‹ Traité des maladies des reins et des altérations pathologiques de l’urineChapitre 13 sur 38 · I. - DES NÉPHRITES · texte numérisé non relu

I. - DES NÉPHRITES

Avant Rayer, on comprenait sous un seul et même nom , celui de néphrite, l’inflammation des divers tissus qui entrent dans la structure du rein. On confondait

DES NEPHRITES.

isi des états morbides qui, bien que de même nature, it cependant de siège et d’allure très-différents. Rayer, ns la description qu’il en donne, eut le mérite d’introire des divisions que, depuis lors, tous les pathologis- «» ont utilisées. C’est en le prenant pour guide que nous us proposons de décrire successivement dans ce trail les néphrites, les pyélites et la périnéphrite.

, iCes inflammations, distinctes par leur siège, ont, ainsi ;.e l'a démontré Rayer, des caractères anatomiques par- . ■ uliers ; elles offrent pendant la vie des symptômes qui ir sont propres. Toutefois il faut reconnaître que l’in— nmmation d’abord limitée de telle ou telle partie du in peut envahir les parties voisines ; et de même qu’on it parfois sur un même sujet la bronchite et la pneumoæ, la pneumonie et la pleurésie , de même aussi on peut i ; server sur un même rein l’inflammation du bassinet de la substance rénale. De là cet état complexe qu’on périt sous le nom de pyélo-néphrite.

.A l’état d’isolement, la néphrite ne présente pas tou- ' urs les mêmes caractères, les causes semblent souvent i fférentes, les altérations anatomiques distinctes. Ces i.its n’avaient point échappé à l’observation de Rayer; il rut même pouvoir utiliser chacune de ces particularités I décrire de nombreuses variétés de néphrites. À ce point -3 vue il ne fut point heureux, et la division qu’il pro- | i )se nous semble défectueuse à bien des titres.

D’abord elle a le grave inconvénient de manquer d’hoogénéité. L’auteur, prenant pour point de départ de -Hte division des données à la fois étiologiques et symprmatiques, a décrit une néphrite albumineuse à côté une néphrite goutteuse ou rhumatismale. De plus, elle 3 saurait atteindre à un bien grand degré de précision , en n’étant aussi mobile que l’ensemble des symptômes, en n’étant aussi difficile à interpréter que les influences >ausales ; leur mode d’action n’étant du reste pas toujours

le même. Pût-on en el'let déterminer, dans tous les cas, l’existence de telle ou telle cause de la goutte, du rhumatisme ; eût-on la certitude de l’existence de telle ou telle intoxication, qu'on ne serait pas en droit de conclure à l’apparition de telle ou telle variété de néphrite. La goutte ne produit-elle pas une inflammation qui tantôt peut ne porter que sur le tissu inter-canaliculaire et qui d’autres fois n’atteint que les canalicules? Les poisons ne produisent pas toujours la néphrite : ils peuvent ne donner lieu qu’à des dégénérescences qui, pour quelques auteurs, ne sont nullement inflammatoires.

Une division qui serait basée sur les lésions anatomiques que présentent les néphrites serait à nos yeux bien préférable. C’est celle que nous avons tenté d’établir, imitant en cela d’autres auteurs qui déjà ont essayé l’entreprise. Cette division, il faut le reconnaître, ne pouvait être formulée alors qu’on n’avait de la structure du rein qu’une idée très-imparfaite. Aujourd’hui qu’on sait que le rein est formé de deux parties très-distinctes de canalicules urinifères et de tissu connectif inter-canaliculaire, on peut admettre deux espèces de néphrite : l’une qui a pour siège l’élément sécréteur, le canalicule, c’est la néphrite parenchymateuse ; l’autre qui se développe dans le tissu connectif, c’est la néphrite interstitielle.

Néphrites parenchymateuses.

La néphrite parenchymateuse ne se présente pas toujours avec le même caractère. Tantôt elle est de courte durée, ne se traduit que par des symptômes peu nombreux et se termine rapidement par la guérison. D’autres fois, au contraire, les symptômes locaux et généraux sont nombreux, nettement accusés; la terminaison souvent fatale. En présence de ces différences symptomatiques

DES NEPHRITES.

\ offre la néphrite parenchymateuse , tous les auteurs lit compris qu’il y avait nécessité d’en décrire au moins jx variétés. Nous ne pouvons qu’applaudir à cette disction. Aussi décrirons-nous avec eux, dans la néphrite rcenchvmateuse, deux variétés très-distinctes : 1° la né- : rite parenchymateuse superficielle ou légère ; 2° la névrite parenchymateuse profonde ou grave.

XÉPHRITE PARENCHYMATEUSE SUPERFICIELLE OU LÉGÈRE.

L,a néphrite parenchymateuse superficielle ou légère, P on a tour à tour décrite sous les noms d’albuminurie :më, de congestion rénale , de néphrite desquamative

tnië, de néphrite catarrhale, est un état inflammatoire du n, caractérisé: anatomiquement, par l’altération de l’é- ! hélium delà partie droite du canalicule urinifère, tubes Bellini et tubes collecteurs de Ludwig (voir Anatoè), épithélium qui peut être desquamé, dégénéré ou en ie de prolifération ; symptomatiquement, par la présence i ns l’urine d’une quantité plus ou moins considérable albumine.

La durée en est généralement très-courte, la terminaiî presque toujours heureuse; car ce n’est qu'exception- : llernent qu’elle se termine par la néphrite parenchyma- • ise profonde ou grave. Cette néphrite superficielle est à néphrite profonde ce que l’inflammation des grosses ■onches est à la bronchite capillaire. Cette variété de phrite parenchymateuse n’intéresse que la substance • îdullaire ; elle ne porte que sur les canalicules urini- •es droits, qui sont aux reins ce que les grosses broni es sont aux poumons. Elle ne diffère donc pas moins au int de vue anatomique qu’au point de vue symptomaquede la néphrite profonde, puisque, ainsi que nous le rroris, les altérations de cette néphrite portent sur les

canalicules tortueux et sur l’enveloppe des corpuscules de Malpighi.

Cette néphrite peut être aiguë ou chronique; elle est le plus souvent aiguë. Elle est primitive ou secondaire.

Étiologie. — Lorsqu’elle est primitive, elle constitue pour quelques auteurs le catarrhe du rein, elle est l’analogue du catarrhe bronchique, elle existe à l’état de maladie essentielle. Elle apparaît alors plus fréquemment chez l’adulte de 25 à 40 ans (Rayer). Grisolle l’aurait rencontrée chez un enfant de 5 ans. On peut se demander si elle existe réellement chez le fœtus, comme ont de la tendance à l’admettre MM. Gubler et Virchow, ou si l’albumine contenue dans l’urine et accompagnée de desquamation épithéliale n’est pas un fait cadavérique ; c’est le plus souvent à la suite d’une exposition au froid quelle se manifeste.

Secondaire, elle se montre dans le cours des affections rénales. Elle peut apparaître aussi, et c’est même le fait le plus habituel, comme la conséquence d’une maladie étrangère aux reins.

Dans le premier cas, on la voit évoluer à la suite de l’inflammation de la muqueuse du bassinet, dont elle n’est que l’extension ; mais le plus souvent elle est consécutive à des affections portant sur les canalicules tortueux, c’est-à-dire à des affections qui intéressent cette partie du rein qu’on regarde comme le parenchyme de la glande. Ces affections peuvent donner lieu à la néphrite catarrhale de différentes manières. Tantôt elle est due à la propagation de l’inflammation des canalicules tortueux aux canalicules droits ; tantôt cette inflammation des canalicules droits qui constitue la néphrite catarrhale est due au passage, au travers de ces canalicules, de substance irritante. C’est parfois de l’épithélium plus ou moins altéré qui produit cette inflammation ; c’est ailleurs du

UES NEPHRITES.

ang ou de la fibrine coagulée ; c’est le plus souvent des arcelles calcaires qui, entraînées par l’urine, viennent mflammer ces canalicules.

Ces causes locales de néphrite superficielle ou légère ont assurément les plus rares, c’est le plus souvent dans t'3 cours de maladies étrangères aux reins qu’on la voit e manifester. Ces maladies sont de nature diverse. Elles ont ou locales o.u générales.

Les maladies générales, qu’elles soient spontanées ou frovoquées par des intoxications, sont celles qui de beaucoup le plus souvent président au développement de cette néphrite. Les maladies générales sont ou des pyrexies ou ’ies états diathésiques. Celles qu’on rencontre le plus hautuellement dans l’étiologie de cette néphrite sont la carlatine, la rougeole, la variole, l’érisypèle, la fièvre yphoïde, la diphtérie et le choléra.

C’est dans la scarlatine que se montre le plus souvent a néphrite superficielle; on y rencontre aussi, ainsi que îous le verrons , la néphrite parenchymateuse profonde. La néphrite superficielle apparaît d’ordinaire à la pé- ; iode d’éruption. Sa durée est passagère ; souvent elle ^,e montre de nouveau à la période de desquamation. Elle est caractérisée non-seulement par la présence de l 'albumine dans l’urine, mais encore par la présence du

i;ang.

Dans la rougeole, cette néphrite est moins fréquente ; ( die ne se voit guère que dans les formes graves, comme i lans celles qu’a signalées Brown pendant l’épidémie de Leith. Elle peut se montrer à la période de desquamation; .nais c’est à la période d’éruption quelle apparaît d’ordinaire.

Plus rare encore chez, les varioleux, la néphrite superiicielle n’est guère signalée que chez les individus qui a’ont point été vaccinés, et par conséquent chez lesquels ta maladie présente une certaine gravité. M. Gubler l’a

vue surtout apparaître à la période de suppuration, alors qu’elle faisait défaut au début.

Elle ne sévit pas indistinctement chez tous les érésipélateux. Il est des variétés d’érésipèles qui n’y prédisposent nullement; tels seraient les érésipèles cataméniaux, strumeux. Nous pouvons en dire presque autant de l’érésipèle saisonnier, qui ne donne que rarement lieu à des urines albumineuses. C’est plutôt àla période d’étal qu’au début de l’éruption, lorsqu’il en est ainsi, quelles présentent ce caractère. Il n’en est plus de même lorsque l’érésipèle revêt un caractère infectieux; ainsi l’albuminurie serait à peu* près constante dans l’érésipèle congénère de l’infection purulente.

Dans l’infection purulente, la néphrite superficielle est à peu près de règle, alors même que les reins ne sont le siège d’aucun abcès pyohémique.

Mais de toutes ces pyrexies, celle qui, suivant M. Guider, prédisposerait le plus fatalement à l’albuminurie ou néphrite superficielle serait la fièvre typhoïde. Cet auteur ne l’aurait que bien rarement vue manquer chez les typhiques. Elle constitue alors un symptôme des plus utiles et qu’on peut utiliser pour reconnaître la fièvre typhoïde de certains embarras gastriques avec courbature. Elle ne peut malheureusement pas avoir toujours cette utilité, en ce sens que c’est le plus souvent vers le 7e ou 8e jour quelle se montre, alors que le diagnostic n’est plus à faire. A ce propos il est bon de faire remarquer qu’il résulte des recherches de Robert que c’est à la période d’état qu’il faut dans les maladies fébriles rechercher dans l’urine l’albumine, signe de la néphrite parenchymateuse légère. Sa durée peut n’être que passagère , mais il n’est pas rare de la voir récidiver à la convalescence.

La néphrite parenchymateuse légère ou catarrhe du rein serait une des manifestations habituelles de la diphtérite. Pour MM. Gubler, Bergeron , Mongin et Sander-

DES NEPHRITES.

I -son, on l’y rencontrerait dans la majorité des cas. C’est t Wade qu’on doit d’avoir le premier signalé ce fait, qui lepuis a été constaté par bon nombre d’auteurs, parmi lesquels se trouvent MM. Bouchut, Empis, See et Trousseau, j Quelques uns d’entre eux ont même pensé pouvoir tirer le la présence de l’albumine dans l’urine des indications ! diagnostiques et thérapeutiques que les faits n’ont point | encore confirmées. Ce qu’on peut affirmer, toutefois, en s’appuyant sur l’autorité de M. Gubler, c’est que, dans le Lias d’une angine diphtéritique douteuse, la présence seule de l’albumine dans l’urine permet au médecin de penser qu’il s’agit non pas d’une angine de nature herpétique, mais bien d’une angine diphtéritique.

Entrevue dans le choléra par Hermann, de Moscou, en d828, la néphrite légère a été depuis rencontrée par de |:nombreux auteurs français et étrangers. Lehman ne l’a mie manquer dans aucun cas. M. Gubler pense quelle kest constante à la période d’état, et qu’elle ne fait parfois défaut que lorsqu’on la recherche à la période de convalescence. Dans les cas de choléra qu’il eut l'occasion d’observer en 1854, à l’Hôtel-Dieu, il constata que, faible au •début, l’albuminurie présentait son intensité la plus ..grande à la période d’état, pour diminuer à la période de réaction. L’urine, dans ces cas, présente le type des [urines dues à la néphrite superficielle : elle ne renferme ij >as seulement de l’albumine, mais encore des éléments -épithéliaux et souvent du sang, comme dans la néphrite consécutive à la scarlatine. Elle ne paraît pas avoir, dans ■jette maladie, la valeur pronostique que Lévy a voulu ui donner. Les quantités d’albumine diminuent à l’époque de la réaction. MM. Briquet et Mignot ne l’ont guère constatée plus de trois à quatre jours après la cessation des phénomènes d’état.

L’alburnine se montre encore comme symptôme de néphrite parenchymateuse superficielle ou légère dans

d’autres pyrexies. Ainsi, Murchison l’a rencontrée, bien que rarement, dans le typhus fever, ou fièvre à rechutes. Oppolzer l’aurait vue plus fréquemment chez les individus atteints de typhus que chez ceux qui ont la fièvre typhoïde. M. Gubler conteste cette assertion, puisqu’il a trouvé l’albuminurie d’une façon presque constante dans ' le cours de la fièvre typhoïde. Il s’explique toutefois cette assertion d’Oppolzer, qu’il pense due à ce fait que dans le typhus les quantités d’albumine sont plus considérables. On l’a également signalée dans le cours de la suette. On l’a également observée dans le cours de la fièvre jaune, aussi bien en Amérique (Dumortier, Ballot) qu’en Europe (Gontinho, Alvarenga).

Les maladies générales chroniques qui donnent le plus souvent lieu à la néphrite parenchymateuse légère, c’està-dire à l’inflammation des canalicules urinifères droits, sont le diabète, les diathèses tuberculeuse et cancéreuse, la goutte. Elle ne se montre pas alors toutefois avëc le même degré de fréquence que dans le cours des pyrexies, et c’est le plus souvent la néphrite parenchymateuse profonde, c’est-à-dire l’inflammation des canalicules tortueux, qu’on rencontre dans ces cas. Le mode de production ne semble pas se faire de la même manière que dans les pyrexies. Dans le diabète, la néphrite paraît due à l’irritation que détermine à la longue le contact du sucre contenu dans l’urine. C’est le plus souvent à la suite de manifestations portant sur le bassinet qu’elle se produit chez les individus atteints de cancer et de tubercules ; il y a propagation de l’inflammation de la muqueuse, des calices et du bassinet jusqu’aux canalicules droits. Chez les goutteux, au contraire, il semble que l’inflammation s’est étendue de la partie flexueuse des canalicules à leur partie droite. L’albuminurie est une des manifestations fréquentes de la goutte ; elle paraît due au passage à travers les canalicules des graviers microscopiques en-

DUS NEPHRITES.

traînés par l’urine. C’est par l’intermédiaire de la gravelle que la goutte produit le plus habituellement la néphrite superficielle, quand elle n’est point une conséquence de la néphrite interstitielle.

Des intoxications qui peuvent produire cette néphrite, les unes sont aiguës, les autres chroniques. Les intoxications chroniques y donnent toutefois rarement lieu ; elles engendrent plutôt la néphrite parenchymateuse profonde ou la néphrite interstitielle : telles sont les intoxications ■produites par le plomb, le mercure, le miasme paludéen et l’alcool. Il en est de même de certaines intoxications, i comme celles qui sont dues à l’introduction dans l’économie de l’arsenic et du phosphore. Il est toutefois certaines substances médicamenteuses qui semblent agir sur le rein à l’exemple des toxiques, et qui n’engendrent . .guère que la néphrite superficielle : tels sont le cubèbe, la scille, le copahu, la térébenthine et surtout la canthai ridine. Le doute élevé à propos des substances précé- { dentes ne saurait exister à l’égard de la cantharidine, dont l’action est manifeste; quant aux autres substances, leur action sur les reins est moins nettement prouvée, et ipeut-être a-t-on pris pour de l’albumine les précipités que -donnent les urines chez les individus qui prennent la .térébenthine, lorsqu’on les traite par l’alcool.

C’est à Chomel qu’on doit les premières notions relatives à faction de la cantharidine sur les reins; depuis ■ lors ces recherches ont été continuées par Rayer, Bouillaud et Morel-Lavallée, qui en a fait l’objet d’un travail i -spécial.

La néphrite par absorption cantharidienne ne se montre pas indistinctement chez tous les sujets, et pas toujours < chez le môme sujet. Il en est qui semblent rebelles à cette espèce de néphrite; il en est d’autres chez lesquels elle ne se montre qu’après l’application du troisième ou du quatrième vésicatoire; il cri est enfin qui n’en sont at-

teints qu’au premier vésicatoire. Elle semble nécessiter, pour se produire, une durée d’application assez longue du vésicatoire, une durée d’au moins dix ou douze heures. Aussi, pour l’éviter, doit-on, si l’on ne veut pas obtenir l’action de la cantharidine sur l’individu, si l’on ne recherche que l’action révulsive du vésicatoire, ne le laisser appliqué que sept à huit heures. La néphrite cantharidienne apparaît d’ordinaire pendant l’application du vésicatoire; suivant M. Gubler, elle pourrait ne se montrer qu’après le premier pansement. Elle se complique ordinairement de cystite, et est caractérisée non-seulement par la présence dans l’urine de sang et d’albumine, mais encore par le rejet de fausses membranes formées dans la vessie, les uretères, le bassinet et les calices. Sa durée est, en somme, assez courte, et ne dépasse guère huit à vingt-quatre heures.

Les cas de néphrite superficielle par excès alcooliques sont assez rares;' il en existe toutefois des observations, et l’on en peut trouver qui, dues à M. Hérard, sont relatées dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.

Les affections locales extra-rénales qui peuvent produire cette néphrite légère ou albuminurie aiguë sont nombreuses. Il est peu d’organes qui ne puissent en devenir indirectement cause, lorsqu’ils sont lésés. On larencontre dans le cours des affections pulmonaires, cardiaques et hépatiques, dans les affections cutanées. On l’aurait même observée dans les simples névroses. C’est Claude Bernard qui, le premier, attira l’attention sur les altérations de l’urine consécutives aux attaques épileptiques. Acceptée par Cazeaux, Seyfert, cette opinion a depuis été contestée par Saillie, Hubert, et actuellement elle n’est point encore jugée.

On ne saurait élever de semblables doutes sur la néphrite légère qui survient dans le cours de certaines ma-

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dies cutanées. C’est le plus souvent lorsque les mani- -■stations qui caractérisent ces maladies sont très-étendues Ton la voit se développer. Elle se montre aussi bien dans l-s maladies aiguës que dans les maladies chroniques ; le est toutefois plus fréquente à la suite de maladies ironiques. Rayer l’a constatée dans l’eczéma et le psoasis ; d’autres l’ont souvent observée dans l’érésypèle. ette néphrite paraît être, dans certains cas, l’analogue s celle qui se manifeste chez les animaux, lorsque à exemple de Fourcault , on recouvre la surface des l'guments d’un enduit imperméable.

Mais de toutes les lésions organiques étrangères aux Uins, celles qui entraînent le plus souvent et presque i italement l’apparition delà néphrite superficielle, ce sont • 3s affections du cœur, et par ordre de fréquence celles j ui consistent dans les rétrécissements des orifices auri- : ulo-ventriculaires droit et gauche , puis dans les insuffisances. Tout le monde est d’accord sur cette fâcheuse inluence du cœur malade sur le rein (Bergson, Bamberger, i’raube). Mais suivant quelques auteurs, Traube entre utres, ces affections n’iraient jamais jusqu’à produire la . éphrite parenchymateuse profonde. Elles ne pourraient .ngendrer que la néphrite légère. Nous aurons plus tard revenir sur cette question. Cette néphrite, liée aux maadies de cœur, présente comme particularité de récidiver fréquemment, de pouvoir disparaître complètement, te suivre, en un mot, les oscillations que présentent les j< ffections du cœur, et, par suite, la tension veineuse, dont die n’est qu’une conséquence.

Tout près des affections cardiaques, et comme cause de îéphrite superficielle, se trouvent certaines affections [ui fréquemment agissent de même. On l'a signalée lors le phthisiegranuleu.se, sans granulations rénales; chez es emphysémateux avec ou sans catarrhe chronique; à 'état aigu, dans la pneumonie. C’est surtout lorsque la

fièvre est intense et présente un certain caractère de malignité que cette inflammation s’accompagne de néphrite, ou bien encore lorsque l’hépatisation est très-étendue. C’est d’ordinaire au début que se montre dans l’urine l’albumine caractéristique de la néphrite. La quantité augmente tant que progresse l’hépatisation ; elle cède avec elle, et disparaît à l’époque de la convalescence. Dans certains cas rares, elle ne se montre qu’à celte période de la maladie, et n’en a pas pour cela plus de durée ni de gravité. C’est à cette variété de néphrite que certains auteurs, comme Martin-Solon, ont donné le nom d’albuminurie critique.

Les affections hépatiques sont moins souvent que les précédentes accompagnées de néphrites légères. Il est bon nombre d’ictères qui n’en provoquent qu’.exceptionnellement l’apparition : tels sont les ictères simples; mais il en est d’autres qui en sont presque toujours accompagnés : tel est l’ictère chronique lié à une gêne persistante, à un obstacle au cours de la bile. Dans ce cas on trouve dans l’urine des lambeaux d’épithélium plus ou moins étendus, parfois des cellules isolées, infiltrées de pigment qui en a provoqué la desquamation (Frerichs). C’est surtout la néphrite superficielle, c’est-à-dire la néphrite parenchymateuse limitée à la portion droite du tube urinifère que provoque l’ictère simple chronique. Il n’en est plus* de même de l’ictère dit typhoïde, c’est-à-dire de l’ictère lié à l’atrophie aiguë du foie (hépatite). Dans ces cas, l’inflammation peut s’étendre aux tubes tortueux et donner lieu à une véritable néphrite parenchymateuse profonde. Du reste elle débute toujours par l’inflammation des tubes de Bellini. Elle se traduit, comme d’ordinaire, non-seulement par la présence de l’albumine dans l’urine, mais encore par des cylindres épithéliaux granuleux et même graisseux, par des cylindres colloïdes (Gubler). On la voit également dans une des variétés de cirrhose du foie, dans

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cirrhose cardiaque, et le mécanisme de sa production t ici le même que dans les maladies du cœur, dont la rrhose n’est qu’une des complications. La cirrhose héttique vraie ne se complique que rarement d’albumiirie.

La néphrite catarrhale peut se manifester enfin, sous nfluence de certains états physiologiques, dans le cours 3 la grossesse. Elle passe fréquemment alors à l’état denéîrite parenchymateuse profonde. C’est dans ce cas qu’on lit se développer l’œdème généralisé et les attaques mvulsives dont l’ensemble constitue une des variétés 3 l’éclampsie puerpérale, peut-être la plus rare. La néîrite superficielle est si fréquente chez la femme grosse :ie M. Gubler croit qu’on peut la regarder comme un .îénomène habituel de la seconde moitié de la grossesse.

est rare qu’en cet état l’inflammation rénale soit de nelque influence sur le fœtus ou sur la mère. Elle ne constitue qu’une menace permanente de néphrite parenhiymateuse profonde. C’est à cette dernière espèce de éphrite qu’il faut rapporter la fâcheuse influence de l’inji ammation rénale sur la nutrition du fœtus ; c’est également à cette néphrite parenchymateuse profonde que sont . ues les hémorrhagies placentaires signalées par divers

! ocoucheurs, par Danyau entre autres.

Anatomie pathologique. — Lorsqu’on vient à examiner es reins atteints d’inflammation parenchymateuse légère u superficielle, on les trouve gros, volumineux. Lorsu’on vient à faire une coupe de ces organes, parallèlet ient à leurs faces, on voit qu’ils sont notablement congesdonnés. La congestion dont ils sont le siège, et qui leur i orme un volume exagéré, est surtout localisée vers la ubstance médullaire. C’est au niveau des tubes droits u’il faut chercher les ecchymoses que Virchow a renontrées dans cette variété de néphrite parenchyma- ! ■ 3use.

L’hyperémie , toutefois , ne reste pas localisée à la substance médullaire; elle gagne peu à peu la substance corticale. C’est surtout à cette généralisation de l’hyperémie que le rein doit, dans ces cas, l’augmentation de volume qu’il présente.

Les caractères anatomo-pathologiques de cette hyperémie rénale ne sont pas toujours les mêmes ; ils varient avec la nature des causes qui en provoquent l’apparition. Lorsqu’elle est active, comme dans les cas de néphrite superficielle primitive, la surface du rein présente une teinte rouge rutilante parsemée de points rouges ; mais cette teinte est moins nettement accusée que dans les cas de néphrite parenchymateuse profonde à sa première période. Lorsque la néphrite superficielle est secondaire, le rein ne présente plus d’ordinaire le même aspect ; sa teinte est bleuâtre. Cette coloration que présente le rein est parfois diffuse ; il en est ainsi dans les cas d’hyperémie passive considérable. D’autres fois, cette coloration est comme marbrée. Elle est alors due à une hyperémie passive moins prononcée. Dans ces cas, la coloration, au lieu d’ètre diffuse, ne s’accentue qu’au niveau des sinus veineux, dont la réunion forme, à l’état physiologique, ces dessins de configuration spéciale qu’on décrit sous le nom d’étoiles de Verheyen. (Voir Anatomie du rein.) C’est à l’exagération des taches formées par les étoiles distendues que sont dues les marbrures dont nous parlons actuellement.

Mais là ne se limitent pas les altérations propres à la néphrite superficielle. Ces altérations ne sont point en effet seulement congestives , elles sont, de plus, inflammatoires. Elles consistent dans la desquamation de l’épithélium des canalicules droits, dans sa dégénérescence, dégénérescence qui peut être granuleuse ou graisseuse. Il peut même se faire, lorsque cette variété de néphrite se prolonge longtemps, qu’il apparaisse, parle fait

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; ; l’inflammation, des globules purulents dans l’intérieur ; canalicules droits.

i ! En faisant de l’un de ces reins une coupe parallèle à -s faces, on trouve que les pyramides de Malpighi ont :rdu leur transparence habituelle, et, lorsqu’on vient à imprimer les canalicules droits dont elles sont formées, I u peut en faire aisément sortir l’épithélium qui les rem- . it. Cet épithélium n’est pas seulement desquamé : les I .llules qui le constituent sont tuméfiées, et de cylini -iques sont devenues rondes ; elles présentent une teinte l anchàtre, opaline, qui tient à ce qu’elles ont subi la déi.mérescence granuleuse. Elles sont devenues opaques hr le fait de l’infiltration protéique caractéristique de Lite dégénérescence granuleuse ; mais on peut, à l’aide de : icide acétique, leur rendre leur transparence normale ; nus l’influence de cet acide, le noyau reparaît alors avec js caractères physiologiques. Il est rare de constater 1 ; ans cette variété de néphrite la dégénérescence grais- ?use. Ces cellules peuvent être rendues isolément, enpainées par l’urine qui traverse ces canalicules; parfois .léme elles sont plus ou moins désintégrées, lorsque, décollées du canalicule, elles ont plus ou moins séjourné ans sa cavité, avant d’être rejetées au dehors. Le plus buvent, toutefois, elles conservent entre elles des adhét mces, ce qui fait qu’ elles sont expulsées sous forme de tocs, qu’on décrit sous le nom de cylindres épithéliaux, es cylindres rappellent, ainsi que nous l’avons dit ail- ?urs, la forme et le diamètre des canalicules dont ils ne ont que l’empreinte.

Ces cellules volumineuses dégénérées et desquamées ne ont pas les seules qu’on rencontre dans ces canalicules, il i mestde plus jeunes, de moinsvolumineuses, quiadhérant la face interne de ces canalicules sont manifestement de t ouvelle formation. C'est précisément l’existence de ces jllules nouvelles, qui sont très-abondantes dans la né-

phrite parenchymateuse profonde, qui permet de décrire dans cette variété de néphrite une période de prolifération. Quel est le point de départ de cette néoformation cellulaire? Les avis à cet égard sont partagés. Pour les uns (Rindfleisch), elle serait due à l'inflammation du tissu connectif intercanaliculaire, et par suite au passage, à travers la membrane anhyste des canalicules, de cellules lymphoïdes destinées cà se transformer en cellules épithéliales ; pour d’autres, elle résulterait des cellules épithéliales elles-mêmes (Robert, Grainger-Stewart et Dickinson). Ces derniers se basent pour soutenir cette opinion sur les divisions multiples qu’ils ont été à même de constater sur les noyaux de ces cellules, éclaircies par l’action de l’acide acétique. Bien qu’il soit actuellement difficile de se prononcer, nous devons reconnaître toutefois que le tissu connectif est loin, quoi qu’en dise Klebs, de présenter dans tous les cas des signes d’hvperplasie ; le plus souvent il reste étranger à l’inflammation canaliculaire.

Les canalicules d’ordinaire dilatés ne présentent pas, à l’état aigu, d’épaississement de leur membrane. Il n’en serait point ainsi lorsque la néphrite parenchymateuse, au lieu de se résoudre, passe à l’état chronique. Les canalicules sont alors ou dilatés ou rétrécis ; leur paroi est dure, résistante; à la surface interne, les cellules épithéliales qui sont petites, mal formées, se desquament rapidement, et sont enfin remplacées par de véritables cellules pyoïdes. La néphrite parenchymateuse peut donner lieu dans ces cas, soit à la dilatation kystique de quelques-uns de ces tubes, soit à leur disparition ; mais il est rare d’observer cette terminaison, le plus souvent la néphrite parenchymateuse limitée aux tubes droits reste à l’état aigu et passe cà la résolution ; rarement elle se complique d’inflammation de la portion contournée du tube urinifère, elle reste médullaire et ne devient qu’exceptionnellement corticale. Ces al-

DES NÉPHRITES.

•ations correspondent à la plus légère des formes sympnatiques de la néphrite parenchymateuse, à celle qu’on * ouvent considérée et qu’on considère encore comme un , nple trouble fonctionnel du rein et qu’on décrit sous le un d’albuminurie. Elle est la suite de l’hyperémie de la distance médullaire, comme la néphrite parenchymai use diffuse ou profonde (maladie de Bright) est une con- . rpience de l’hyperémie de la substance corticale. Cette pérémie rénale, qui peut ne rien produire, qui peut ; ns d’autres cas entraîner le développement de la nérite superficielle ou profonde, se complique parfois de phriteinterstitielle ou sclérose du rein, qu’on décrit dans 1 rrtaines de ses variétés sous le nom de rein cardiaque, et ! :nt nous parlerons à propos des néphrites interstitielles. | :Svmptômes. — Lorsque la néphrite parenchymateuse i .gère ou superficielle existe à l’état de maladie essen- : lie, elle peut ne s’accuser que par la présence dans irine de l’épithélium desquamé et de l’albumine en .antité plus ou moins considérable. Dans ces cas, le us souvent elle échappe au diagnostic. D’autres fois, ke s’accompagne d'un léger état fébrile caractérisé par :-s frissons erratiques, de la chaleur à la peau, de la frénence du pouls ou par un léger trouble des voies diges- ■ :es ; mais rien ne dénote que ces troubles sympathiques lèvent d’un état inflammatoire des reins. Il est certains J s cependant dans lesquels se manifestent quelques ir- .gularités du côté des organes urinaires. La miction Je îut être fréquente, légèrement douloureuse. Ces troubles tirent l’attention du médecin et le conduisent à examiir la constitution de l’urine, qui ne laisse aucun doute ir la nature de la maladie.

1 On ne peut affirmer l’existence de cette maladie qu’en "■ basant sur les modifications que présente l’urine. Ces odifications consistent dans le mélange avec l’urine des i lindres plus ou moins longs, formés par la desquama-

tion épithéliale, parfois même cet épithélium peut ne s’ y trouver qu’à l’état de cellules. Il peut ne former qu’un sédiment peu considérable qui échappe à un examen superficiel ; mais, si on laisse reposer l’urine, ou si mieux on la Filtre, on trouve dans le fond du vase ou sur le filtre des éléments que l’examen microscopique permet de reconnaître facilement. Ces éléments épithéliaux, cylindres ou cellules, sont formés des cellules épithéliales qui revêtent la face interne des canalicules droits. On en reconnaît les formes plus ou moins cylindriques, légèrement tuméfiées, parfois granuleuses, rarement graisseuses. Lorsqu’on vient à traiter ces cellules épithéliales, ou les cylindres qu’elles forment en se réunissant, par la teinture d’iode, le noyau se colore, et l’on voit se coaguler , sous forme de filament, le mucus plus au moins abondant qui les accompagne. Ces cylindres s’éclaircissent au contraire si on les soumet à l’action de l’acide acétique.

Ces cylindres épithéliaux, dont le diamètre rappelle celui des canalicules droits, et qui parfois même sont encore clairs et transparents, c’est-à-dire n’ont subi qu’une dégénérescence peu considérable, ne sont pas les seuls éléments qu’on renc.ontre dans ces urines; on y trouve parfois des globules purulents, lorsque la néphrite superficielle passe de l’état aigu à l’état chronique. On y trouve encore, et le plus souvent enfermés dans les cylindres épithéliaux, des dépôts salins à l’état amorphe ou sous formes cristallines qui, de nature diverse, permettent au médecin de reconnaître à quelle variété de néphrite superficielle il a affaire. Ces dépôts sont formés d’acide urique, d'urates, d’oxalate de chaux. On y trouve parfois de la fibrine coagulée en quantité plus ou moins grande (cylindres croupaux de Yogel). On ne trouve que rarement dans ces urines des cylindres colloïdes.

Il est rare de ne pas rencontrer dans l’urine de l’albu-

DES NEPHRITES.

ine, mais elle peut ne s’y trouver qu’en très-faible mutité, et la constitution normale de l’urine ne présente us ces modifications si fréquentes dans le cours de la .'phrite parenchymateuse profonde, c’est-à-dire la dimiition des sels et de l’urée. Elle est acide, sa quantité irmale est parfois diminuée, ce qui tient à f encombrement momentané des canalicules urinifères par f épithélium.

Les symptômes généraux caractéristiques de la néi .irite parenchymateuse profonde font d’ordinaire ici comi élément défaut : pas d’anasarque, à peine des traces j œdème aux extrémités inférieures, à la face.

La néphrite superficielle, qui peut se montrer comme aladie essentielle, au même titre que la bronchite, apparait le plus souvent que comme maladie seconuire. Elle constitue alors une des manifestations des lats morbides nombreux que nous avons signalés avec -sez de détails pour ne point être obligé d’v revenir.

- . ien que les phénomènes qui lui appartiennent en propre uent peut-être moins prononcés lorsqu’elle survient à la ,iile d’un état morbide antérieur, elle échappe peut-être i oins au diagnostic que lorsqu’elle constitue une maladie -sentielle ; ce qui tient à ce que le médecin se livre dans E-iS cas plus souvent à l’examen de l’urine. La néphrite . iperfieielle secondaire n’offre du reste rien de bien parpulier à signaler. Les symptômes caractéristiques en ml à peu près les mêmes que ceux de la néphrite pri- . itive; disons toutefois qu’on peut rencontrer dans l’ui ne, dans certaines de ces néphrites secondaires une 1 us grande quantité de globules sanguins (scarlatine). ,a marche seule en diffère parfois, aussi bien que le mode i b terminaison.

Tandis que, à l’état de maladie essentielle, la néphrite uperficielle constitue une affection de peu de durée, et ii, d’ordinaire, se termine par la guérison au bout île

15P) MALADIES DES REIMS

douze à quinze jours ; à l’élat de maladie secondaire, cette néphrite peut persister longtemps, présenter des oscillations, passer à l’état chronique, et donner lieu, dans certains cas, à une néphrite parenchymateuse profonde. Lorsque la terminaison a lieu par la guérison, ce qui est le fait le plus habituel, on voit augmenter l’urine, diminuer la quantité d’albumine. Il peut se faire que l’urine continue d’entraîner, pendant quelque temps encore, des cylindres d’épithélium ; mais le catarrhe a cessé, ainsi que l’indique la disparition de l’albumine. Il s’est formé dans les canalicules de l’épithélium nouveau.

Diagnostic . — Le diagnostic de cette affection est, on le comprend, d’un intérêt capital ; mais il ne peut être utilement fait qu’après la description de la néphrite parenchymateuse profonde ou maladie de Bright.

Traitement. • — Le traitement de la néphrite superficielle ou légère se confond souvent avec celui de la maladie principale, dont elle n’est qu’une complication.

Lorsqu’elle existe à l’état indépendant, lorsqu’elle est primitive, on conseillera au malade le repos, des boissons émollientes, un régime doux, des bains simples; on aura recours à des applications de ventouses sèches ou scarifiées, au niveau de la région lombaire ; on prescrira des purgatifs légers, des diaphoniques et surtout des diurétiques ; on se trouvera bien de faire parfois sur les lombes l’application de sinapismes, de cataplasmes.

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