DIS POLYPES DE L'UBÈTHRE
extérieuramcni, il peut être, pendant le coït, le siège d'une très vive ilouleur ; il peut produire une dilatation de l'urèthre et être la cause de h rétention d'urine.
Diagnostic. — Le polype est difficile à reconnaître lorsqu'il est profondément placé. Toujours Tattention est appelée vers le siège du mal par quelque indice; et, en pressant sur les côtés de l'urèthre sTcc les deux indicateurs, on fait saillir la muqueuse, qui laisse voir la tumeur, dont la couleur rouge foncé la fait distinguer de cette membrane» sur laquelle elle est adhérente.
L'introduction d'un stylet à bouton aide également à les reooDiiaitre. M. Garru ^*est servi avec succès d'une pince mousse à umeaux pour écarter les parois de l'urèthre et amener le polype au dehors.
Lorsqu'ils sont petits, les polypes peuvent être confondus avec les végétations muqueuses. Ils s'en distinguent cependant en ce que ks végétations sont inégales, déchiquetées, d'un rose pâle, et qu'elles résultent à la pression. Les polypes sont très rouges, unis, globuleux, souvent très mous, et ils cèdent toujours à la pression. M. Huguier dit qu'ils siègent au moins dix-huit fois sur vingt sur la paroi postérieure du canal, et M. Henry a vérifié l'exactitude de ce dire eo contrôlant les observations.
Cette plus grande fréquence serait due, selon M. Huguier, à riiy* pertrophie de la petite crête raphéale, très vasculaire, décrite |)articulièrement par M. Jarjavay.
Les erreurs de diagnostic ont une grande importance dans ce cas : d'abord, parce qu'on soumet les malades à' un traitement inutile, et ensuite parce qu'on en laisse souffrir qui auraient pu ôtre soulagés promptement. •
M. Larcher cite l'observation d'une femme qui souffrit beaucoup pendant dix-neuf mois. Le polype fut méconnu jusqu'à ce ([u'il apparût au dehors ; on en fit l'excision, et la malade guérit très rapidement.
Ces erreurs de diagnostic ont été fréciuemment commises, et voici quelques faits cités par M. Henry, dans lesquels M. Veipcau a su découvrir la vérité :
M. Yvan lui présenta une dame qui souffrait, depuis plusieurs années, des parties génitales externes, et qui avait subi toutes sortes de traitements pour des maladies supposées. On lui avait fait plusieurs cautérisations sur le col de l'utérus, et personne n avait songé
à examiner l'intérieur de l'urèthre, qui contenait un polype. On lui adressa également une autre dame comme étant atteinte
(l'une maladie de matrice, pour laquelle ou la traitait depuis (|uinze
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H. Uacaiinkn a fait la ligature en i)ortaiit dans rurêtlire un lil dur (tmrbé eii aiise iNissé autour de la tumeur, et dont les extiV»uités furent introduites dans une canule à polype. Une demi-heure aprè:^ réIr&DgIeiiient, la tumeur tomba, une cautérisation avet; le nitrate trirgent fui faite, et les douleurs cessèrent immédiatement. i
La cautérisation par le i'er rouge est abandonnée aujourd hui. Sùiù efficacité a été plusieurs fois démontrée pour empêcher la réciliÎTe si fréquente de cette uire<:lion, mais outre la diiticulté de ])orfer le fer chaud à une certaine profondeur dans Turèthre, cette niéthude laisse le germe d'un tissu rétractile qui ne tarde |)as ù produTO un rétrécissement du canal, ainsi t|ue M. i^audmont Ta uUervé chez une femme âgée de quarante ans.
Lt cautérisation avec le nitrate d'argent est insutlisante. Ktle a frchoué, pratiquée par M. Veli)eau dans un cas ou la ligature était ioi|iplîcablc. Ph. Boycr Ta employé avec succès sur une petite tumeur, qui fut cautérisée souvent et à de très courts intervalles.
liOrsque la tumeur peut être prise par des instruments, on doit employer l'excision. Un la saisit, soit avec de.pelites pinces à dents, !^Ht avec une petite érigne, et on Tcnlève d*un coup de ciseaux vriurbés sur le plat. Il est prudent de couper profondément, afin d'empêcher la récidive.
L'opération devient ditlTu'ilc lorsque la tumeur est profondément plioée. Dans un cas de iK)lype situé près du col de la vessie, H. Espœl (1) entr'ouvrit Turèthre d'une femme avec un i)etit spéculum, il introduisit des ciseaux allongés et très efiilés en rasant la paroi iaierjeure de Turèthre sur laquelle était implanté le polype, et il l'excisa en totalité.
L'hémorrhagie est abondante, et elle s'arrête presque toujours en |ieu de temps ; cependant elle a, dans certains cas, été assez per- Mbtante pour nécessiter une légère cautérisation au fer rouge.
L'hémorrhagie i)eut se faire intérieurement, et le sang s accu- ■iiule alors dans la vessie.
Lisfranc ayant excisé un polype du volume d'une noisette, vit fortir une petite quantité de sang. Une heure après la malade était |jàle, immobile, et son pouls était très faible. Supposant qu'une grande perte de sang avait pu seule produire de tels effets, il découvrît la malade et il ne vit aucune trace de sang dans le Ht. CepeiilUnt l'hémorragie avait été abondante et le sang avait reflué jus(|ue dans la vessie, qui était considérablement distendue. Après avoit* i»il sortir des caillots, il fit la compression de Turèthre avrc 1rs 'loigls, et lieu de temps après le sang nr^ reparut pas.
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ABn de prévenir cette bémorrliagie, LUnnc iroulail i|«*eia tëriaftt le pédicule da polype. Il voulait tnifti en déirain kiéi nières traces afin d'en empêcher It Téddive (1).
Omi les femiDes ftgées, la dilatabilité de IhurèClire ëlant doÉÉl on est quelquefois dans la nécessité d'inciser !• paroi n canal pour attdndre le polype.
M. Deroarquay a dû agrandir le méat urinaire d'un enlever une petite tumeur dont l'influence était flkciieiiae pour Na nomie. Les troubles généraux qu'elle oceaaiooBaH, kl d'uriner, et les.pertes de sang fréquemment indispensables ràblation de cette tumeur.
Dessèchement. — Cette méthode peut remplaoer 1*4 quelques cas, et dans tous elle peut l'aider. KUe ecyanslei vrir les polypes que l'on peut atteindre d'une povidre afin ééi^ flétrir et de les faire tomber. M. Germ (3) mélange, par parties égales, de sabine et de adlfiile d* l'on place sur la tumeur. En quinze jours die est deseédiéeil^ tombe : il a également appliqué cette poudre sor le reste da cule après l'excision.
Enfin, dans un cas où l'excision ne peut se fidre traitement fut achevé par des applications dé cette poudre. extrait du fait opéré par M. Garni :
« Dans un quatrième cas une difficulté se présenta : il s'i d'une ouvrière ourdisseuse, mariée, sujette à une leucorrbée tuelle et offrant des polypes vésiculaires situés à rorifioe Turèthre, et de plus un polype de même nature, mais dans rintérieur même du canal de l'ur&thre. L'excision fiit| quce à l'extérieur d'une manière complète; mais, à rintériev' canal, l'excision, malgré nos soins, fut imparfaite, et un du polype resta sans (lue la malade permît de revenir à r< qui avait été très douloureuse. L'emploi de la poudre cal eut son succès accoutumé au pourtour du méat urinaire; aitf' canal n'était pas libre, et les mêmes souffrances qui avaient miné la malade à se faire traiter subsistaient; la marche d( promptement pénible, l'émission des urines était difficile dl approches maritales douloureuses.
» Nous ne pûmes surmonter la résistance de la malade i l'opération par une excision nouvelle, et la pensée nous vâ^ suppléer en introduisant dans le canal uréthral notre poiab' moyen d'une mèche mouillée et chargée d'alun et de sdHDe.r
(1) BuUelin de thérapeutique, 1S43.
(2) Garru, Gazette des hôpitaux, 1819.
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cfl apédient était d*ane application malaisée : la mèche était diffidlenent introduite à l'aide d'un stylet; son contact, inégal et ragnrin, était pénible ; les besoins d*uriner ne tardèrent pas à se iîre sentir, et la tente de charpie fut bientôt expubée. C'est alors fK, pour paror à ces inconvénients, nous fimes fabriquer ''es koogiet de c.re dans lesquelles on incorpora le plus possible de foodrede sabine et d'alun . Ces bougies, parfaitement lisses, n offeulèrcnt pas Vurèthre; leur rigidité permit de les introduire sans dorts tossi profondément qu'on le voulut, et elles furent supporte suis peine. La chaleur amenait promptemcnt la fusion de la die, et l'action du mélange des dv*ux poudres devenait immédiate. Uoe senie précaution fut prise, celle d*attaclier la bougie avec un kng fil qui empéch&t celle-ci de tomber dans la cavité vésicale oe qoi permit de la retirer au besoin. Mais cet accident n'arriva pas. La malade put garder la bougie en place d'abord pendant flnsieiirs heures, ensuite pendant plus d une semaine. Dès lors die se trouva complètement soulagée de toutes ses incommotilés passées; on cessa l'usage de la sonde, et depuis une année la csre s'est maintenue sans aucun retour du mal. »
Traiiemeni. — Hunter dit que cette maladie ne doit pas être tnilée par les bougies, à moins qu'on n'emploie de volumineux instruments, afin de produire par leur pression l'ulcération des camosités. Si, par cette méthode, on n'obtient pas l'effet désiré, il GiQt avoir recours à la cautérisation.
M. Leroy a employé avec succès la bougie à boule promenée à diflerentes reprises dans le canal, et il a ramené, après les avoir irrachées, les végétations qui Tobstruaient. On peut aussi, quand 00 les voit dans la fosse naviculaire, ainsi que je l'ai fait, les harponner et les exciser avec des ciseaux. .
En général, on ne reconnaît pas les végétations, c'est le cas le plus ordinaire; il est impossible alors de les attaquer directement et avec précision. Le hasard seul révèle leur présence. M. Civtale dit que les empreintes rapportées par la bougie de cire peuvent faire connaître leur présence. On sait que les empreintes ne sont Gdèles qu'en raison de la dureté et de la fjxité du corps qui slmprime; or les végétations, toujours mobiles et moins dures que les rétrécissements, ne donnent jamais des traces assez nettes pour les faire distinguer des strictures molles.
Ch. Bell dit qu'elles font sur la bougie une empreinte semblable t celle laissée par des pierres ou des gravelles, et qu'elles donnent
Il même sensation que des calculs, lors(|u'on les touche avec un
î>uWt boutonné. On ne comprend pas comment Bell a pu commettre
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une telle erreur, alors qu'on sail que les emprc- intes Iftia coiicrelions&onl nelies et anguleuses, laiidis i|uu celles k |ea liâsus «D saillie &uiil indécUcs d nuil liniité(.>s.
U> (lillîcullé u'esl juis <)an& le iraiteuieat, mais dans le de la maladie, et, comme \v Tuit reDiar((Ui:r Uùiiier, Irsc gui ont iodiqué la manière de le$ traiter. QuQt pointais fD peut les diagnostiquer (1).
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