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MALADIES DE LA VESSIE

ARTICLE PREMIER

( DE Là RUPTDRB DB LA TBSSiB.

La rupture de la vessie a lieu moins rarement qu'on n* l le croire. Cette lésion étant immédiatement accompagnée i

rie de symptômes extrêmement graves, on a vu seulemen tonite qui en est la conséquence fatale, et Ton a méconnu li qui y a donné lieu ; si elle s*est opérée spontanément, Y faite avec soin, ne la dévoile pas facilement.

La rupture spontanée est toujours précédée d'une allé Torgane; elle ne peut se faire par la seule distension, veilhier (1) dit : a Je ne connais aucun exemple positir de de la vessie par le seul fait de la distension excessive di gane. i>C*estqu'en effet la surdistension de l'organe, l'accu des liquides, soit dans leur intérieur, soit dans les canao rendent, réagissent sur la glande et diminuent sa sécrétioi

Dupuytren (2) a dit que la matrice et la vessie peuvent pre lorsque, ces viscères étant trop distendus par le fœtu Turine, un obstacle s*oppose à ce que leur contenu puisses fait de rupture de l'utérus est incontestable, mais pour la > a toujours une altération de l'organe qui a préparé la rupti

Elle a lieu plus fréquemment chez l'homme que chez la Dans quarante-sept observations recueilil3s par M. Houë

DE LA lUPTORI Dl LA TISStE. 361

gaigne en a présenté un à la Société de chirurgie. M. Field, de Brigton, a vu un cas de rupture de la vessie, à la suite d'une rétention produite par une hypertrophie de la prostate. La glande avait acquis

I quatre fois son volume, et la rétention s*était reproduite plusieurs

i, fois.

Causes. — Deux ordres de causes sont nécessaires pour produire oeite lésion : les prédisposantes et les déterminantes. Ces dernières agissant seules suffisent rarement; elles doivent rencontrer des conditions qui établissent la prédisposition, et la plus importante, c*est la distension de l'organe, quelle que soit la nature de l'obstacle qui a empêché l'évacuation de l'urine.

Il résulte des observations recueillies par M. Houel que l'ivresse est une cause fréquente prédisposante de la distension de la vessie, sans faire éprouver de besoins d'uriner.

La vessie fortement distendue s'élève au-dessus des pubis pour

t ae mettre en contact avec des parois flexibles qui la protègent moins

t que ne le faisaient les os du bassin : en arrière, la face postérieure

■ n'est plus contenue dans la concavité du sacrum; elle est en rap-

■ port avec l'angle sacro-vertébral en saillie, condition défavorable , i aelon M. Laugier, lorsque l'organe est soumis à un choc violent.

La surdistension de la vessie produit l'écartement des faisceaux il de la couche musculaire, elle livre passage à la membrane mui queuse qui fait hernie au dehors ; et elle s'ulcère facilement sous 'i rinfluence du séjour prolongé de l'urine altérée, i Ces hernies de la muqueuse sont ordinairement multiples.

EUIes sont nombreuses les causes déterminantes , mais elles doi- Tent toujours s'associer à une cause prédisposante.

La rupture traumatique s'opère de différentes manières : par des violences extérieures, telles que des coups de pied, de genoux, de bâton sur le bas-ventre, et par des chutes d'un lieu élevé, mânie quand le poids du corps a porté sur les pieds seulement.

Des sujets ont été relevés avec une rupture de la vessie, après une chute de cheval, après un éboulement, après de fortes contusions de la région lombaire. M. H. Larrey cite le fait d'un soldat qui, à la snite d'une contusion de l'hypogastre, mourut subitement d'une rupture de la vessie (1).

M. Velpeau (2) dit que la vessie, par une trop grande distension, peut se rompre sous l'influence des contractions énergiques des muscles abdominaux, pendant le travail de l'accouchement. Dans

(1) H. Larrey, BUioin ékàrurgicaU du siège de la eiUuMe d* Anvers^ 1833. (t) YelpMQ, TraUé sur twri des aocauckâmmU^ 1835, l. U, p. 22.

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