DK G E N E H K SI : E N C 'ES MENAI. E S
Comme la tumeur hépatique, la tumeur splénique obéit aux mouvements du diaphragme. La matité en est régulière, et l’on ne saurait la confondre avec une tumeur due au cancer du rein gauche, qui, comme on le sait, est séparée des parois abdominales par la présence du colon descendant qui donne à la percussion de la sonorité et qui, lorsqu’il n’est pas distendu par des gaz, forme comme une espèce de corde qu’on peut aisément sentir avec la main.
Ce n’est qu'exceptionnellement que le kyste de l’ovaire peut arriver à simuler un cancer du rein.
Cette élimination faite et la localisation de la tumeur établie, il s’agira de reconnaître de quelle nature est cette tumeur rénale. Cette tumeur est solide, il ne faut pas l’oublier, et si ce caractère était toujours très-manifeste, il suffirait à lui seul pour faire reconnaître le cancer du rein de toutes les autres variétés de tumeurs rénales, qui sont liquides. Mais parfois, à la période de ramollissement, la tumeur cancéreuse donne la sensation de fausse fluctuation. Elle peut alors à ce titre être confondue avec l’hydronéphrose, la pyélite, le kyste hydatique, voire *méme avec les abcès du rein et la périnéphrite.
En se rappelant toutefois que ces deux dernières espèces de tumeurs ne peuvent exister sans avoir été précédées d’accidents inflammatoires qui ne s’observent jamais dans le cancer du rein, on pourra de prime abord les éliminer.
On pourrait presque en dire autant de la pyélite, mais souvent la pyélite affecte une marche chronique. Les symptômes fébriles sont alors peu prononcés, et la confusion pourrait être au besoin possible. Mais ce qui distinguera la pyélite avec tumeur lombaire du cancer du rein, c’est que la tumeur pyélitique est souvent accidentelle, elle peut disparaître lorsque se rétablit le cours de l’urine; c’est que, de plus, lorsqu’elle est persistante,
cetle tumeur a toujours été précédée, pendant un temps plus ou moins long, par l’altération de l’urine, qui était muqueuse, puis purulente ; c’est qu’enfin elle est douloureuse à la pression.
Le diagnostic est plus difficile à établir entre la tumeur cancéreuse et l’hydronéphrose, entre la tumeur cancéreuse et le kyste hydatique. On peut arriver à le poser toutefois.
L'hydronéphrose a souvent été précédée de colique néphrétique ; le kyste hydatique peut donner lieu au frémissement hydatique. Dans les deux cas, la fluctuation est d’ordinaire plus nette que lorsqu’il s’agit de cancer rénal. Mais lorsque cette différence de fluctuation est peu prononcée, lorsque le frémissement hydatique fait défaut, lorsqu’il n’a jamais existé de colique néphrétique, il n’y a qu'un seul moyen de trancher la question , c’est de faire la ponction à l’aide d’un aspirateur ou d’attendre la rupture du kyste et par suite la sortie de vésicules hydatiques ou d’échinocoques.
Les difficultés de diagnostic ne sont pas moins grandes pour la forme symptomatique incomplète avec hématurie que pour la forme symptomatique avec tumôur. Aussi est-il tout d’abord indispensable d’établir quel est le point de départ de l’Iiématurie à laquelle on a affaire. Lorsqu’on sera parvenu à reconnaître qu’il s’agit d’une hématurie de provenance rénale, il s’agira de savoir de quelle nature est cette hémorrhagie. L’hématurie cancéreuse sans tumeur peut être en effet prise pour une hématurie essentielle ou pour une hématurie symptomatique tout à fait étrangère au cancer. Pour se convaincre qu’il ne s’agit pas d’une hématurie essentielle, il suffit de se rappeler quels sont les caractères de celle espèce d’hématurie.
L’hésitation sera moins permise encore à propos des hématuries symptomatiques étrangères au cancer. H