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Aujourd'hui que les procédés du cathélérisme sont miens connus, et {ju'en gi^néi'al les cliii'urgieos se sont davantage eierc«su maniemi'iit de la sonde, 1» ponction de la vessie est faite plus nrrmeiU qu'autrefois. La nécessité de l'exécuter ré-u!te de qutlqi» cas exceptionnels, et lorsiju'il y a dHnjïer â ne p»s évacuer imiRdiaiemeat l'urine que la soude ne peut atteindre par It-svi» naiurelles.
Par celle opération, on prévient les accidents de raccuniuUiui prolongée du liquide dans la vessie, et l'on gagne du temps foa attaquer les causes qui ont produit la rétenliini.
Les causes, lieureusemenl peu nombreuses, qui peuvent retujit celle opération indispensable, sont :
1* Les ruptures de l'urellire par de violentes contusions sarli périnée;
2" Les plaies du périnée qui s'étendent jusqu'aux parois * l'urèllire;
3> Enlin la compression de l'urèlhre par des tumeurs dures. A qui ne se laissent pas déplacer.
Cunimenl l'aul-ii agir lorsque la rétention, déjà ancienne, s compliquée d'une inliliralinn urineuseet lorsque d'inutiles esidi^tk catbëtérisrne ont fait des fausses routes dans l'nrèthre ? Les chin^
Dl LA ftÉTtimON d'oiihi. Ml
gîens anglais et, depuis ropéralion de Syme, les chinirgiens fran* çais semblent aujourd'hui préférer la boutonnière à la ponction de la vessia II est vrai que quelques-uns peuvent faire valoir un petit nombre de succès en faveur de cette opinion; mais, à côté de ces résultais exceptionnels, il faut tenir compte des nombreux cas de mort, dus principalement à la résorption purulente, si ccmmune après cette opération.
La ponction de la vessie, au contraire, faite en temps utile, est une opénilion d'une exécution facile, dont le résultat est immédiat et qui ramèiie les organes a un état favorable fOur supporter de nouveaux essais de cathêtérisme. La vessie avant cessé de se contracter violemment après la sortie de Turine, l'obstacle, cause première de la rétention, devient plus facilement perméable. Colot, en rap(>ortant l'histoire d'un greffier au Parlement, dit : « Si le rétrécissement est la cause première de la rétention , celle-ci augmente les difficultés du rétrécisi^ienient^ qui de\ient très difficile à franchir, alors qu'une petite bougie pouvait le traverser peu de jours auparavant. i> Les partisans de la t)outoniiière disent que la ponction soulage le malade pendant peu de temps et que les difficultés restent les mêmes pour franchir le rétrécissement. C'est une erreur : indépendamment du temps que Ton gagne, on change les conditions du malade qui, ne souffrant plus, peut supporter des manœuvres permettant de passer dans un ot>stacle jusque-là infranchissable. Ce fait est fréquemment démontré par la pratique.
Ils disent encore que les douleurs étant incessantes, et l'état du malade faisant redouter une terminaison funeste, on n'a le choix qu'entre le cathêtérisme forcé ou Turéthrotomie périnéale! Le cathêtérisme forcé doit être alfandonnê comme une des opérations les plus dangereuses et les moins utiles. Qui ne sait combien les autopsies ont dévoilé de fausses routes? et quant à l'uréthrotoraie périnéale, nou5 Tadmettons seulement lorsqu'on a réussi à placer un conducteur dans Turèthre.
L'utilité de la ponction étant admise, par quel procédé faut-il la faire ?
MM. Reybard, Demarquay et d'autres chirurgiens, adoptant les idées de Hoin de Dijon, préfèrent à la ponction sus-pubienne celle faite par le périnée ou par le rectum : contrairement à l'opinion de oes habiles praticiens , nous croyons que c*est à la ponction sus pubienne qu'il faut deman<ler le moyen le plus sur et le mciins dangereux d'arriver a la vessie; elle est facile à faire, elle produit ^ peu de douleur, la nature et le peu d'épaisseur des tissus qui doivent
U3 mai.a[iiks ra t.k t'iiR^iiTR rr m. la temie.
ôtre trfversés pur rii(»lruni*nt ncrppossnl pas liv n^MasM. Lm- (ju'kILi; esl Hclievéc*. le niHlndi' |M!iit Msement vtder sa vessie, en k couchanl sur l'un mi §;ur l'milro vàM; Ih présence de l* rannk dans la plaie m^ l'emptVlic pHs do m l«ver, de rester afsa ou rit niarclier; et quund nu jngu ii^esMiire de ntlirer cefie caitale, li cicalrisalion de la plaie se luit r«pidi;tnetit et snns laisbcr de fiilule Enrin, s'il devient iiitlispoiisalik^ du la laisser longtemps dai» la pluie, il est ituàie de lu tieltuycr et d'empA-Uer lus iiicrosutioiu phospbaliqucH. Il esl vrni que la ponction |>ar k< pubis pevi ttn très dillieiU; ti i;xetuler : 1° i»r«|iie le sujet est tref grn» ; 2* lorsqoe la vessie U'i^ corilmcte^ ne se Inisse pas diettendre stiltiumiiKai pour s'élever au-ilus»UH «lu pubis. Dans le premier «i», nn it dunM le couavil de couper les tissus avec le bistouri jiiKqu'iiux rauxls abUominuux, atiu d'assurer l'entré» et In inar^c du ironri. S j celte luoditicalion reud la ponction plus facilt;, (.-Ile av dinihiDe pis 1 les embarrajt que l'on rencontre pour maiiiteuir U canule dast k plaie; et, dans le second cas, lorsque la vessie ue dé|iHs»«- pa»lf pubis, on est Miiist^uide pour l'atteindre mûrement. Hcureusemmi ces deux conditions sont très rares ; et si l'un rencontrait runc m l'autre, je pense qu'il faudrait faire cette opération par un aatn procédé.
La ponction par le retilum a de graves încoiivéiii«nls : le séjour dt Ih sonde est trcs ini'iiiriiimdL' fl ^énc la sortie des matières IptoIm: elle provoque de faux besoins d'uriner et d'aller à la selle; le malade ne peut ni miircliei' ni s'asseoir, il doit rester couché; eteiiSo. la cicatrisation de la plaie, souvent incomplète, laisse une ti»tule urinaire.
Ce qui a fait prévaloir la ponction par le rectum, c'est qu'elle ■»■ donne pas lieu aux infiltrations urineuses; après la ponction parle pubis au contraire, on a eu à déplorer quelquefois cet accident. On a aéte justement ell'rayé , et on l'aadniisà tort comme une consequeocr fréi)ueiile. Lorsqu'on lit les narrations de ces faits, on voit que de nombreux et intructueux ess:iis d'introduction d'une sondeonlbbgue le malade : que souvent il est survenu des bémorrha^ies, r'e»t-àdire qu'il y a eu déchirure de l'uretlire ou du col vésical ; et qu'on s'est enlin décidé à l'aire la ponction, après avoir perdu beaucoup de temps, après avoir laissé la vessie subir une distension consiii^ rable, après avoir violenté les organes, entin après avoir créé ks conditions les plus défavorables no succès d'une opération. Au cootraire, lorsqu'on s'e^t abstenu de tes manœuvres violentes, lorH|ae surtout un a agi en temps opportun, la ponction sus-puhienne est. de tous les procédés, le plus facile à exécuter, et le plus assuré dansse^
DB LA RÉTBKTION D*Utm.
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résultats : U pratique de M. le professeur Malgaigne en a dcmné de nombreuses preuves.
OpértUion. — En se rappelant les rapports de la vessie «vec les organes qui Tentourent, on comprend que la portion recouverte par le péritoine ne peut être attaquée avec un instrument, sans produire
Fie. 7i. — Canule du troeart,