DES URINES 1 * A TH 0L0U1QU E S
îoniaque; le séné une teinte brune; la santonine une 3inte rouge orangée si elle est alcaline, une teinte jaune ’or si elle est acide ; mais le plus souvent , on pourra icilement, en s’aidant des commémoratifs, sans même voir recours au contrôle de l’acide nitrique, reconnaître uelle est la nature de la coloration.
L’urine ictérique bien et dûment caractérisée est symp- Dmatique dans la généralité des cas d’un obstacle au cours Le la bile, obstacle situé dans les conduits excréteurs et .ppréciable à la mort du malade.
La bile retenue est absorbée en totalité ou en partie oar les lymphatiques et les veines, et par eux transportée dans le système artériel, pour de là colorer et les tissus et l’urine. Dans ces cas, l’urine est symptomatique l’un ictère par obstacle mécanique, mais il arrive parfois (que l’urine est manifestement ictérique, bien que pendant -a vie rien ne fasse supposer une affection hépatique, bien qu’à la mort on ne trouve pas trace d’obstacle au cours de ' a bile. C’est à cette variété d’ictère qu’on a donné le nom J’ictère essentiel, d’ictère paradoxe (Murchison), d’ictère -sanguin (Galien). On s’est demandé quelle était dans ces cas la cause de la coloration de l’urine ou des tissus, ou plutôt de quelle manière se produisait le pigment ioiliaire, cause de cette coloration.
Les uns ont pensé qu’il existait un spasme des voies excrétantes de la bile, spasme susceptible d’amener l’arrêt de l’écoulement de ce liquide et sa résorption ; mais ce spasme n’a pas été prouvé, et de plus, les expériences tentées sur les animaux n’ont permis jusqu’à présent à aucun expérimentateur de découvrir des éléments capables de le produire suffisamment prolongé.
On avait pensé pouvoir expliquer la présence de la bile dans le sang et dans l’urine sans obstacle mécanique, en admettant la rétention dans le sang de substances préformées qui, excrétées par le foie, sont destinées à constituée
MALADIES DES IIEINS.
la bile ; mais les expériences de Maleschott, entre antres, en démontrant qu’on peut impunément et sans produire d’ictère priver des grenouilles de leur foie, ont prouvé que les éléments de la bile ne sont pas tous formés dans le sang. Les recherches de Lehmann sont du reste venues confirmer ces découvertes. Il résulte en effet de ces recherches que la veine porte renferme une plus grande quantité d’hématine que les veines sus-hépatiques, et il est tout naturel de conclure que cette hématine est employée à la formation du pigment biliaire.
Frerichs, pour expliquer cette variété d’ictère, a émis une opinion qui a été fort contestée et finalement rejetée. Se basant sur l’action de l’acide sulfurique sur les acides biliaires, qui se transforment à son contact en matière chromatogène, il a pensé que ces acides, qui physiologiquement passent en partie dans le sang pour y être brûlés, ne subissaient, dans certains cas, qu’une oxydation incomplète et formaient ainsi le pigment biliaire. Pour donner la preuve de sa théorie, Frerichs s’appuyait en outre sur ce que jamais on ne rencontrait d’acides biliaires dans l’urine; mais cette assertion, soutenue par Gorup-Besanez et Bamberger, n’a pu résister aux recherches de Hoppe et Kuhne, qui ont trouvé ces acides dans l’urine, et qui ont en outre démontré que l’ictère ne pouvait, en aucun cas, être attribué à la transformation de ces acides dan's lu sang, attendu que la matière colorante qu’ils peuvent produire, si tant est qu’ils en produisent, est tout à fait différente du pigment biliaire.
On arrive ainsi forcément, pour expliquer la formation de ces ictères sans obstacle mécanique, et la coloration des urines qui les caractérise, aux idées des anciens, reprises par Breschet et Virchow, c’est-à-dire à la formation de toutes pièces du pigment biliaire par l’hématine du sang. Bien que cette opinion ne repose pas encore sur des bases chimiques inébranlables, elle a déjà pour elle de grandes
des urines pathologiques.
«habilités. Ainsi, d’une pari, Brucke et Valentiner ont montré que l’hématoïdine venant de l’hématine était .e substance identique à la bilifulvine ; d’autre part nckera rencontré des cristaux tout à fait identiques aux istaux d’hématoidine, cristaux formés par des résidus liaires. Hermann va plus loin : il soutient que lors d'inaction dans le sang d’acide biliaire ou d’eau, on arrive à oduire non-seulement l’apparition de l’hématoglobine ms l’urine, mais encore la formation' de la bilirubine, 'après ces recherches, qui toutefois ont besoin d’être ■nlirmées , l’ictère dit essentiel ne serait autre qu’un tère sanguin, comme l’avaient admis les anciens auurs. 11 constiturait un état morbide voisin des hémorîagies, avec lequel on le voit parfoi s coïncider (empoi- :mnements, maladies générales).
A propos des altérations de l’urine par introduction de ubstances étrangères à sa constitution, il nous resterait i parler des substances que l’on peut y rencontrer encore l’état pathologique, comme la cystine, la xanthine, la rosine, la leucine ; mais la présence de ces substances ans l’urine est assez rare ; elle n’a, du reste, qu’un i ltérét secondaire. Il en est deux, toutefois, qui méritent ne attention particulière, ce sont la cystine et la xanthine, t ur lesquelles nous reviendrons à propos de la lithiase f énale.
Pour faciliter la description des maladies rénales, il est nécessaire de les diviser en différents groupes , chacun de ces groupes réunissant les affections qui présentent entre elles le plus d’affinité.
La division qui nous semble la plus rationnelle est celle qui consiste aies réunir sous trois chefs principaux; c’est celle que nous adopterons.
Dans une première partie nous nous occuperons des affections inflammatoires du rein : des néphrites.
Dans une deuxième partie, nous étudierons les différentes espèces de lithiase et les affections diverses qu’elles peuvent déterminer.
Nous comprendrons dans une troisième partie les affections rénales qui sont aussi bien étrangères à l’inflammation qu’aux lithiases. C’est dans cette troisième partie que nous étudierons les dégénérescences, les infarctus, les kystes . . .
Ce programme rempli, il nous restera, pour être à peu près complet, à parler de la mobilité rénale et de l’inflammation périnéphritique. C’est ce que nous ferons dans un quatrième et dernier chapitre.