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MALADIES DE LÀ PROSTATE ET DE LÀ VESSIE

d'uriner et de ténesme vésical , de sorte que Técoulement du sang est entretenu par les contractions répétées de la vessie. Une sonde placée à demeure pendant quelque temps produit le double effet de laisser sortir l'urine sans ténesme, et d'arrêter l'hémorrhagie en comprimant les vaisseaux d'où s'échappe le sang.

Le même moyen est également utile lorsque des fausses routes sont cause de l'hématurie.

Lorsqu'elle a lieu par des efforts résultant d'une valvule au col de la vessie, H. Mercier conseille de taire, et le premier il a tait l'excision de cet obstacle; plusieurs fois le résultat de cette opération a été satisfaisant (1).

B. Traitemerit médical de l'hématurie.— -Après hvoit fait cesser les accidents les plus pressants, on doit explorer les organes urinaires, afin de reconnaître la cause de l'hémorrhagie. On comprend que si c'est une pierre ou un corps étranger , l'extraction doit en é(re faite le plus tôt possible. Si le malade est sous l'influence de certains médicaments, tels que les diurétiques, la cantharide, etc., il faut immédiatement en supprimer l'usage.

L'économie entière a pu prendre part à cette perturbation, et malgré la disparition de la cause, l'effet peut persister. On doit alors s'occuper plus particulièrement de l'état général.

11 faut d'abord faire cesser la constipation si tenace dans ces cas. On doit donner peu de boissons, et pas de bains. Si la constitution est lymphatique, les tissus mous etd'une grande laxité; lorsqu'on a à redouter une disposition hémorrhagique, on prescrit des toniques tels que le qumquina et le fer.

M. Mercier (2) fait prendre, toutes les deux heures , un quart de verre d'une intusion de quinquina avec addition d'acide sulfurique concentré, à la dose de deux, trois et même de quatre grammes par litre, suivant l'état de l'estomac. On peut encore donner des pilules dont le fer, le colombe, laratanhia, l'alun, etc., forment la base. La nourriture doit être tonique, composée de i>eu de liquides; et le malade doit rester couché.

Si l'hématurie est un effet de l'inflammation d'une partie de l'appareil urinaire, on aura recours aux antiphlogistiques sous leurs différentes formes, et on leur associera les opiacés. On a conseillé remploi du froid; son efficacité n'est pas assez démontrée pour qu'on puisse s'en servir sans autre secours.

M. Vigla n'ayant pu arrêter un écoulement sanguin compli-

(i) Mercier, Rechercha sur le traitement des maladies des voies urinaires , p. 347.

(2) Mercier, loc. ct7., p. 23P.

DE LA CYSTITB AIGUË. AQS

quant un catarrhe de la vessie, a donné la perchlorure de fer. Dès le second jour^ ce symptôme avait complètement cessé. Voici la formate de M. Yigla :

Eau distillée • 250 grammes.

SoIqUod de perchlonire de fer. . 12 —

Faire prendre deux fois par jour, un peu avant le repas , une cuillerée à café.

On s'exposerait à de grands mécomptes, si on avait une entière confiance dans les nombreux moyens recommandés contre Thématurie. On s'explique l'emploi de cetle grande diversité d'agents par les nombreuses théories qu'on s'est formées de cette hérnorrhagie; aujourd'hui qu'on cherche à préciser le diagnostic par des explorations minutieuses , on n'administre plus ces agents variés, dont quelques-uns sont conservés comme adjuvants, et seulement dans des cas bien déterminés.

Ainsi les antiphlogistiques et les boissons acidulées ou astringehtes peuvent être utiles selon des indications particulières, et les sucs d'ortie, de lierre, de feuilles de pécher, le sang dragon, le bol d'Arménie, l'eau de Rabel, ontetereconnusinutiles.il en est de même du laudanum, de l'eau de fieurs d'oranger et de la liqueur d'Hoffmann.

On a également abandonné la térébenthine, la digitale, la busserôle et l'émétique indiqués par Sœmmering. Les tisanes mucilagineoses abondantes, les décoctions de saiep , de sagou, de tapioka, les laxatifs et les purgatifs salins, quand on suppose que l'hématurie est le fait de purgatifs drastiques ou d une uifluence gastrique ou hépatique (1).

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