‹ Traité des maladies des voies urinairesChapitre 47 sur 73 · Uniitedu sillon · texte numérisé non relu

Uniitedu sillon

FiG. 74.

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un épanchement d^urine dans l'abdomen, et que la portion qui n'est pas enveloppée par la séreuse abdominale est néanmoins en contact si immédiat avec des organes importants, qu'il reste seulement trois points sur lesquels il est possible d'agir avec sécurité : 1* à sa partie antérieure, au-dessus des pubis; 2** sur les parties latérales du bas-fond ; 3* et sur le triangle limité par les vésicules séminales.

On peut donc arriver à la vessie par trois points : par Thypogastre, par le périnée, et par le rectum.

On se sert pour faire cette opération d'un troeart courbe, dont le 0Hmdrin porte une cannelure sur sa convexité, correspondant a deux ouvertures de la canule, et transformée en canal, lorsque l'instru-

aib HikLADlRS m LA PnoRTkTE ET DR 1.1 VESSI» .

ment est mnnté. On est averti qu'un a pêiiérri^ dans la vesiÀe par la sottie de l'urine ameuée au (leliurs le long de celle rannelun

(fig. 76 et 7S).

!t XX. ^- PanetloB ■«■•pubienne .

On fflit wticlier le malnde, la télé et leséptiulps un peu élerws, les jiimbes ilécliies. et diins l'abduction. Le clnrtirgien. placé a b droile dJ maUde, précise le point où il fcrii la ponction . cV^t-idire immédiateniviit au Ims de la li)(ne bluiiche, eotre deui et (nû centiiiiëlres au dessus des pubis. Si on rait la ponction plus liaut. les deux ouvertures, c'est-à-dire celle laite nux pstroJs du l'ulxlo- j me» et celle laite h la vessie, cesseront d'être eii rapport (m !( retrait de lu vessie, après la sortie de l'urine, et il peui en re^ulw de graves coinplioitions, telles que rêpauchement d'urine daot l'abdomen, et 1 impnssibililé de letroiiver l'ouverture, lorsi|u'il raudrn chunger la ïonde. Il n'est pas toujours facile rte dPlerniinn exaclemt^nt le point où on doit Taire la ponction : lor»}ue les ii>çumeiits Uc la région pubienne descendent très bas, cninnte on le »"ii chez les sujets qui ont beaucoup et rapidement mai^i, aprte avi>ir été très gras; ou chez ceux qui portent de voluntiiteuses hemic' scrotales, ou enfin lorsqu'il existe dans celte ré^iioii des inRliraiiom d'urines, dee épanchemenis de sang, de M^tsitc ou de pus.M.Néla- I ton, <I<ina UOL de >ts leçons, a inppurlé le fait d'un malade qui h tniuviiil dans l'une de ces conditions, et cliez qui l'inlerne de service en Ion ça le liotiirt entre la peau et la vessie, dans la coudM graisseuse "^ous t utanée. Le lendemain , M. le pmressf nr Nelaimi lit une nouvelle p«inciiun, et celte tuitt il sortit une très grande quantité d'urine,

ProcMi' OjUTiitùiri- . — AtJrès avoir bien eliibli le lieu em la ponction doit èlre raili:, l'operateur, ayant pris » pleine main le mamiK de l'iiisIrimiL-nt, il en porte la pointe sur le lieu déterminé, et, dirigeant en baut la convexité de la canule, d'un coup sec, et sansliésitalioti, il la fait entrer dans la vessie (llg. 76); ce dont on est averti, d'abord par le défaut deréaistanœ. et ensuite par une petite quantité d'urine, qui. en^ajjée dans le sillon du mandrin, sort par l'ouverture de la plaque ; on retire ensuite le mandrin, en laissant la canolï iliins la plaie et on laisse sortir l'urine.

Il laul avoir soin, pour retirer le mandrin, de fixer avec la msin gaucbe la plaque dn la canule sur la peau du ventre ; sans cette précaution , on enlèverait au^si la canule. On tixe celte dernière avec un ruban, passé derrière le corps et lié aux anneaux de la plaque; on lerme entin l'ouverture avec un bouchon.

DB LA RÈTtSTlON D'DBIIIB.

On laisse la ennuie de métal penilanl deux ou Iruis jours dans la vessie ; après co temps, le trajet entre les téguments de l'abdomen et la paroi vésicale est assez solidement organisé pour qu'on puisse eitraire sans crainte l'instrument, et le remplacer par une sonde flexible.

Fie. 76.

On peut aussi, pour plus de sécurité, placer d'abord la sonde flexible en la faisant passer par la canule, et ensuite extraire celle-ci, qui glisse alors comme sur un conducteur. Si on a recours i œtte manoeuvre,' il faut avoir le soin de s'assurer avant l'opération que la sonde passe librement dans la canule.

Comment il faut placer la sonde dans la vessie. — La sonde ou la canule doit être assez longue pour atteindre la face postérieure de la vessie, iSn qu'elles n'abandonnent pas cet organe, lorsqu'il se contracte.

Il est dirScile de connaître la distance qu'il y a entre la paroi abdominale et la face postérieure de la vessie; la sonde peut doue être ou trop longue on trop courte. Trop longue, elle appuie sur la paroi postérieure delà vessie qu'elle irrite; trop courte, elle peut

AGB «AUDlBâ DE LA P110ST*TB BT BB LA VESSIt.

sortir de la Vfsaîe, lorsciue celle-ci so coiiiracle. On évilu ces dnm inconvénient par remploi d'un instrument courbe, et en pliçanlU courbure de telle sorte que la convexité soit on rapport atec U &ei postérieure de l'organe.

Hunier donne le conseil de faire pénMrer la sonile dansl'iirrttoe parroriliceuréthro-vésical. «Uuetilgalit; ordinaire, dit-il [l),intn<duite de celte manière peut pénétrer assez loin pour que son [avillon vienne se placer prewiue on coiilact avec rabdomai. Ou jdKt une petite compresse, pllée en plusieurs doubles, entre l'algtlie d l'abdomen, et on la fixeiu moyen d'un cordon passé derrière le 4» du malade et noué aux annwuK de l'instrument. >i

Hunter dit encore: -Lorsqu'on priili(|ue celte opération piiuniu rétention causée par un n^tréclisement, on pourmil introduire dm sonde par la vessie rians le caunl jusqu'au rétrécissement. Alorson fait pénétrer une canule dan» l'urèthre [lAt le mé»\ «rinaîre, ei la deui instruments sont siipai* «eulenient par le rétricissemcnL lu stylet, introduit par celle unulo, est dirigé dans le b«ul de U sonde placée dans la vessie, ce qui permet ensuite d'inlrotluire ma bougie, n

Verdier, dan» le siècle dL-riner. a Tnit ce calhêtémnie par k^J de la vessie, que H. CbauaigilHC a nommé c^thélérisine r(-ir<tgnii après l'avoir de nouveau exécutif avec succès.

$ XXI. — foaMloa pu* t« i««tnDi.

U faut, pour faire la ponction rectale, un instrument courbe. comme pour faire la ponction pubienne,

Lorsque la rétention d'urine a déjà quelques heures de duréf.l! bas-fond de la vessie, déprimé par lu poids du liquide, forme ili!i-' le rectum une tumeur, qui est un point de repère utile.

Procédé opératoire. — On fait pincer le malade comme pour ei^ cutor l'opération de lu taille; le chirurgien introduit dans iHUit^ jusqu'à la tumeur formée par la vessie, le doigt indicateur dfli main gauche (fig. 77. 8.). Après avoir retiré dans la canule la potnli du trocart, il le glisse le long du doigt indicateur jusquv conlrt li saillie fluctuante formée par la vessie (Qg. 77, T.), et, pou&sant ain lapaumo de la main droite sur lemanche de l'iDstrument, il failMillir la pointe, et en même temps il pénètre dan? la vessie avec la canulr. Le trocart est aussitût retiré, et luriiif s'écoule par la canule Isiss* dans la plaie.

On n'a pas à craindre l'infiltration urinense, accident redoutable.

(1) HunUr, TraHi dt» maiaàit» virtèrianntt, 1IS2, p. 34A.

Dl LA lÉIBMIO» D'L'BLXE.

et qu'on a vu survenir après la ponclion sus-pubienne, maïs il peut rester une fistule après la sortie de l'instrument. Afin d'éviter ceUe suite fàclieuse, M. Leroy a conseillé de traverser la prostate un peu au-dessous de son bord supérieur, dans le triangle formé par l'écartement des canaux éjaculaleurs.

Vk. Tj. — Coupt du baubt Moninml la mareht du (rocorf.

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