DB LU CYSTITE AIGUE
Là cystite ou l'inflammation de la vessie a des caractères différents, selon qu'elle est idiopathique, isolée et sans complications, ou selon qu'elle est symptomatique, et qu'elle dépend d'un état général det muqueuses : ces membranes, sous Tinfluence de certaines disposi-*
(I) Chopart, Maladies des voies urinaires, 1. 1, p. 426.
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lions sont successivement atteintes, tt semblent ^Ire solidsires. TXie peut encore survenir api-èa des violi^nces direclcs, causées Miît yt accident, soit par des manœuvres cliirurnirales. Daus ck ca^ t-llr est traumalique.
Lorsquelu cystite est sans complications, ot lorsquelBRau^aa^i immédiatement sur la vessie, le développement de la mnladi<*»e^ avec régularité; c'est le cas le moins ordinaire. Lorsqur au oirtnùni il u'y s pas de cnuse direcU', luiscinc la maludit- v»l lu ouoirquencG d'un mauvais état gt^iéral , sa marche est tiV» irroguliln; c'est ce qu'on observe lo plus communément.
Il est donc important de distinguctr la cystiu- idîopaltiique de II syinplomatique, le traitement devant élri; modiBé sfton l'orgaw primitivement atteint ; mais, quelle que soit sa forme, »'tte nialjifw est toujours très grave.
La cymite idiopni/iiqite est peu commuuc, un sait peu dedioM des causes qui la produisent, et un peut considirrer comtiiriJa suppositions non justifiées les influences tiniannnl d'un tempi^ment sanguin, de l'âge mûr, des vices goutteux et rtminatique. tt la suppression d'une bêmorrhagie babituelle, etc.
La eyitite symptomaiique, qu'on observe le plus fré«]uemmaiL Gemblc élre solidaire des affeclious des organes voisins. Les bénurrholdes, les abcès de l'anus, l'urétbrile, lamétrile, les cnlcuU, dt, sont souvent la cause de son développen)enl.
[a cyslile traumalique se développe après les plates de la vessie a après les manœuvres de la lithotrilie. l.-e séjour prolongé dit corps étranger et l'injection de liiiuides irritants ont aussi sur sa production une griuide influence.
La cystite idiopathique ne se montre pas ordininrcmenl (iViiiblée; elle est {irécidée de divers états muladifs bic» étudie» \k H. Civiale. La maladie commence par un ou par plusieurs accède fipvre, et la muqueuse pulmonaire est atteinte. Les nccidents diminuent par un traitement convenable, et, pendant un certain teni[^ on voit persister un état maladie Les frissons reviennent, et le canal digestif devient le siège d'Un état morbide; les symptàms sont combattus avec ^uccès. et tout à coup l'inflammation envalvl la vessie, où elle agit avee intensité.
La cystite symplomatique suit les phases diverses des affectioni qui l'ont occasionuêo. à moins qu'une complication locale, teik qu'un calcul, un l'ongus, etc., lui donm.- mie aruité indépeoduHr de la maladie de l'oigane voisin.
La cystite traumatique varie reion l'état de la vessie ru ninment de l'accident.
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S 1**. — STviptAaics de la cystite algvë.
ê Les symptômes généraux n'ont rien de particulier ; ils se rattadient
plutôt à rinflammation de la vessie qu'à toute autre partie de l'appareil urinaire.
Les symptômes locaux prennent leur importance dans la plus ou moins grande distension de la fessie, et dans la difficulté d'eipulser l'urine. Cet organe doit lutter contre des contractions énergiques de l'appareil musculaire qui enveloppe son ouverture, en supposant qu*il n'y ait pas en outre d'obstacles matériels. On a dit que, dans cet état, il se contracte peu ! Comment expliquer ftlors la puissante projection du jet d'urine, aussitôt qu'une sonde y entre? Cette projection se maintient jusqu'aux dernières gouttes, et la sonde serrée par la vessie excite une très vive douleur. Je fiense, au contraire, que dans la première période la vessie se contracte avec violence, et c'est à ces contractions qu'il faut rapporter les inexprimables angoisses des malades.
Les besoins d'uriner sont très fréquents, impérieux, douloureux, el cuisants; il y a des ténesmes et des épreintes.
Le bas-ventre est très sensible, et la pression de cette région fMPOVoque le besoin d'uriner.
Lorsque le sujet est maigre, on sent derrière les pubis une tu- Bieor arrondie formée par la vessie; et le doigt introduit dans le rectum occasionne des épreintes insupportables. Il y a de la fièvre, de la soif, de l'agitatidn et de l'insomnie.
Lorsque la maladie devient plus grave, l'hypogastre est très douloureux à la pression, la tumeur dure et arrondie s'élève audessus des pubis, lesdiflicuUésd'uriner augmentent avec le ténesme, el les quelques gouttes d'urine noires et fétides qui s'échappent produisent de cruelles douleurs.
' L'urine, toujours en petite quantité, est quelquefois claire au début; elle devient bientôt sanguinolente et, dans quelques cas, le 'MDg sort sans mélange d'urine. Lorsqu'elle contient des mu- ^cosités, elles sont ténues, visqueuses, rougeàtres, et elles ne forment ' fÊS des couches épaisses comme dans le catarrhe. La maladie tendant à devenir chronique, on V( it se produire toutes les formes des 'dépôts épais et fétides.
' Enfin quand l'inflammation se propage aux uretères et aux reins, 'les malades ont un hoquet persistant, des vomissements, et quand on n'arrête pas la propagation des symptômes dès leur début, ils ' s^ftggravent avec une extrême rapidité.