées fréquentes, suivies de vomissemens bilieux ; langue sale, intestins paresseux, déjections de couleur argileuse, soif fatigante, peau chaude et sèche , pouls variant de 70 à 80. L'urine s'écoulait avec douleur, en très petite quantité, et déposait un sédiment mucoso-purulent. Il éprouvait une sensation douloureuse dans la région du rein droit, et était fréquemment saisi de frissons dans tout le corps. Depuis quelque temps, il était tourmenté par unepetite toux, suivie d'une expectoration purulente, et par des douleurs fréquentes dans diverses parties de la poitrine. Sa maladie avait commencé deux ans auparavant, il avait consulté plusieurs médecins et avait été saigné, purgé, et avait eu des vésicatoires. Il avait aussi pris beaucoup de mercure, mais sans avan tage . On luijprescrivi t la sai gn ée, des purgatifs, des prépara tions avec l'opium et la digitale, etdesfrictionssurl'hypochondre droit avec la pommade d'hydribdate de potasse. Les symptômes pectoraux furent soulagés ; la dysurie, le dépôt de l'urine et la fièvre persistèrent. L'amaigrissement fit des progrès pendant l'hiver, et, malgré quelques amendemens temporaires, la fièvre hectique et la diarrhée l'emportèrent le 8 avril 1828.

On trouva des tubercules dans les poumons; daus celui du côté gauche était un abcès contenant quatre onces de pus ; le foie était très gros , induré , et offrait un grand nombre de petits ulcères à sa surface, la membrane muqueuse de l'estomac était épaissie, son orifice pylorique était contracté ; le colon •et le rectum étaient malades à un haut degré. Le rein droit

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