‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource]Chapitre 19 sur 42 · PKRiNi^pnniTK · texte numérisé non relu

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lames dans l'pxpectalion ; pt nous laissâmns ainsi s'écliapper |p moment favorable d'arrêter une inflammation funeste, qui se termina, vm mois après, par la mort. Aveuglés par je ne sais quelle fatalité, cette douleur locale ne fut plus l'objet de notre attention; nous fûmes seulement frappés des accès fébriles très intenses qui survenaient à intervalles irréguliers, et du délire, accompagné de violens soubresauts, qui se manifesta le 1 1 novembre.

Nous étions ^encore à chercher la cause de symptômes si alarmans, lorsque le 19 la région rénale gauche s'enflamma, se tuméfia, et prit une couleur rouge brun : ce fat alors que nous reconnûmes l'erreur que nous avions commise, mais il n'était plus temps de la réparer; l'occasion s'était échappée. Cette inflammation se propagea rapidement dans toute la moitié gauche des parois abdominales, et envahit le scrotum. Des ouvertures furtn t pratiquées , soit dans cette partie, soit à la régioQ rénale; il s'en écoula un fluide sanieux et mêlé d'urine; tout le tissu cellulaire sous-jacent était gangréné. Les jours suivans, les urines coulent par les ouvertures pratiquées ; mais elles filtrent aussi à travers le tissu cellulaire sous-cutané des lombes, et de la partie supérieure de la cuisse gauche; la peau de ces régions prend une teinte rouge brun; l'état du malade s'aggrave de plus en plus. Le 24, il tombe dans un assouiiissement comateux, et meurt le soir, dans les angoisses du râle.

Aufopsïc. Tous les environs du rein gauche putréfiés; cet organe converti en une sorte de putrilage, et communiquant par plusieurs sinus avec le foyer extérieur; tissu cellulaire du dos, des lombes, des parois abdominales et du scrotum gangréné; péritoine épaissi dans toute la région correspondante; tissu cellulaire abdominal , dénaturé par le contact des urines.

§ 741. L'observation suivante doit être rapprochée de la précédente. •

ABCKS AUTOUR DES BEINS. 2i37

ES. IH. - Cas d'iuflauimatiou et de gangrène, de la memlmme adipeuse, qui entoure les deux reins; exercice suivi de sueurs; refroidisscmeut ; symptômes d'indigestion; mort— Par Tliomas Turner, M. D., médecin de rhùpital Saint-Thomas, etc.; lu au Collège, le i2 novembre i8ia {Med. Trans.publishedby tlte collège of phjrsicians in Londoii, vol. i»,p. 226, in-8, London, (8j3).

Une dame mariée , âgée de 3o ans, de taille moyenne , très grasse, fit une promenade à cheval de plusieurs heures , le samedi 31 juin 1806. Elle eut beaucoup de chaleur et de fatigue ; en rentrant, elle resta assise pendant quelque temps dans une pièce dont la porte et les croisées étaient ouvertes ; mais elle ne 'aperçut pas qu'elle en fût incommodée. Elle passa le reste du jour comme à l'ordinaire, et, à souper, mangea, avec grand appétit, du homard, quoiqu'on général son estomac le supportât diflS.cilement et que cet aKment l'incommodât habituellement. Eu se retirant dans sa chambre à coucher , elle éprouva des maux de cœur et vomit. Elle se plaignit aussi de beaucoup de douleurs dans le ventre. Ces symptômes furent attribués au homard qu'elle avait mangé. L'apothicaire de la famille lui administra un émélique, et le lendemain matin une potion purgatire, qui, n'agissant pas aussi vite qu'on le désirait, fut répétée et produisit alors d'abondantes évacuations intestinales. Dans la soirée , elle dit qu'elle se trouvait toul-à-fait soulagée , et ne se plaignit que d'avoir les pieds et les mains plus froids qu'à l'ordinaire. On lui conseilla de se coucher de bonne heure et de prendre quelque chose de chaud. On ne doutait pas qu'elle ne fût entièrement rétablie le lendemain. Dans la nuit , néanmoins, elle éprouva beaucoup de douleurs au dos et mix lombes, et elle crut que des frictions qu'on avait faites sur ces parties, l'avaient soulagée. Cependant elle éprouvait beaucoup de malaise , et à cinq heures du matin environ , le lundi , son agitation et son anxiété s'étaient tellement accrues que son mari commença à être alarmé. Il envoya chercher, en conséquence, l'apothicaire , qui vint environ une heure après. Dans cet intervalle, les extrémités étaient devenues entièrement froides, et on ne sentait pas depulsalions au poignet. Gomme l'apothicaire expn«a la crainte d'un danger immédiat , on m'envoya cher-

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