‹ Traité des maladies des voies urinairesChapitre 42 sur 73 · DES HEINIES DB LA VESSIE · texte numérisé non relu

DES HEINIES DB LA VESSIE

On a trouvé des pierres dans ces parties déplacées : Ruysch cite le fait d'une femme atteinte d*une hernie vaginale qui fut incisée, et dont on retira quarante-deux pierres.

Diagnostic. — Il ne suffit pas de palper et de pétrir la tumeur pour connaître son contenu : le catbétérisme est le moyen le plus sûr d'atteindre ce but, et celui qui, seul, fait cesser toute hésitatiim; c'est aussi celui qu'il faut employer tout de suite.

La sonde doit être laissée dans la vessie pendant qu'on explore la tumeur extérieurement; on s'assure que la pression sur la tumeur fait passer l'urine qu'elle contient dans la partie de la vessie restée dans le bassin. Il n'y a pas de doute sur la présence de la vessie dans la tumeur, si la pression qu'on exerce sur elle en diminue le volume et la fait disparaître à mesure que l'urine coole par la sonde.

On peut encore assurer que les tumeurs inguinales sont formées parla vessie, lorsque, pendant les accidents d'une rétention d'urine, on ne trouve pas la tumeur hypogastrique que la vessie distendue forme toujours à cette région

Enfin, l'urine sortant par l'urèthre, ou le besoin d'uriner se manifestant pendant les manipulations de la tumeur, sont très utiles pour la faire reconnaître.

Traitement. — Si le cas est simple et accidentel, on fait rentrer la hernie, et on la maintient par un bandage. On doit aussi vider la vessie avec la sonde, afin que le malade ne fasse pas des eflTorts pour uriner qui pourraient de nouveau déplacer l'organe.

Si la hernie venait à être étranglée, il faudrait avoir recours au débridement par un des procédés connus et décrits dans tous les ouvrages de médecine opératoire.

M. Civiale dit avoir vu se développer tous les symptômes de l'étranglement, quoique la tumeur fût formée par la vessie seulement.

Lorsque la vessie a conservé une certaine force d'expulsion, les malades peuvent encore uriner, la compression de la tumeur devient alors inutile; mais ne se vidant qu'avec peine, on doit employer souvent le cathétérisme.

Che2 la femme, la rétention d'urine repousse en bas le col de la vessie, de telle sorte qu'entre cet organe et le méat urinaire l'espace est extrêmement petit Cependant la disposition nouvelle donnée à ces parties par la vessie déplacée, rend le cathétérisme difficile, si l'on ne tient pas compte de ce changement de rapports ; et dans un cas semblable, M. Civiale a dû se servir d'une sonde fortement courbée.

HtUOIES DE LA PROSTATE ET DE Là TB&SIB.

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