DES PLAIES DE L» PHOSTATB
I^ prostale peut i>tre atteinle en dedans par l'urMtirt- . i-t en flém par le périnée, le rectum, el par riiypogaslrc. Ci-s blessures mwI« venl lerésullat d'une cliule ou d'unroup. H. DugH!>(1)ciieun£uik déchirure de la proslalc produite par uoe cliule <lu Im'uUi arbre. Le blessé était lombé sur la puime d'un échalas.
H. Velpeau a donné des soins à un liomme qui s'était Ueswl prostale en s'asscymit sur la pointe d'un trRnch(.'t. Cet orpwt aussi été atteint par des projectiles lancés par la poudre à canoii
Les blessures de cette glande peuvent donc être laites partit instruments piquants, trancliaids et contondants.
Par Id région liypogastrique . les blessures sont très rm MM. Monod et Cazenavf [de Bordeaux] en ont chacun faitconnsi Ire* exemple. C'est en faisant la ponction de la vessie que le lrocin< atteint la glande.
Les blessures faites par l'urètlireonl souvent pour ciusedeiinnœuïres brutales pendant le ciillielérisiiie ou le séjour prolongea fragments de calculs, ou enfin des tenlalives |>our les extraire
Nous ne devons pas mentionner ici les incisions réguliores fii» dans un but chirurgical. L'histoire de cei plaies t'ait partie de des opérations en général.
Anatomiepalhologiqite. — L'aspect dfts plaies de la prostale tuk avec la cause qui a agi. Tantôt elles sont régulières et simple, lantrtt elles sont déchirées et compliquées. La glande peut être traversée dans toute son épaisseur ou seulement être lésée dansuw
r à Vhitloirt dât maladiu de ta prottûte (Véhi tt I
DE U PROSTATITB AIGUB. 1 285
ptrUe très limitée. Quelquefois un fragment en est entièrement détaché. Les bords de la plaie s'écartent peu, ou même ils restent en contact , maintenus dans cette position par les enveloppes fibreuses et par la nature des tissus de la glande.
Sjfmplùmes. — L'écoulement de sang, de sperme et d*urine qu'on voit également lorsque la portion membraneuse de Turèthre est ittetnte, peut faire soupçonner une plaie de la prostate. On a la certitude que la glande est lésée seulement lorsqu'on peut en sentir les bords avec le doigt introduit dans la plaie.
Marche et terminaison, — Les plaies simples, par instrument trandnnt, marchent rapidement vers la guérison ; les blessés souffrent peo, et Turine cesse bientôt de' couler par la lésion, à cause du gonflement des tissus qui met les surfaces dans un contact immédiat. M. Richard a vu un de ses opérés de la taille rendre l'urine pir lurèthre trois heures après l'opération.
La plaie compliquée de contusions produit de vives douleurs, die se termine souvent par suppuration, et il reste des fistules. LliHDorrhagie est fréquente, ainsi que la phlébite, surtout lorsque i h ptrtie sus-montanale est blessée.
L'oblitération des canaux éjaculateurs est, dans certains cas, inévitable par la cicatrisation de ces plaies, et le degré d'importance de fie fait est relatif à l'Age du sujet.
ARTICLE II
DE LA PROSTATITB AIGUB.
Longtemps méconnue, cette maladie a été bien décrite seulement par M. Régin en 1835, par M. Verdier, élève de Lallemand, et enfin par M. Velpeau dans le Dictionnaire de médecine et de chi-n^gie. H. Rérard, dans sa remaniuable thèse de concours, a par- Utmiient résumé les dilférents travaux relatifs à cette question.
Dei causes, — Les causes de Tiiiflammation aiguë de la prostate Mit nombreuses. Cette phleginasie se développe souvent sous l'influence de quelques malndies de l'appareil urinaire, des excitations réptHéjs, de L'inflammation des organes génitaux, et de certains étals morbides du rectum. Elle est fréquente pendant la pôiode d'excitation des organes génitaux, et, selon M. Bégin, elle peot quelquefois amener la mort (i).
L'irritation entretenue par les calculs, les sécrétions acres du catarrhe vésical, le séjour forcé de l'urine dans les follicules prosta-
(i) Dicfioniiatre de médecine et de chirurgie pratiques^ t. XHI, art. Prostate.
u l'iritel
2S6 MALADIES DK LA PHOSTATR ET DE LA Vr^IE.
tiques, et li>s bbelados au murs de l'urine, placés dans doaiienl fucilement lien h riiiIlHmmation de la pro«lal9. U t< pendant le flui des règles, et les (lueurs blanrhe&, et urUni bleunorrbagie, ont une action très (tiiiiide sur ixtle attaimo li fruid humide aux pietls y pri>disp<ise les rbumali&nnts, et l'oa m des hommts, éctiHuIffs pir de lontuues marches, tiiouiilc* pvi pluie, et ayant gardé leurs vêlements liuruides. être atieiiiu d'i pro^t;ltite nigué. H. Vm-dier dit avoir connu plu&îuurs laiudal l'usage abusif du calé (I).
Ceriains méilicameiit», tels <)ue le cubèbe. la tén-beutluDtb' injectiuiis caustiques, et des topiques sslriii^enls. pour »ippiai un tlun bémorrbuldal, ont aus>si une factieuse influence.
Les violences sur le pérint^'C et l'équilalion proluiigiùt penb une blcniiurrliH^ieutit quelquefois donné lUu à cctiv malailit. h les causes qui agissent le plus direclenient, avec le plus Atatk tude, en sunt les causes traumaliques. Ainsi, l'intruilucliuii J'b instrument dans l'ur^llire failt; pur une main inhabile, da» nœuvrcs peu mesurées pour dilater les rëtrécusements, dap- Tiers ou des fragments de calculs arrâtés dans la région prueti^i produisent souvent celte inllainmation.
St/mpiômes. — Lorsque la maladie n'a pas encore atleint ■ grande intensilé, les symptAmcs se résument en enrif» fré^MH d'uriner, chaleur en urinant, pesanteur au périnée, et en un rt» lement muco-purulent,
DiHis un di-j;ii- jilus aviiTicc nommé foUiruUltp par Lalleniiic lorsque l'inllammation a, ainsi qu'on l'a cru, envahi les follicole aux symptômes que nous venons de citer, et qui sont plus prend ces, s'ajoutent une sensibilité quelquefois 1res grande prompt par le toucher rectal, et une réaction générale.
Plus grave encore, cette période de la maladie, qu'on dit s'tt étendue jusque dans le parenchyme de la glande, produit une la sion pultativedans le périnée et dans le fondement : il survient d érections douloureuses, et les stations debout et assises donne des exBcerbations aux symptômes.
L'introduction d'un lavement produit des douleurs s^rradii
dans le bassin, et le liquide est rejeté chez les sujets vigoureux:
haut degré delà maladie est atteint avec une extrême rapidité.
La fièvre augmente et la réaction devient générale.
Les garde-robes, dilficiles et douloureuses, sont redoutées f
le malade; les besoins de rendre les urines, incessants, {Hovoqw
(1) Verdicr, Df la proHaHU mju* «I eKto-iqui, p. IS.
^ M LA PIOSTAim AIGOB. 287
^ le lénesme vésical : l'urine, coulant goutte à goutte, avec efforts ^ violents, arrache des cris; enfin la rétention devient complète. ^ L'agiU.tion augmente avec la rétention, et le malade ne peut plus * rester couché. Il se lève, il s'assied, et il porte les mains sur le bas- ^ ventre La fièvre s'a^^ve, la soit' est ardente, la lx)uche sèche, Hlialeine fétide, la res|Hration diftîcile, et quelquefois il y a des Kl vomissements. Le malade pousse des cris, et l'agitation est bien tpris du délire: des frissons surviennent, le malade se pelotonne dans son lit et il reste immobile, la face est grippée, le pouls petit, ifiréquent, il y a claquement des dents et insomnie. Boyer dit « qu'il I » y a sensation pénible dans l'anus, taisant croire à la présence de i • matières, et portant les malades à faire des efforts d expulsion. • \ L'exploration par le rectum augmente les douleurs et la force I des battements, le besoin d'uriner devient plus pressant, et lorsque les recherches sont achevées, lorsi|ue le doigt est retiré du rectum, il semble au malade que le poids augmente dans le fondement.
Si l'on est dans l'obligation de faire le caihétérisme, la sonde fran« drit difficilement la poriion prostatique de l'urèthre, ou elle est arrêtée au col de la vessie. Son introduction est toujours fort douloureuse.
L'ensemble de ces phénomènes, développés rapidement en quelques jours, caractérise la prostatite aiguë.
Souvent alors à la dysurie succède la rétention complète, et tous ces accidents sajoutent aux symptômes de l'inflammation. L'agitation du malade augmente à mesure que la vessie est distendue.
Si une médication aclivc ne parvient pas à arrêter les progrès de rinflammation, la fièvre que nous avons déjà indiquée prend la forme d'accès, et de violents frissons viennent faire soupçonner la formation du pus.
La maladie entre alors dans une des phases que nous allons exposer.
Diagnostic. — H est généralement tacile. Sans doute plusieurs de oes symptômes sont communs à d'autres affections de l'appareil urinaire, mais la douleur et le poids que le malade sent à la partie infiérieuredu rectucn, la sécrétion abondante et la nature des mucosités rendues par l'urèthre empêcheront toujours qu'on ne la confonde avec une inflammation du col de la vessie, avec la présence d'un calcul ou avec une rétention d'urine.
Le diagnostic devient plus facile lorsque la suppuration est établie; le toucher par le rectum aide souvent à reconnaître les abcès qui font saillie dans l'intestin, et les explorations par l'urèthre indiquent le siège de i'abces s'élevaut au-devant du col de la vessie.
3â8 UALARiEs hr h piiostate et de la vessie.
Le (nimmiir i-sl favorable lorsque 1d sujet est vigoureux et lonqil n'y» pas de coiii)ilicatîons. Il est généralpiii(»iL grave lorsqu'il ti uiie nlÎMlion niiléneiirp. On doit leiùr compte (le l'état fténënl k sujet et (les maladits qui compliquent la proslalile.
Elle peut se terminer par résolution, mais la suppiiraboD en (également une d(.-s suites li'é<|uentes, et la situation en ilsvient pla grave.
Les abcès se cicatrisent quelquefois avec rapidité. Dans d'auin circonstances ils restent ouverts très longtemps. Enfin, ou ils ontsionnent de grands désordres, tels que des cavernes prostatiques des fistules urinaires, ou ils conduisent les malades à la mort pt l'épuisement ou par la résorption purulente. Ceux i|ui sont enl»tenus par des l'étréciâsements et par des calculs ne gu^nsai qu'après la ilisparition de la complication; et ceus qui suot It résultat de tubereuies nimollis ne se ferment jamai
Lorsqu'il y a une caverne, le pronostic est toujours très gntt soit pur la cause qui l'a produite, soll par les inllllrattons unneo» dont elle se com]iljque si souvent; et si la termi futaie, elle laisse îles fistules urinuires incurables.
Auftomie pttihtilogique. — Le* follicules prostatiques sont rou^ injectés et secs ; ou si l'inflammation n'a pas été vive, ils sont gme d'un liquide transparent et plus abondant que dans rélal nonul en pressant la prostate, on en fait suinter des ({outlelettes demo' cosités purulentes.
Le tissu de la glande est resté solide, et il est difficile de l( morceler,
A un degré plus avancé, lorsque la suppuration est commenot la prostate, cou|jée par IrHUclies, ressemble à l'iiépaiisiilion grise di poumon. La substance de la (;lande a perdu sa résistance, et on !i déchire sans peine.
Le pus s'accumule en foyers, les cloisons des cellules sontiktruites, et les follicules dénudés restent isolés dans le pus.
Dans quelques cas gi'aves, toute la substance de la g\anàe àisptrait, et il reste seulement son enveloppe fibreuse. Les parois dï cette poche sont recouvertes d'une pseudo-membrane jaunàtnm brune, selon iiu'ellG a été en contact avec l'urine.
Lorsque l'inflammation, peu intense, a été de longue durée, k volume de la glande est plus grand, et elle est très adhérante ain parties voisines. La muqueuse des follicules est pftle, épaissie H ramollia Les ouvertures des canaux excréteurs sont béants et 9i laissent échapper un liquide visqueux, gluant, que l'on retrouve dans la vessie, où il s'est accumulé.
Dl LA PROSTATtrt AIGDI. 289
Le pus des abcès chroniques est tantôt disséminé, tantôt réuni en foyers contenant de l'urine, du pus, des débris de tissu cellulaire, des graviers et des calculs. Lorsqu'ils s'ouvrent dans la vessie ou dans l'urèthre, ils laissent des fistules dont les ouvertures sont entourées d'un bourrelet fongueux qui devient dur en s'éloignant de l'époque de sa formation (1).
Traitement. — On doit agir avec promptitude et énergie, afin d'empêcher la terminaison par suppuration, et l'on doit surtout faciliter la sortie de l'urine, afin de soustraire le malade aux angoisses et aux dangers de la rétention.
On fera tout de suite des saignées générales et locales en rap|iort avec la violence des accidents déjà développés.
Les saignées locales seront faites au périnée, à l'anus, et sur la paroi recto-prostatique. Des sangsues seront portées sur cette partie à l'aide d'un spéculum approprié (2) d'un pouce et demi de diamètre, oblitéré à son extrémité libre. Cet instrument a sur toute sa longueur une échancrure de 8 à 10 lignes formée par une plaque à coulisse. Placé dans l'intestin , l'écliancrure répond à la prostate lorsqu'on retire la plaque. Les sangsues sont alors facilement dirigées sur la surface mise à découvert. Lorsqu'elles sont détachées, le doigt introduit dans le spéculum refoule les tissus qui s'y engagent, et l'instrument est retiré.
On pose des cataplasmes narcotiques et l'on donne des bains très prolongés; pendant deux ou trois heures. M. Velpeau conseille de faire sur le périnée des frictions avec l'onguent marcuriel opiacé et belladone.
On doit chercher à rendre les selles faciles. Certains malades ne peuvent pas supporter les lavements ; l'huile de ricin ou le mercure doux est utile dans ces cas; et la boisson sera composée de tisane de graine de lin ou de guimauve.
Le cathétérisme est immédiatement indiqué, si la vessie, rapide* ment distendue, ne peut pas se débarrasser sans eJBbrts. Lallemand a donné le conseil de faire la saignée générale avant de pratiquer le cathétérisme, afin d'atténuer ses effets toujours pénibles dans cet état de l'urèthre. En employant des sondes très flexibles et en agissant avec lenteur, nous avons pu nous dispenser de la saignée, et il nous a semblé que les craintes de Lallemand sont exagérées.
Le convalescent ne doit pas monter à cheval, il doit s'abstenir du coït, et éviter les transitions brusques de la température.
(I) Verdier, De la protiaiUe aiguë et chnmiquêt p. 53 et 58. (3,) Béravd, Dae maiadiee âe la proslole, 1857, p. 37.
MALADIES m U nOStAtÇ IfT l|i ^(pA
ARTICLE UI
piosTATiTB cnomooi-
La prostatite chronique peut être primitifa, qo elle pint wuuUê k la prostatite aigaê, M. Bégin dit qu'elle est fréquepte^ et fl Fa» yent observée chez de jeunes soldats. Elle se prod^it soos rnitnrii des iqèittes causes qui amènent l'état aigu, mais a^is^nt nfb ■■ j|e force.
La constitution du sujet et un état pailicplier de rommtf fussi une grande influence sur la production de Télat cl)raii|p^ 'Les progrèsen sont lents et presque insensibles : cette mnÂiJ» dieuse est funeste, parce que l'on ne reconnaît la mfiladie qmkt gu'il y a déjà de grands désordres.
La prostatite chronique peut se terminer par sapparatioa «fv engorgement. Dans le premier cas on Toit se former des abehii ie développement varie beaucoup ; et dans le second l'organe driri Tolumineux, et il sécrète en abondance un liquide visaueox.
On a attribué à tort à cette phl^gmasie çhroniçjue, rëlat hnr trophique et les productions fibreuses de cet organe. Ces dttiili transformations s'opèrent sous l'influence d'autres causes. ' Anaiomie pathologique, — Le volume de l'organe est pliueai' dérable qu'à l'état normal, et il s'est formé de nombreuses et soEk adhérences avec les parties voisines ; la membrane mnqueofe H pâle, épaissie et fongueuse; les orifices des canaux excréteurs soai dilatés, et ils contiennent un liquide visqueux, épais et abondiBi. que Ton peut suivie jusque dans la vessie. Quelquefois ce liqoiJ est mêlé avec du pus.
Symptômes. — Les besoins d'uriner sont fréquents et pre^aoti le jet d'urine a peu crimpulsion, et son passage dans l'urèthre pn- (luit une cuisson en commençant et en finissant.
Il y a des élancements dans Turètlire, d*où sort un liquide qt varie en quantité et en qualité. Ordinairement i] est visqueux * filant comme du blanc d'œuf; d'autres fois il est opaque, jaanitR et très abondant. Les changements que Ton remarque danslaqoaotité et dans la qualité du rM|uide sont en rapport avec la plus « moins grande intensité des symptômes, modifiés eux-mêmes paroi régime plus ou moins sévère ou par des variations atmosphériques.
Il y a de la pesanteur dans le fondement, et le doigt introdoii dans le rectum produit de la douleur, sans reconnaître toujours li saillie formée par la prostate, que l'on dit à tort devoir toujows être dans le rectum.
HOSTATtTB CfiROmOCl. )9t
Çesi fréquemment pendant la défécation que le liquide uréthroprostatique s*écoule, et quelquefois spontanément. Il ressemble au ^rme par la couleur, aussi les malades en sont-ils préoccupés. L'examen au microscope fait tout de suite reconnaître sa véritable nature et permet de rassurer l'esprit des malades. On n'y voit pas d'animalcules, mais, ainsi que le décrit M. Béraud (1), cet écoule- Bimt présente, dans un liquide homogène de consistance muqueuse, ' de nombreuses granulations d'aspect graisseux, à centre brillant et jian&tre et à contours foncés. Il y a des cellules d'épithélium dont quelques-unes ont des cils vibratils. L'absence d'animalcules et la ' léonion des caractères que le microscope a révélés font distinguer la spermatorrhée de la prostatorrhée.
L'urine, immédiatement après sa sortie, perd sa transparence, et dk devient blanchâtre. Souvent, dans le fond du verre où elle a été recueillie, il y a un dépôt mêlé de sable gris très fin. Au-dessus de ce dépôt on voit du pus couvert d'une épaisse couche de glaires, enfin, l'urine occupant la partie supérieure du verre, et contenant un noage floconneux.
Si l'on vide lentement le contenu du verre, l'urine coule la première avec le nuage floconneux, ensuite le pus et les dépôts, et enfin les glaires de la prostate restent les dernières et elles sortent en s'allongeant (2).
Les malades qui souff^rent de la prostatique chronique sont amaigris, blafiftrds, et ils ont les traits altérés. Les forces musculaires et génitales sont détruites; le pouls est petit et fréquent; la peau sèche et froide. Ils redoutent le froid, et ils ont les pieds et les mains très sensibles, principalement les rhumatisants et les dartreux. La température froide et humide leur est contraire ; elle augmente la quantité des urines, qui deviennent bourbeuses et qui multiplient les besoins de les rendre.
La marche excite les douleurs et l'exercice du cheval est imposable. Ces malades ne peuvent s'occuper d aucun travail, ils deviennent insouciants, négligés de leurs personnes jusqu'à la malpropreté ; ils sont irritables et ombrageux, et ib fuient le monde.
Traitement. — On doit d'abord se préoccuper des troubles apportés dans l'excrétion de l'urine, afin de lui donner la possibilité de sortir le plus facilement possible. On aura donc recours immédiatement au cathétérisme.
Si le sujet est d'une forte constitution, et si son tempérament est sanguin, on fera souvent de petites évacuations sanguines locales.
(t) Béraod, Des maladiis de la prostate, 1857, p. 32. (2) Ycrdier, De la ftrottatUe aiguè, p. 41.
392 UtUDISS DK Là PtlUSTATE KT DE LA VESSIE.
Dans tous les cas on einployera ries révulsifs appliqués sur If jwv née, sur le bas-venlre et sur la face intente des cuisses. Les fricliw avec lu pommade slibife sont particulièrement utiles. On a um consdllé l'emploi du cautère et du stolon; et à l'intérieur, riodoreJe potassium.
La caulérlsatioti, dans la portion prostatique de l'urèthre, rewtvelée plusieurs fois, à de longs intervalles, a donné de très bons ràritats à la condition d'èlre légère, de très courte durée, et d'ftw fût avec grande précaulion. (Voy. le procédé opératoire, de la CiUTnt sàtion de l\ prostate.)
Le régime alimentaire doit être très sévère, et le malade s'abAi» dra de toute espèce d'eicès.
11 faut provoquer la transpiration cutanée cliez le& rliumtitisaaiirl chez les dartreux par des bains hydro-sulfureux naturels ou ailé' ciels, par des vêtements de Haiielle et par des sudorîfïques.
Les amers, l'iode et les bains aromatiques seront utiles aux njM lymphatiques et à ceux dont la réaction est lente.
Les eaux de Baréges, de Baguères-de- Ludion et de CauUM ont souvent été conseillées par Lallemand, à des malades quiamS obtenu de très bous effets.
Si, malgré la cautérisation, le suintement clair et filant perssti, Lailemand prescrit l'eau de goudron et le baume de copaliti.
La résolution est généralement lente, et quelquefois celte pUt?masiese termine par suppuration. Il se forme dans ces cas des &bcM et des cavernes.
ARTICLE IV