‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource]Chapitre 24 sur 42 · II. ESSENTIELLES {endémiques · texte numérisé non relu

II. ESSENTIELLES {endémiques

Obs. VI. — Hématurie continue (ne-de-FMncc), — Voyage en France. — Cessation des aeeidens qui so reproduisent au retour à l'Ile-de-France (Docteur Salcssc).

M. D., pendant qu'il habitait son pays, était affecté d'une hématurie idiopalhique continue. Venu en France pour ses jtuden, il vit après quelque temps de séjour son hématurie ^:es3er; elle ne revint pas pendant six à sept ans qu'il resta à Paris ; retourné à l'île Maurice , quelques mois après son arrivée lion hématurie reparut^ et dure jusqu'à présent.

Obs. VU. Hématurie continue (Ile-de-France). — Voyage et séjour eu

France. — Cessation des accidens (Docteur Salesse^.

' M. H., pendant qu'il habitait sa patrie , était atteint d'une lématurie idiopathique continue. Jamais il n'avait souffert de a veasie. Venu à Paris pour faire ses études , après quelques nois de séjour son hématurie disparut, sans qu'il advînt d'acciidens : il y est encore, sa santé est fort bonne.

)es. VIII. — Hématurie continue contractée par un Européen, pendant son séjour à rUe-de-France. — Retour en France. — Guérison (Docteur Sa- Icsse).

M. L., Européen, habita l'Ile-Maurice pendant quelques an- ' lées ; il fut pris d'une hématurie idiopathique continue qui l ura tout le temps qu'il resta dans le pays. De retour en France, \ en fut débarrassé j il urine maintenant parfaitement clair sans pparence de sang dans les urines.

)iis. IX. — Hématurie continue (Ile-de-France). — Voyage et séjour en France. — Cessation des accidens (Docteur Salesse).

M. D., pendant qu'il habitait l'île Maurice, son [pays natal, tait sujet à une hématurie idiopathique continue. Arrivé en rance pour faire son droit, son hématurie augmenta considéiblemcnl-, il consulta le professeur Rostan, qui ordonna de iiendrc des boiasons rafraîchissî^nles et astringentes. Il n'y a

38o HÉMORRHAGIES HÉNALliS {^"" gtOUpe).

que peu de temps qu'il en est entièrement débarrassé. Il a deur frères à i'Ile-Maurice , qui sont aussi sujets à cette maladie. Ce jeune homme doit retourner dans deux ans dans son pays : je suis fortement disposé à croire que, comme la personne qui fait le sujet de la troisième observation , il éprouvera une rechute.

Obs. X, — Hématurie continue (Ile-de-France); gonorrbée. — Usage du baume de copaLu. — Cuérison de la gonorrliée et do rbcmaturie (Docteur Salcsse).

M. N. était pris d'une hématurie idiopalhique continue; il l'avait encore assez forte , lorsqu'après un coït impur il fut pris de gonorrhée ; son hématurie augmenta. Il fil usage des remèdes propres à la gonorrhée : aussitôt celle-ci guérit!, son hématurie cessa aussi et n'a plus reparu depuis.

Obs. XI. — Hématurie continue, devenue périodique (Ile-de-France) et abandonnée à clle-mcme (Docteur Salcsse).

M. M. fut affecté dans sa jeunesse d'un hématurie idiopalhique continue ; cette affection cessa insensiblement, et disparut totalement lorsqu'il atteignit l'âge de la virilité, et se changea en une espèce de menstruation de sang caillé qu'il rend périodiquement par la verge. Lorsque cette menstruation ne revient pas régulièrement, M. M. est tourmenté de violens maux de tête, d'élourdissemens. Il consulta un des plus habiles praticiens de l'IIe-Maurice, qui lui donna le sage conseil de ne rien faire pour arrêter cette évacuation et de laisser agir la nature.

§ 785. Deuxième série. — Hètnahirie continue avec gravcUe vriquc. — Outre le pissement de sang , dans les observations suivantes on a constaté l'existence de la gravelle urique.

La nature du sédiment de l'urine n'est pas suffisamment in- ■ diquée dans les observations précédentes ; peut-être était-il I également formé d'acide urique. Cette supposition n'est pas | sans quelque probabilité , puisque j'ai constaté , par l'inspec- 1 tion microscopique, l'existence d'un semblable dépôt chez un| jeune enfant de l'Ile-de-France atteint d'une hématurie, ei quil j

H. ESSENTIELLES {cndcmîques). 38 1

^l'éprouvait point de coliques néphrétiques , et chez son père , rlont l'urine était albuniino-graisseuse ( 3" Série , Obs. iii).

L'existence de la gravelle ayant été formellement constatée dans quelques cas , et non mentionnée dans quelques autres , l'ai cru devoir, au moins provisoirement, distinguer les deux r.éries de faits l'une de l'autre.

5.3BS. Xn. — Hématurie continue chez un enfant (Ile-de-France) — Coliques néphrétiques, graviers (Docteur Salesse).

M. L. à l'âge de 8 à 9 ans eut une hématurie idiopalhique jion continue, qui augmentait beaucoup lorsqu'il faisait usage ►ies mets fortement épicés , tels que ceux qu'on assaisonne de »oivre et de piment, etc. Elle continua jusqu'à l'âge de i5 à j4 HHS, toujours d'une, manière périodique. A cette époque il commença à éprouver de fortes coliques néphrétiques, qui revenaient chaque semaine. A 16 ans, son hématurie devint continue, :t ses coliques continuèrent avec la même fréquence j à 18 ans, (ors de son arrivée en France, les coliques disparurent entièrement; il employa contre son urineraent de sang différens iballiatifs , tels que des bains , du chiendent ; il se nourrit d'une iilimentation peu excitante , de légumes ; rien ne put le faire ïesser, seulement il airainua un peu. Ses urines offrent la . nême couleur depuis le commencement du jet jusqu'à la fin ; par e refroidissement , elles laissent déposer 7in sédiment roiigeâtre juiest rtigueux au toucher. Il y a environ 4 ans qu'il est en '^ance , son hémorrhagie a toujours la même intensité : il rend .ïussides caillots de sang avec les urines. Il eut pendant quelque temps plusieurs amygdalites; des-lors son hématurie partit KTioins forte. Lorsqu'avec celte inflammation il lui arrivait de iaire quelque excès , son urine se chargeait d'une plus grande Huantité de sang, en même temps que son amygdalite diminuait. M. L. eut aussi une forte angine : celte fois, son écoulement de sang cessa entièrement; aussitôt après la guérison ■le son angine , son urine se chargea de plus en plus de sang , 3t revint comme elle avait été auparavant. Croyant alors avoir la pierre , il se fit sonder; le chirurgien qui le sonda ne trouva

382 niîMORRHA.Giii;s RÉNA-LKS Çi'"" groupe).

rien dans la vessie; seulement elle fut reconnue être d'une petite dimension.

Ods. Xlir. — Enfant de neuf ans, né à rilc-de-Francc, altoint d'une liématurie continue et de gravelle uiique. — Le père do Venfant offrant de l'urine albumincusc et graisseuse.

Dans les premiers jours du mois d'avril dernier (i838), M. le docteur Arvei'S nous fit appeler^ M. Bouvier et moi , pour examiner, avec lui, un jeune garçon âgé de 9 ans, et qui depuis i5 mois était atteint d'une hématurie continue. La maladie de cet enfant s'était déclarée à l'Ile-de-France j oii il est né, et l'hématurie avait été précédée d'un écoulement à la surface du gland et par la verge , qui aurait été considéré par le médecin et par le père de l'enfant comme une véritable chaude-pisse, contractée à la suite d'un rapport impur, si l'âge el les habitudes de l'enfant eussentpermis de s'arrêter à cette opinion. Un mois et demi après l'invasion de cette hémorrhagie , qui avait sensiblement altéré sa constitution, cet enfant s'embarqua avec ses parens, originaires du pays, pour venir en France. Dans les premiers jours de la traversée on lai lit prendre des pilules dont le copahu formait la base, et, soit mfluence de ce remède ou effet de la traversée, les accidens cessèPent, mais ils se reproduisirent lorsque l'embarcation passa l'équateui'. On fil de nouveau prendre à l'enfant des pilules de copahu , à la vérité différentes des premières dont la recette manquait : la guérison obtenue une première fois ne se reproduisit pas.

La famille du jeune malade, peu de temps après son arrivée en France, se rendit à Paris, et l'enfant fut confié aux soins éclairés de M. Arvers. Depuis lors, et jusqu'à ce jour, l'enfant a uriné une quantité plus ou moins considérable de sang chaque jour, et cependant sa santé générale , surtout dans ces derniers temps, s'est améliorée , et le petit malade a acquis le développement que présentent la plupart des enfans de son âge; et à part l'altération de l'urine et des maux de tête, sa santé n'a offert aucun dérangement notable. L'urine n'était point également chargée de sang tous les jours et à toutes les heures de la journée; elle était quelquefois en apparence peu

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