UAUUIS8 DE I.A PROSTATE KT DE LA VBSSII
La présence d'un corps ùtranger, d'uo calcul, esl une gn»» complicalion de la cyslUe ; les conlraclions de la vessie soni plu; douloureuses, et c'est dans d'horrUiles angoisses que If niil*b succombe.
Une vessie naturellement petite peut ne pas l'omier tuic tututa: au-dessus des pubis, et cependant on voit tous les symptâms de li rétention. Il est donc important de s'assurer de i'état de la v^eù aGn de donner une issue a l'urine. Si l'on y parvient dé& le ûAa. les symptômes ont beaucoup moins de gravité, parce que les »cadents de la cystite ne sont pas compliques de ceux de la rt-Uittiiis
Les mouvements cunvulsil's et le délire sont génénlcniFiit iv lents sur les sujets irritables et sanguins ; étiez les lymp)iatii)ufi, b contraire, l'affaissement qui survient ordinairement vers la semsi période de la maladie, les atteint dès sou début. Il se prwli congestions vers le cerveau et le poumon, tandis que les accidei locaux paraissent avoir peu d'iniporlaucc ; la vessie reste inollt i la tumeur qu'elle forme, quoique volumineuse, est sans riMïUts^
L'intlammation peut ne pas dépasser Iccol de la vessie Uiioi<]u<( en ait dit, et particulièrement Suemmcriug, les moyens de nt» naître cette localisation de la malailie sont des plus tDcvruiiiv U^ lemanda écrit que la sonde introduite dans la vessie pruduild'' douleur seulement eu passant dans le col, et que son eiiren* promenée sur la surface du viscère est peu sensible. Les cbirurpo) qui ont pratiqué le calliéiérisme dans cette situation bien qu'aussitdt que la soude entre dans la vessie, le malade épns* de très vives douleurs, qu'elles persistent pendbut toute la itutai catliétérisme, mémo lorsque la sondo est immubile et que le clunr {;ien est dans Timpossibilité absolue de reconnaître si la duti^ est produite par le contact du bec de l'instrument sur la panx vessie ou par le rrottemenl de la sonde sur le col de l'organe.
L'examen par le rectum, larétentiun d'urine, les duuteUrsqD(i> délerinine, la tumeur l'ormée par la vessie ne peuvent po: j^ sûrement que le catliétérisme faire connaître si la cystite esl (kp tielleou si elle est générale, si l'inflammation occupe le col. let* fond ou le corps de l'organe,
Il semble que la maladie débute par le trigone et par le col. qu'explique la grande sensibilité normale de ces parties.
>i II. — Tcrminaliioo de la rjalilc alsnf.
La cystite peut so terminer :
1° Par résolution. Les symptômes s'affaiblissent, les urines iiC'
Dl LA CTSTITK AlGDK. 497
roenoent à couler, et la tumeur pubienne s'amollit ; cependant les besoins d'uriner sont fréquents pendant longtemps. ,
2* Par suppuration, fces urines deviennent blanches, et elles sont fétides. Si le pus est formé sur la surface muqueuse de la vessie, il sort avec les urines. Si, au contraire, il est sécrélé dans Tépaisseur des parois, il forme des abcès qui s'ouvrent, soit en dedans, soit en dehors de l'organe.
Z"" Par ulcération. Ce mode de terminaison peut produire des hémorrhagies et des perforations de la vessie. L'urine s'infiitre alors dans l'abdomen.
k* Par gangrène, après une inflammation très violente. Si le sujet Tit jusqu'à la chute des eschares, la perforation qui en est la conséquence amène promptement la mort. La gangrène peut aussi être l'effet d'une rétention d'urine (1 ) ; et Chopart en a cité un exemple résultant d'une rétroversion de l'utérus distendu par la gestation. La gangrène de la vessie peut dépendre aussi du sphacèle des organes voisins, et elle peut atteindre toutes les parties de l'organe.
6* Enfin elle se termine par la cystite chronique ou le catarriie Tésîcal.
Les altérations subies par la vessie dépendent de la durée et de rintensité de l'inflammation ; le plus ordinairement on a trouvé un épaississement des parois (2)«3t une dilatation des veines. Les parois contiennent du pus dans quelques circonstances; il s'y est amassé sous forme de traînées ou aggloméré en abcès. Ces collections purulentes s'ouvrent tantôt en dehors de la vessie, le pus s'épanche alors dans le bassin, ou tantôt dans la vessie, et ces ouvertures donnent parfois du sang provenant de l'ulcération de quelque Tcine vésicale.
L'inflammation de la vessie laisse souvent des ulcérations qui occasionnent des hémorrhagies; et lorsqu'elle a été très vive, on voit des plaques gangreneuses entourées de tissus fortement phlogosés. En se détachant, ces plaques gangrenées laissent des ulcérations favorisant des épanchements d urine.
On a observé également des lambeaux pseudo-membraneux qui ont fait croire à tort à l'exfoliation de la membrane muqueuse.
Les parois de la vessie sont aussi atrophiées; dans ce cas, elles sont pftles, amincies et sans consistance.
(1) BuUeiwsdela Société anatomique, Paris, 1839, p. 68. (3) Becquerel, Séméiotiqu^ des urines, 18i4, p. 424.
^9lt UjlLtDlES DB U pniHTlTE RT D« LA TESS».
Lajjiiim>tiicf»i ilaiilatil plus^iMVe, que celte iiinaiDmiliontflt plus iuii^tiMip- ^ruo:ili)u d'uim allecliùii ctirt.>iii(]ut.-. L» cjMrle prtr iJuim pai' lies càHMi iliiecieâ, lraumaiii|ues. ii'tui g^iurrakiiiciit pu NBiit t^pitir lie guêrisoa si oa a eu le mjîii de vidtir la ve^ic iln If
La Btagiiaiioii tit la rétention d'urine anlérieuix-s sunl dvtàriitata complicaiiuiis; maià ce qui aggrave surtout cet étal, c-'t-si la fit- #Vlice (l'uuv pierre ou d'uu corps iilrun{^r dans l'ur^niie.
i IW. — Traitement d» In cjailir alBa4>.
L'iuiiicalion la plus pressante est Je bousiraiie ia vi-tue iiu ^orls qu'ullv doit lairtf puur eipuluir l'uriuv; le Tt^leiiUwt ta ti C«U99 principale tice ucciiJutils qui coriipliqucnl la cystJUf; lecaitirléri&iueeât di^uck moyeu qui liuit 6li-« ciupluyo ilts lu lUO^ut. Il faut lo laire avec uuu graiiJu Imileur, priticiputuiucnl hirsquik sonde a Irauclii lu purtiuit muni brun euse. Ce nioineiit du l'affai- Uua est Uiujciiiis eMi*ôaieintintduuiiJurcus,el les luustde* coiitfNCia upprineut suuveol un obtucle leiupornire a l'entrée de la i>uudu dwa
Uumque la douleur soit vive, il est prudent de répéter le caliifttrieme dèn que la luineur vésicale parsil au-deîsus du pubi», [iluft
que lit: lui&st.-r une sutide a deniture. La préâeiice de ce cuqit étianijer dil'licileint:iit sappurlê entretit^ul ou aggravuriullaniuistiui
Il l'uut Jiiisser soi'lir l'urinu leult^uieiil, alin quti la ve;iKie uc x coutriiclt.' pus brusquement; et au murueut ou elle \a amxtit couler, il liiul ranjeuer duucenienl \v bec de la sonde dan» le cal véâical; on évite ainsi le cuniact des parois du l'ùrgaue loujuUH douloureux. Ënliii la suude doit èlto enlevée avec de& précautiub égales k celles observl'e^ pour son introduction.
Lorsque les syiiipli^tnes oni perdu leur intensité, laulOt l'uriDc repi'end sou cours plus ou moins rupideiueni ; lantât, au contraire, le jet reste petit, san» projection, et les besoins d'urniei treâ rappiuches ne peuvent élre satisfaits ipi'avec de grands etfurts.
Les antiplilogistique.s doivent éire eniplujes au début et'coutiuués peiidiint la période aiguë- Ou les suspeinl dès que les syaptômes généraux sont amoiiidris, et lorsque It»' acciileiits locaui. ayant perdu leur acuité, periueltent 1 appbcalion de mojena direct»
La saignée ^éniTule répétée, les uppiicatiuna de sangsues a i'auui et a lépimistre devront élre niddiliees et propurtioniiees ii la cou- ^litutiuii du sujet, à 1 importance de la phlegiussie et à rinlensité de ses dl'ets ^êuérauK. Ctiopart u donné le conseil d'ouvrir la vciue
bË La CtStlTE dA!m!AftIDIC!fNË. 499
dorsale de la Terge, afin d'agir plus directement sur le siège du mal On placera le malade au bain, et il y restera longtemps; on donnera des lavements émollients, et on fera des fumigations narcotiques.
L*opium, quoique défendu par Hoffmann, est utile. Sœmmering el Brachet (1) l'ont employé avec succès.
Le n^gime doit être très sévère; et quoiqu'on ait recommandé de donner peu de boissons, nous pensons que le malade doit boire des liquides adoucissants, tant qu'il y a tolérance de l'estomac Malheareusement les nausées s'opposent quelquefois à ce qu'il boive SQfBsamment ; il faut alors donner de petits lavements et placer des morceaux de glace dans la bouche.
. S'il y a un corps étranger ou un calcul dans la vessie, on ne doit pis en faire Textraction, par quelque méthode que ce soit, avant que d'avoir amélioré l'état du malade.
ARTICLE IL
Dl LA CTSTrrS CANTHARIDUSNNB.
Comme le nom l'indique, la cystite cantharidienne est rinfiammation de la vessie produite par la poudre de cantharide, introduite daus l'estomac ou placée sur la peau pour en produire la Tésication.
Anaiomie pathologique. — Une occasion fort rare s'est offerte à Vidal d'examiner une vessie après une cystite cantharidienne. Cet organe avait conservé l'empreinte d'une très vive intlammation : la muqueuse était rouge, tuméûée comme la surface dénudée d'un vésicatoire.
11 y avait des fausses membranes, épaisses de 1 à 2 millimètres, et longues de 2 à 6 centimètres, à bords irréguliers et frangés. Les lambeaux détachés étaient réunis en pelotons ou en rouleaux; un voyait les petits sans consistance, grisâtres et couverts de stries sanguioes; les grands solides, fibreux, élastiques et semblables à la couenne d'un caillot sanguin, duu blanc mat d'un côté et de l'autre
rosés.
Dans quelques cas, Turine a déposé de l'albumine Causes. — La poudre de canthai Ule, prise à l'inténeur ou placée
sur la peau, a sur la vessie de cdrtains sujets une inlliience telle,
<iu'il en résulte les plus graves accidents. La susceptibilité de quel*
ques malades est si étrange, qu'on voit cesser l'action des cantha-
(1) Bracliet, 00 Remploi de l'opium dans lesphlegmasies^ f 828, p. 29.
500 Maladies de la i'hostatg et de la vessie.
rides, après avuir été très énergique, et se majiirester rie Doutcau
dans un temps plus ou moins rapproché.
L'intensité de rinflammation n'esl pas toujours en ra^^iort im l'étendue de la surfïice dénudée, et le lieu où \e vésicaloire t àé placé est sans action sur son développement.
Symptômes. — Quelques heures après l'applicatit»! d'un vénatoire, ou plulût lorsque la poudre de cantharide a été prise à l'iatérieur, apparaissent les premiers symptAmes. Il y a de fréqaenli besoins d'uriner, douleur au méat urinuire et épreîiiles au col de b vessie en expulsant les dernières gouttes «l'urine, qui contiemieil de petites masses molles formées par des pseudo-membranes, Lt pouls est calme, il n'y a pas de lièvre.
D'autres malades sont atteints plus fortement.
Les besoins d'uriner, très rapprochés, sont impériaux ; la <1mleur au méat urinaire est très viye, ainsi que les épreiutes dau b périnée. L'urine sort en très petite quantité, et par gouttes.
La douleur du méat urinaire cesse dès que la veasie est vidée,» elle renaît aussilôl que quelques gouttes d'urine sont verséei. 1a fausses membranes qui sortent avec l'urine sont quelquefois ag^ mérées de manière à former un volume trop considérable pour Inverser l'urèthre. Elles agissent alors comme les corps étraqn arrêtés dans ce canal, et elles provoquent de la fièvre et une grufc agitation. Après un temps plus ou moins long, ces masses ippraissent au méat urinaire, d'où il est facile de les retirer aveeds pinces.
Après deux ou trois heures, les accidents diminuent, et ordii» rement en dix ou douze heures la crise est tenninée.
Le diagnostic ne peut pas être liouteux lorsqu'on sait qu'un n» catuire a été placé. Certains malades ayant pris à l'inlérieur k poudre de cantharide peuvent s'obstiner à ne pas en laire rimi. et jeter par ce refus de l'incertitude dans l'esprit du médecin. Lhr> maturie est la seule maladie avec laquelle la confusion soitpossik Mais une étude plus attentive des symptômes reclilieraii bienO l'erreur. D'ailleurs, il est très rare de voir l'hématurie ctssersw la promptitude qu'on observe dans la cystite cantharidienoe.
Le pronostic n'est pas grave, à moins de circonstances parlioliëres, oii l'action des cantliarides viendrait augmenter la inihft pour laquelle le vésicatoire a élé nppliqué.
Trailement. — Contrairement à ce qui est cru génénlemeri, M. Morel-Lavallée (1) a prouvé que le mmphre est sans aciion |Wr
(1) L'Ejp^rimct, IRU, n' 3fiS.
DE LA CTSTin OUIONIQUI. 501
prévenir l'influenoe des cantharides sur la vessie. €e chirurgien a Yu des malades chez lesquels les vésicatoires non camphrés n'avaient pas impressionné la vessie, tandis que d'autres, dont les vésicatoires avaient été camphrés, ont souffert des accidents de la cystite.
On a donné le conseil de placer entre la peau et le vésicatoire un papier huilé. La pratique n'a pas encore suffisamment jugé la valeur de ce moven.
Aussitôt qu'on voit apparaître les accidents, on doit enlever l'emplâtre et les parcelles de poudre adhérentes à la peau ; on doit faire prendre d'abondantes boissons délayantes, p'acer un cataplasme sur le bas-ventre et donner un quart de lavement opiacé. On doit surtout s'abstenir de toute mand^uvre dans les voies urinaires, même pour porter des injections dans la vessie. L'introduction d'une sonde augmentera toujours l'irritation des organes.
ARTICLE IIL
DE LA CYSTrrS CHRONIQUE DO CATARRHE VisiCAL.
lié catarrhe de la vessie est une affection qu'on observe souvent dans la vieillesse, bien que Hoffmann ait dit qu'elle était extrêmement rare à cet âge. Conséquence presque forcée de plusieurs altérations des voies urinaires, elle est rarement grave par elle-même, et elle disparait en général avec facilité lorsqu'on a détruit les causes qui l'ont produit.
Beaucoup de médecins, dominés par les idées de Desault, de Chopart, de Boyer, etc., croient encore à l'incurabilité du catarrhe; et ce dernier dit : « C'est une maladie fort longue; chez quelques individus, elle ne cesse qu'avec la vie. » Cependant, grâce aux explorations si précises qu'on fait aujourd'hui, le nombre des malades qu'on guérit devient plus considérable, la perfection des instmments, l'habitude qu'on a acquise à les manier, font reconnaître des lésions produisant le catarrhe, méconnues jusqu'à ce jour, et en pn^nce de ces faits il est permis de se demander si le catarrhe de la vessie essentiel existe réellement, et s'il n'est pas toujours l'effet d'une lésion matérielle, siégeant dans un ou plusieurs points des voies urinaires, et qui a échappé aux explorations des chirurgiens.
On doit reconnaître que l'on appelle souvent, dans la pratique, taiùrrhe de la vessie^ toute sécrétion glaireuse qui trouble la transparence des urines, et altère leur odeur et leur couleur. C'est qu'en effet c'est là le signe le plus apparent de la maladie, et c'est aussi
jOS HALkniE» PB t.4 riOSTlTIl BT UK LA TKSSIt.
celui qui induit-le plus en irrruur, rurin*- pouvant être liourbeiM. blanciiftlre el Kli le. j*Hiig n»"û y nît catarrhe v.^ical.
C'tfSl ^U»ic (-(Ile «liffùrotice qu'il impoiU- de bion Àlatrlir. afin dr il« jMft utlribuer au calaiTlie de U Mstsie ce qui est U ciiDsm]Dmn do causes qui lut sont tout il fait étrangères.
Dans l« iliikut de In mabilie. les chanpRments que «ubil l'um «ont iliiriciles à apprécier ; mais il e«l in-cc^sajre dp pr«idrepov tvpe lit couleur ilc l'urine dans l'état de tikulé. et de savoir que o'oi eii blanc qu'elle se colore dnas 1« (^terrlie Têsical.
Oa L'oruprend que c«llc ex|)ressioii li'urùwt éianeheê n'iadiqa rien d'absolu : orlli- culuratien nst plus ou motn& ^riae, plu m flootnii juuue; mais 11 sulîit d'indiquer I» culorulioa blanchiire [w diatin^uer ces urines de celles (|ui «tut «eiitement char|;éca de !«•• eus, elcï. Ces diiférentes sltérulioDB. rapportées à tort >o Mlar^ de la vessie, proviennent presque toujours soil des reins, M>ilda matières produites par Jeji diflerentes parties de l'appareil urimin. mtiis auxf|4]Llles le catanlte eït tout a fait étranger.
La si^rélinn des mucosili^s cHiarrliHlcj^e^l. dans certains cas, compliqua^! d'uue eximialion senguine qui se mêle à ces mueosilo. t eu résulte ulors une urine ^paisie. bourbeuse, plus ou moins m» MUre cl trèa lélide. Celte o<leur r»l <]ueh)nefois si infecle, qo'in k peut la Supporter; elle coïncide le plus souvent ave<c une compft cnLiiin du calarrlie. ou elle dépend de cuoses qu'il est parloir tiw dilVicile (le l>icri reconnu lire.
Li iKTitide la lnins|)Hrenccdcs urines est le carartt>re géDéral qa fiiil rriiire ii l'existence du cnliirrlie vésical. Maïs il ap|.iani«ii au>si i d'aulres uD'eclions des voius urinaires ; le praticien doit il«ft npi'nrier Kins nessoinsA dégafserrequiest réellement le proluUdi ciKiirrhe de ce qui lui ressenilile. I,is ilépOls doivent éire examina avec. .'ioln. r.eux qui sont dus à des causes Tnaténelles , ';e«»eel <!• se prtMluirc. piir e^teniple, liirsqu'uu a enlevé la pierre ou le rvrp l'IninpT qui y avait donné lien . tandis que ceux résultant île 1> di'noinp:Mition ammiuiiacale du pus ne disparaissent pas, sans H tniilemeni sptrial,
M. Civiale a observe des laits où lalbuminurie tx>rapliquaa It ratarrlie: b maliére ttlburnineuse se runvertîssait en flocons jaaoltrei et se durrissait au puint de ne pouvoir élie expulsée qu'aw dillii-ulté.
La membrane mu'pieuse qui tapisse l'appareil urinaire secrttr des mucDsiiés ryiii se mêlent a l'urine : psa abiiitdflntes dans \'«U de ''inté, elk^ augmentent beaucoup lorsque celte muqueuse tS niialade. et cette au^noentation est ea raison du degré de la plili^
ME LA CTSTin CH10N1QUI. 50$
masie de cette membrane. Il y a alors un nuage jaunâtre dans l'u* rine, ou en se refroidissant, ce liquide abandonne ces sécrétioflà sous forme de dépôts qui varient beaucoup.
Elles sont peu solides et très difiluentes, ou elles forment dm flocons et des masses qui adhèrent fortement aux pnfois du yaèe; leur consistance est parfois si considérable, que les malades ne lés rendent qu'avec peine et avec de très vives douleurs. La couleur de ces agglomérations muqueuses est aussi très variable : elles sont grisâtres, jaunâtres, noirâtres et parfois parsemées de stries de sang.
Si les noirâtres indiquent la présence d*une exhalation sanguine, les grisâtres révèlent un degré avancé de la maladie. Alorsy comnie le fait remarquer M. Civiale (1), on est exposé à confondre certains Catarrhes anciens avec les suppurations du rein ou de toute autre partie de l'appareil urinaire. les sensations qu'éprouvent les malades lorsqu'ils rendent ces mucosités n'ont rien de constant; tant^Vt elles sont à peine appréciables , et alors elles apparaissent lorsque l'urine se refroidit, tantôt au contraire elles produisent une douleur très vire, semblable à une brûlure, et on les voit sortir de Turèthre loos forme de flocons ou de filaments visqueux, denses et gluant». A mesure que la maladie s*agî2;rave, elles deviennent fétides et repoussantes, mais bien distinctes de cette odeur ammoniacale que les urines ont quelquefois dans des affections anciennes.
Ces dép/^ts changent d'aspect avec les degrés de gravité de la maladie: ainsi ils peuvent être moins consistants, plus divisés, et former des grumeaux qui se mêlent à l'urine quand on l'agite, et ils se déposent au fond du vase et n'y adhèrent point. Mais ce qui fait distinguer ces masses grumeleuses du pus, c'est que l'urine qui les contient est acide, tandis que celle qui porte du pus est alcaline.
M. Mercier admet quatre formes de sécrétions, qui sont des indications utiles pour le traitement.
!• La sécrétion muqueuse est visible seulement lorsque l'urine est refroidie, un nuage reste en suspension , et après vingt-quatre ou crante-huit heures il est parsemé de petits points rouges qui sont de l'acide urique (2). Dans cet état l'urine est limpide en sortant.
2^ La sécrétion pnriforme trouble l'urine dès sa sortie ; et le nuage ^is contient des flocons qui se précipitent en quelques heures; souvent on voit encore des points rouges d'acide urique.
S* La sécrétion purulente, qui appartient plus particulièrement à
(f) GhiAle, toc. cff., t. !n,p. 373.
(2) Mercier, Recherches sur le traitement des malcuiies des voies urinaires, P-284.
ùOU -MALADIES DE LÀ rnOsTtTE KT DK L* VKâ&U.
ladésnrj^iiisarion (les reins, etallère In couleur de l'urine: elle soit blanchâtre, et si on la place entre l'œil et la lunatère, nn j roit Hotler une foule de pcliles luirliciiles blanches se préciptMnt Ten le fond du vase. I.e dépôt esl blanc et cnmpact; les parijculei qni le fiirmenl n'adhèrent pas cntreelles. el il ne>e dissout pas |MirIi chaleur; l'urine neulre conserve quelquefois un faible df^réd'icidilé.
A" La sécrétion glaireuse dénote un état avancé de la maladie Dp'}k unedécomposilion animoniacales'est opérée dans lesorgano, eton y voit des slries de sang. Le microscope y montre des criitm phosph H tiques.
Lieutaud a donné les moyens de ne pas confondre cette sécittaa avec le pus. Ce dernier se délaye très l'acilement dans l'eau chioik et son odeur est très désagréable lorsiju'on le jette sur des cliarix» ardents. Au contraire, le mucus ne se délaye pas, il forme desllocons et son odeur n'est pas plus désagréable que celle de l'alboim soumise à la même action (1).
M. Civiale conseille, pour distinguer le pus du mucus', del'aposer à la flamme d'une bougie : le pus brûle, tandis que lemncu charhonne ; on peut aussi reconnallre l'un et l'autre en décaoUi! l'urine; on verse ensuite de l'eau froide, qui soulève ledépiMni»queux par petites masses, par grumeaux et tîlaments qui nageât* resleni intacts dans le liquide ; le dépôt purulent, au conlrain* mêle à l'eau, la colore en blanc jaunâtre, et lui rend l'asped^ l'urine avait à sa sortie de l'ui-èthre.
L'urine, en se refroidissant, abandonne le pus, qui retombe u fond du vase, et n'y adhère pas comme le font les mucosités.
Les malades souffrent moins en rendant du pus avec les uhk qu'eu expulsant des mucositési mais la santé est plus profondâiiA altêrét) : car la présence du pus est presque toujours la pran d'une lésion organique, soit de Tappureil urinaire, soit d'un oi^ voisin.
Chopart a observé que les malades qui rendent du mucus wt tement , maigrissent, mais ils n'ont ni lièvre nocturne, ni friv* irréguliers, et ils ne tombent pas dans le marasme comme n» qui sécrètent du pus.
Ou voit, dans certains cas de catarrhe de la vessie, leswDilB d'argent se colorer en brun ou en noir, lorsqu'elles sont en tmtact avec l'urine fétide et purulente ; bien que ce fait indique K* jours un degréavancédolamaladie, il n'est pas, ainsi qu'on lecp<
Larb«iid, RfMrches >ar te calanhe de la vetsie, ISl!!. p. 36.
M Lk CTSTITI CflROHlQOI. 505
géDéralement* l'indice d*un mal sans remède. M. Civiale dit aToIr observé cette coloration des sondes chez des sujets dont l'état avait peu de gravité. Lorsqu'il est ancien, le catarrhe est souvent accompagné de fièvre, et les dépôts sont modifiés par l'intensité des accès.
On peut reconnaître si les mucosités viennent de Turèthre ou de la vessie, mais il est très difficile de savoir si elles viennent des uretères ou des reins.
Les mucosités de l'urètlire ont la forme de filaments, de flocons qui nagent dans l'urine, tandis que celles qui viennent de la vessie sont gluantes et se précipitent au fond du vase; et elles s'y attachent souvent avec force.
Lorsqu'on manque de quelques indications particulières sur le point de départ et sur la marche de la maladie, on esi sans guide pour savoir si les sécrétions viennent des uretères et des reins.
M. Rayer dit bien que dans la cystite chronique le pus est glaireux; mais il ajoute qu'il peut ne pas l'être, et qu'il a trouvé une matière glaireuse dans les bassinets. Il est donc à peu près impossible d'être renseigné sur ce point. M. Mercier dit avoir réussi à établir un diagnostic précis , en introduisant une sonde élastique dans la vessie, et en lavant bien cet organe à l'aide de plusieurs injections. La sonde est laissée en place jusqu'à ce qu'on ait recueilli une certaine quantité d'urine arrivant directement des uretères. Si cette urine est plus normale que celle rendue habituellement, et surtout si elle est acide, tandis que l'autre est alcaline, on est fondé k croire que l'altération se fait dans la vessie.
C'est la membrane muqueuse de la vessie qui est le siège principal des lésions : on la voit livide, ramollie et boursouflée ; les vaisseaux sont si développés, qu'on a dit que la membrane interne de cet organe devenait variqueuse (1). Lorsque le catarrhe date de peu de temps, si le malade succombe à un accident ou à une autre maladie, on voit les altérations de la muqueuse circonscrites et peu étendues; il y a des plaques isolées, irrégulières, et plus colorées au centre qu'à la circonférence.
La couleur, l'étendue et le nombre des taches varient beaucoup ; mais lorsque le catarrhe est avancé, toute la surface interne de la vessie est atteinte. H. Civiale (2) y a rencontré plusieurs fois une éruption étendue de vésicules ou plilyctènes.
rt) Soeminering, Traité des maladies de fa t-essie, p. V.*. (2) CÎTiale, toc. cit., i. IM, p. 30r».
HnSTtTS KT DK LA nSSIE.
La Tacc ititernEdc la vessie est aussi tapi&sêepor uiie couche |nii très adhérente à la membrane inii()iieu»e , et souvent li** i^fn't>je, surtout prèf du col. EHf) donne k la vessie l'asfiect <\ae cet otfuu préscu te après une lutigue mao^ralion. Owe'*]"»-''**'*'"'^'*'' '"i'^'* ulcérations qui varient pur l& nombre et Vi>tenc)ue ; mais elln Muit superficielles et elles existent aux dépens d« la mmjueuse sei^oment. M. Mercier dit (|(ii.> la miii]iieii»M?est alors épai&stv, et lamuicalaire coiilrHclée. La muqueuse l'orme de» élévalions noirain* 'pii ont été prises pour des poljpes- Queliju^'oU une coucha griWiDi les rucouvre, etello a été confondue avec la gangrène, parce qucai se déinchant elle laisse des ulcérations. Celte conclie est de la nutière phosphalique adhérente.
Les ulcérations profondes snnt ordinairement produites p«f dm inflammation prolongée. Non seulement la membrane (nuquMU< est ulcérée, mais la couche musculensea subi aussi I iiillueured»sorgauisatrice, et c'est alors qu'on a constaté des pcrforatiu»)^ ikit vessie (1] qui donnent lieu a des épancbements d'urine nmenari rupidenieat la mort, ou laisaïuit des lietules nrinatre».
Les parois vésîcales atteignent quelquefois une ppaissf ur âme dérable(2}:onii vu la vessie, sujisconUinir d'urine, furmer n l'tifp» gSBtre une tumeur considérable (9).
De fréquentes altérations des rfins sont aussi la conséquenctdl catarrhe vésical, et les désorg;inisiilions de ces organes wniplw souvent cause de la mort que le catarrhe lui-même.
^ II. — Canaea de ■■ c^MUr cbroitliiap.
Les véritables causes dit catarrhe de la vessie ne sont pas sinonv breuses qu'on le croit, .\vanl le perrectionnement des explorJli'mdes voies urinaires, conséquence delà litholritie. on ne pouvait fi' reconnaître les différentes alti'Mtions, peu apparentes, qui prodoisent néanmoins des elîets considérables. Ayant donc méconnu »s diverses lésions, et voulant néanmoins trouver les couses de la miladie.on l'aallribnéeâdes chanjîements subits de température .à des suppressions bnisque-i de tr.inspiratimi habituelle, h la répercussion de la Routte, du rhumatisme et des affeclinns psoriques.
Les explorations ont prouvé que le catarrhe est spulemeni un des symptiîmes d'anciennes contractions du col de la vesâe, de la diminution de sa contractililé, qui amène la stagnation df
i I ) Builelins de la Sn.-iélé analomiqve. 1 850. p. 370.
(3 ttulletinsde ta Société amlomique, IBSO, p. 339; 1845, p.' 132.
(3) Civiâle, ioe. eU., t. IH. p. *0t.
DK LA CTSTITt 6AR0NIQDR. 507
l'urina; de la présence de calcals ou de corps étrangers, de fongus. de cellules vésicales, de rétrécissements de l'urètbre, ou de rhjrpertrophie de la prostate, produisant la rétention d'urine.
Certains médicaments qui agissent directement sur les voies urinaires peuvent aussi être cause d'un catarrhe, succédant à l'inflammation qu'ils ont produite.
Assurément, il est quelques sujets chez lesquels on n'a pas reooonu les causes du catarrhe vésical, mais je pense que l'ignorance où on est reaté dans ce cas , tient à ce que nos moyens d'exploration, quelque délicats qu'ils soient, ne sont pas encore complets, et qu'à tort on a attribué cette affection à des causes générales dont le nombre diminue tous les jours par suite de nos progrès dans liracbercbe des lésions des organes.
i m. — Sympiôiiies éé la eysf ICe ehroal^BC.
Plusieurs symptômes du catarrhe véaical, appartiennent aussi à d'autres maladies des voies urinaires; cependant il en est un qui lai est particulier; c'est la sensation produite par le séjoor prolongé de Oocons muqueux, soit dans le col de la vessie, soit dansl'arèthre. Les malades ressentent une cuisson douloureuse et fatiguante, non observée dans les autres maladies.
Ils se plaignent aussi de douleurs aux pubis, aux jambes, aux pieds, aux lombes. M. Civiale pense qu'elles se rattachent plus particulièrement aux dit'ticultés d'uriner que la maladie elle-même. Les besoins sont fréquents et ils ne sont jamais complètement satisfaits. Après de longs efforts, l'urèthre livre passage à une masse glaireuse suivie d'un jet d'urine, qui quelquefois sort involontairement. Lorsqu'elle contient du sang, l'urine est épaisse, brunâtre et sans transparence, et son odeur est d'une extrême fétidità
Le catarrhe ancien est souvent accompagné de fièvre, et généralement il suit une marche continue.
Dans certains cas, on voit des masses considérables de mucosités, «Bs que l'état général en soit fortement altéré; d'autres fois les ferees s épntsent, et le sujet tombe dans le marasme. Néanmoins, on aettédea faits d'une guérison rapide, soit spontanément, soit après VD traitement qui avait fait passer l'état chronique à l'état aigu.
M. Ferrus (t) dit qu'il peut se terminer par gangrène, sous l'infiiMeed'uii état pléthorique, par Tintensité de Tinflammation , et par son développement pendant de très fortes chaleurs.
t) Oic(iofifkMr0 dé médêdme m 30 vol., t. IX, p. 57i.
508 UALADIES UK Lk PROSIiTI El DR LA VCSSIE.
Bevqutirel (1) décril la composition de i'urÎQe cbtz la sujels atteints de catarrhe vésical. a Lorsque le mucus, dîl-il, est louche , semi-opaque , le microscope y Tait découvrir des globul» niiiqueux ou purulents; l'urine est beaucoup plus visqueux qm l'ordioaire; cela est dû à la réHclkui du sous-carbonate d'amiooiiiaque sur le mucus ou sur le pus, il en résulte une espèoede savon qui donne ii l'urine sun nouveau caractère.
» La transparence de l'urine est encore fréquemment irouUtt par les précipités qui constituent les sédiments des urines alcalines c'est-à-dire, phosphate de chaux, sous-carbonate de cbaui et de magnésie, phosphate ammoniaco-mugnésien.
» Dans de telles urines, le plus souvent louches, sales, dnmopaques, on trouve une petite quantité d'albumine, mais ceha'ol pas constant. »
L'albumine est souvent le résidu d'un peu de sang, dont li matière colorante a été délayée et entraînée par l'urine. 11 j i alors moins de gravité que quand l'albuminurie est le résolu d'un trouble dans les sécrétions.
' L'éther y démontre une augmentation de la matière gras.<«. 1) L'urée est notablement diminuée, c'est de sa conversiosa sous-carbonate d'ammoniaque que résultent l'alcalinité de l'annc et ses altérations secondaires.
» Du reste, dans le catarrhe vésical l'urine tient toujoan a dissolution une certaine quantité de snus-carbonate d'ammoDiicpx. qui provient de la décomposition de l'urée; on le prouve en nrsantun acide un peu énergique; il en résulte une vive efferveâceoci et dégagement d'acide carbonique. »
Abandonné à lui-même, il se termine par la mort. Lorsqot li maladie prend un caractère de gravité, les urines deviennent pla claires, et la quantité de mucosités diminue.
Ç IVi — Diagnostic de Ik cjallte chroalqae.
uoH
Le diagnostic du catarrhe do lu vessie est facile à étal y avait du doute dans la nature des dépôts, si on hésitait à guer les mucosités puriformes des mucosités purulentes, on vue recours aux moyens que nous avons indiqués plus haut. On t& cependant qu'on l'a confondu avec les pertes séminales.
Larbaud (2) fait observer que jamais des médecins oe coouno-
(I] Becquerrl. Séméioiigue des unîtes, 18it, p. 431, «t IVwM il cÉJM pathologique, 18j*, |i. 37S.
2] Lirbaud, Brcherchct lut le calaryhc ëe la ««Mf, f. 3&.
Dl U CTSTlTl CBBONlQDt. 509
troDt cette erreur ; et que si Gtiopart s*est déterminé à faire des expériences pour prouver combien la sécrétion catarrhale diffère da sperme, ce fut pour dissiper les craintes d'un malade.
Il est quelquefois difficile de reconnaître les complications qui aggravent le catarrhe, tels que desfongus, ou de préciser les causes qui l'ont produit, telles que des calculs, des tumeurs prostatiques, etc. Ainsi que je l'ai dit déjà, on atteint ce but par des explorations répétées.
S V. -> Tnili««Mii« ém la mjmêiim dirMil^s^.
Lorsque l'état du malade le permet, on doit chercher à faire dis^ paraître , le plus tôt possible, la cause qui entretient le catarrhe. Cependant, il y a des circonstances, telles qu'on ne pourrait, sans danger, commencer le traitement en attaquant la cause. Si une pierre a produit le catarrhe vésical, déjà ancien, il serait imprudent d'enlever la pierre tout de suite, par quelque opération que ce soit, avant d'avoir amélioré l'état de la vessie. Si l'hypertrophie de la prostate a produit une rétention d'urine, compliquée de catarrhe et d'une vive inflammation, on doit d'abord atténuer les effets de la complication avant de faire une opération qui atteint la cause ; en un mot, on est souvent dans la nécessité de s'occuper tout de suite de l'efiEst, et de laisser momentanément la cause.
Cependant, il est une règle dont on ne peut pas se départir sans danger ; c'est de ne pas laisser les malades s'épuiser en violents et inutiles efibrts pour rendre un petit nombre de gouttes d'urine. Quelque douloureux que puisse être le calhétérisme, il sera toujours moins pénible que 1^ angoisses de la rétention ; et l'opérateur doit l'exécuter le plus tôt possible: l'indication la plus pressante, c'est donc d'empêcher l'accumulation de l'urine dans la vessie.
L'urine étant évacuée^ sans pression sur l'abdomen, on fait quelques injections d'eau tiède, ou mucilagineuse, qui entraînent les mucosités restant dans la vessie. Ces cathétérismes et ces injections seront répétés trois ou quatre fois chaque jour.
Si cette période du catarrhe compliqué de rétention a développé un état phle^masique quelques heures après le premier cathété* riskne, on fera une saignée si le sujet est robuste, et on appliquera des sangsues dans le cas contraire. Je n'ai pas recours aux évacuations sanguines immédiatement après le premier cathéléri«ne, j'ai vu souvent les malades s'endormir, après qu'on a ftit œaier '• «^ tention, et un grand calme succéder à ce sommeil : h alors inutile.
$10 MÀLAt>lES M 1.1 PHOSTaTB ET DE L* VBSsII.
Les révulsifs ne m'ont pas semblé être d'uiiG utilité immédiate, tandis que les baini^ entiers très prolongés à 16 oit 27 degréi, la boissons émollientes chaudes, les sup[Kisiloires opîacès et les lavfrmeiils coiiteiiaiil de viiigUqustP*) à trente gouttes de diluroronne. amènent tout de suite une trë.4 grnnde améliora lion.
Ces moyens doivent être abandonnés dés que l'état reste statiosuaire : seuls, ils ne peuvent pas guérir.
Les boissons mucila^ineuses ne sont pas toujours supponÀb; il fant alors le$ couper avec deux tiers d'eau de Seitz.
Les aiUiphiogisligiua sont t^éiiéraleioent avantageux, en ce qalb diminuent les aci-ideuts iullammatuires, et en ce qu'ils renJcu plusl'aoile l'introiluction des ■nsiruments duns la vessie. Saiinm aussi, dans le cours d'un truitemeni, après l'application destnttnmenls, et les recliercbes indispensables, l'état aigu se réveille i tes antiphlouisliques sont d un grand secours pour rameov hi organes a tolérer du nouveau les njanœuvres du cbirurgien.
Les narcoligues produisent lapideuieiit une amélioration. A É sont plus actifs lorsqu'on les administre p;ir ie ri^tuco. au lieuà tes donner par la bouche, ou lorsqu'on les applique sur la yeta Mais, quelque puissants et quelque indispeiisubles qu'ilt îomU. leui' utilité se borne a rendre plus facile l' introduction des imlnlueulâ.
11 y a du danger à abuser de t'ûpiuui, sou& quelque l'onne qn ce soit, parce qu'il cause la perte de l'appélit et il produit una (at constipation.
La belladone et lajusquiama peuvent être adiuÎD'tstrêesail* doses plus i'ievées et avec plus de persévérance que les opiiM. elles ne produisent pas ces etl'ets stupéliants sur l'apparnk igestif.
On a Mnijulièremenl exagéré 1 action du camphre dans le (^ tarrbe de la vessie ; son intluence sur cet état palliolo^iqM M nulle ; et ^i, après son admiaislralion, on a remarqué de l'an^li^ ration, c'est qu'il a ete donne uni aux opiacés, dans le même li^ qu'on évacuait la vessie par le cattiétérisme.
Les balsamiques, si longtemps vantes, voient tous W joan dftcroître la vogue dont ils ont joui. Aujourd'hui, que l'on eslp» venu à reconnaître les causes si diverses qui produisent eteol» tiennenl le catarrhe de la vessie, ces niedicameuls out cesse d'Un considérés comme des s péii tiques.
Des médecins administrent la lérébenlbine cuiitre lu attirto vésical, après s'être assurés que celui-ci n'est point entreleau pv une pierre, ce qui est un progrès sans doute, mais ce qui n'tst pi
bt L4 CYSTltl CËRONlOOft. Mi
meHy puisque le catarrhe peut être le résultat de causes nombreuses, ainsi que les explorations des voies urinaires, faites avee soin, l'ont surabondamment prouvé.
Les balsamiques deviennent utiles, vers la fin du traitement, lursqu'on a l'ait disparaître les causes qui avaient produit la maladie; le térébenthine, Teau de goudron, le sirop de bourgeons de sapin, le copahu, rendent alors des services; toutefois, il ne faut pas perdre de vue que ces médicaments sont souvent mal supportés; ils provoquent des rap(K)rts, des nausées, des diarrhées ; il faut donc en surveiller l'emploi et les doser de manière que les malades éprouvent a les prendre le mohis de répugnance possible.
Révulsifs, — On a eu recours aux révulsifs de toute espèce, pour lutter contre la persistance des accidents produits par le catarrhe delà vesbie, mais il est fort difticiie de discerner les motifs qui ont fait donner la préférence aux uns à l'exclusion des autres. D'autres fois, la maladie ne diminuant pas, on a passé successivement de l'un a l'autre et quelquefois même on les a associés sans plus dé profit ; et Ton n'a pas été plus d accord sur le lieu où Ton doit les poser que sur le choix à faire.
Les frictions irritantes, les vésicatoires et les sétons sont ceux qui ont été le plus généralement employés; cependant on a eu recours aussi aux moxas.
Les vésicatoires ont été posés à la face interne des cuisses, audessus des pubis et au sacrum. H. Civiale dit n'avoir retiré aucun avantage de ce moyen, placé sur toutes ces régions, et malgré la précaution de les saupoudrer avec du camphre et de l'opium, il a TU survenir des accidents du cêté du col de la vessie. Cet habile praticien a employé avec avantage la pommade stibiée en frictions sur rhypogastre ou en appliaitions sur le sacrum ; l'éruption produite par cet agent a surtout été considérable aux lombes et à rhy« pogastre.
Si le malade a été atteint de rhumatisme, il faut activer les fonctions de la peau par des bains de vapeur et de fortes frictions avec une brosse de tlanelle ou un ganl de crin.
Des lotions froides sur le bassin^ suivies de frictions aromatiques ont été aussi fort utiles.
M. Koux particulièrement a souvent placé le séton à l'hypogastre etaa périnée, mais aucun fait bien précis n'autorise à recommander ce moyen si douloureux.
Il est considérable le nombre des médicaments employés contre le catarrhe de la vessie, et cette grande quantité prouve combien ll^upart sont inutiles.
i2 MàLUNB M Là PROSTaTK ET 01 U TKSSIK.
IL IHïnigM t , a dmsé la liste suivante des agents principal cotte maladie.
A. Moyens îDteraei.
imlfun^um, Brown et Hufeland.
decuitharide : Plater, Griewfield, Stentzch, C. Brou;
Tfttdwilhine sous toutes les formes : Thaler, Clarion, Dupu; l«S2;lélin, 182^etl836.
i)(Mttiii : ihrthez, Brachet, Fodéré, Sœromering, 1822.
ttMiqpwos de sapins : Frank, Traper, 1822.
Caioiiwi eC soufre : Pitsi-batl, Simon.
OikiBiei et opium : Richter, 1806.
^iMtil : Signorini, 1837.
Autiphlogistiques : Odier, 1803; Lagneau, Sœmmering, 1823 Si^lHNriuU 1837.
iÙMO» ammoniaque : Stako.
\{uiiK|uina et cachou : Taler, 1822; Grashuys.
KâiM>^mme, Voigtel.
Carbonate de magnésie, Alquin, 1829.
Alun : Sœmmering, 1822; Arhneimer, Selle, Devergie, 1826.
Ihùns sulfureux : Bordeu, 1803 ; de Braw, 1817.
Co(Nihu en lavements : Bretonneau, Ribes, Delpech, Straêm.
COftthu à l'intérieur : Cumin, Barbier, Chrestien, Delpecb, Ali- ^^« Jourdan, Souchier.
$91 ammoniac : Bùiliener, Most, Werneck, Clarus, Fischer, 18SS.
Huile de térébenthine: Clarion, 1836.
rwrugineux : Larbaud, 1812; Sœmmering, Cruveilhier, 1822.
Diosma crenata : Johnson.
Tabac : Kopp.
i^ué : Valentin, 180/i; Sœmmering, 1822.
Jusiiuiame : Nauche, 1810; Sœmmering, 1822.
Amers : Larbaud, 1812.
Laxatifs: Larbaud.
Garance et camphre : Bruckmann.
B. Moyeni eiteroes.
frictions *wr thypogastre avec :
Pommade stibiée : Boyer, 182/i; Birckel, 1833.
{%) Devfrgie, Catarrhe chronique, faiblesse et paralysie de la vessie, 1 M 40, p. ^^
CYSTITE CBtONlQOB. 513
Onguent mercuriel : Richter, 1806; Sœmmering, 1822.
Liniment volatil camphré : Schmith.
Liniment cantharidé : Medoro, 1838.
Vésicatoires sur le bas-ventre, au périnée, aux cuisses, sur les reins : Boyer, 1820; Dupuytren, Birkel, Devergie.
Selon sur Thypogastre et au périnée : Trimpel, SœmmeriDg, Roux.
Injections adoucissantes : Larbaud, Renauldin, Gilckrist, Lind, Soemnoering, A. Paré.
Injections éraoUientes : Civiale, Brodie, A. Mercier, Devergie.
Toniques et excitants : Larbaud, Qviale, Devergie, Jesse, Werlof, Troja.
Narcotiques : Devergie, 1833.
Acide nitrique par goutte : Brodie, 1825.
Eau végéto-minérale : Goulard, 1786; Chopart, 1787.
Teinture de cantharidé : Devergie, 1836.
Baume de copahu : Souchier, 183(i; Devergie, Leroy.
Eau de goudron : Dupuytren, 1831.
Eau de Baréges : Balaruc, Ghopart, 1787; Larbaud, 1812.
Calomel : Bretonneau, 1822.
Nitrate d'argent : Bretonneau, Lallemand, Serres, Devergie.
Eau aiguisée de potasse par la sonde à double courant : Jules Cloquet, 1822; Godard, 1827.
Deutochlorure de mercure : Trousseau, 1836.
Cautérisation vésicale : Lallemand, Labat, Devergie.
S VI. — TrAlteaieaA géaéral de la cyatlte ehr^ai^ae.
La constitution du sujet devra être prise en considération.
H. Mercier a employé avec avantage l'huile de morue chez quelques malades scrofuleux. Le fer, le quinquina et le vin de quinquina sont très utiles lorsque le malade a souffert longtemps et lorsqu'il est anémique.
Il faut modifier l'état de Turine, lorsqu'elle est trop alcalhae, par les acides minéraux administrés à faibles doses, qu'il ne faut pas dépasser, afin de ne pas nuire à Testomac.
Les purgatifs faibles et souvent ré[)étés sont employés avec avantage, parce que la constipation accompagne souvent les mala* dies des voies urinaires: toutefois, lorsqu'elles sont anciennes, elles provoquent des diarrhées ()ui excluent l'emploi de cesmédicaments, et, dans tous les c^as, on ne doit jamais administrer Taloès, dont
51il BALADIES DE LA PBOSTATB IT DE LA TÏSSIB.
r»ction se fait plus particulièrement sentir sur la partie infeienn de l'intestin ; l'ipécacuanlia a aussi produit de bons effets. ^
Les diurétiques, si souvent conseilla, sont nuisibles; il» ngmenlent les besoins d'uriner et le ténesme résical.
Empiricjuemenl.oniieu recours iidiversessutislaiic» que M )le^ cier cite, d'après la pratique de quelques célèbi'es chirurgiens ati^lik Aiusi M. Brodio a doiuié avec persévérance Vuva ursi à la liust i UkS grammes d'extrait en pilules, ou de 250 h 500 grammes A'm infuîiion de 16 grammes de fouilles inacifrées pondant deux dans 200 grammes d'eau distillée bouillante réduife h 500 par la coction.
M. Cuulson préfère la prt'iparaticin suivante de lu diosniM ti*nelée; infusion de diosmée, 350 grammes; bicarbonate de [k» tasse, k grammes; teinture de jusquinniu, 10 grammes; en» liquide de salsepareille, 16 granimt.>e (1). Si l'urine est alcnllnr'. l™ supprimera le sel de potasse. Deux fois chaque jour un t^n ;iri.-k:: deux cuillerées ordinaires.
M. Coulson conseille la pareira brava contre les inflammatiota clu'onifpies ; il tait macérer 35 gramines de racines dans fiOu gnomes d'eau, ou bouillir 3U grammes dans 90U grammes dV-an. p^ qu'à réduction d'un lieri^
L'extr^t est aussi donné à la dose de 50 centigramnies tmà (n chaque jour.
L'acide benzoïque n'a paa réussi à M, Mercier; M. Coulson du avoir employé utilement la teiiilure composée de bejijoin à la des d'une cuillerée â cafc trois fuis par jour.
Les lérébentliiiies, les baumes, le goudron, les bourgeons ib sBpiu, ont sans doute amélioré certains catarrhes; mais doiiuet doses élevées, ils ont aggravé l'inflammation et liàlé la fin des sujrii Il en est de niftme des eaux de Broccliieri, de Tisserand, etc.
M , Vigla a prescrit le perchlorure de fer â la dose de 1 2 grama» en solution dans 250 grammes d'eau dislillét-, deux fois par jour, par cuillerée à calé. Le résultat n'a pas été satisfaisant.
Cus numbreux médicjimenls, si vantes d'abord ft sitôt abanili»nés, prijuvent combien la médication interne seule est insuffisajiK Il finit donc, lorsque le catarrhe persiste malgré la disparitiondcl» cause qui le produit, agirdircctement sur l'organe qui est lesié^eilfl mal. Après avoir enlevé une pierre ou un corps étranger, après 3««i fait disparaître les obstacles au cours de l'urine, siégeant, soit Jais l'urèlhre, soit au col de la vessie, après avoir enfin rendu à la reaie
(t) Mrrcier, Beoherehes lur le iraittmcnt du maladiet vénérienritt, p. £93.
CYSTITE CHRONIQUE. 515
sa contractilité amoindrie, il faut faire dans cet organe des injections de diflFérentes espèces, ou modifier sa surface muqueuse par d«i8 cautérisations.
A. Des iDJectioDS.
C'est d'abord pour laver la vessie, et pour en faire sortir les dépôts muqaeux, qu'on y fait des injections, et c'est à l'eau plus ou moins froide qu'on doit donner la préférence : on en abaissera progressivement la température si le catarrhe se complique de l'inertie de la vessie. L'eau injectée sort ordinairement chargée de mncosités et colorée en blanc.
Les premières injections produisent peu d'effet : il en résulte seulement de la chaleur et de la cuisson dans l'urèthre, lorsque le malade a uriné; quelquefois aussi une grande difficulté à faire sortir lurine. Cet état dure peu de temps, ets'il persiste, jl faut faire prendre nnbain et un demi-lavement d'eau de pavot. Si la difficulté à uriner ne cesse pas au bout de quelques heures, il faut alors vider la vessie avec la sonde flexible, qu'on introduit avec lenteur et précaution ; et si enfin cette irritation dure quelques jours, on doit s'abstenir de toute manœuvre, autre que celle de vider la vessie, et il faut soumettre le malade à une médication éraolliente et légèrement opiacée. Lorsqu'on peut enfin recommencer sans crainte d'accident, on iait une injection chaque jour , en élevant ou en abaissant la température de l'eau. Si aucune complication ne survient après les premières injections, qui force à les suspendre, on voit une amélioration sensible survenir après huit on dix jours; les urines sortent avec plus de facilité et elles contiennent moins de mucosités. On peut alors faire deux injections : la seconde aussitôt après que la première s'est écoulée , et si la vessie se contracte difficilement , on peut les répéter cinq ou six fois dans la même séance.
Les injections sont renouvelées selon que l'eau sort de la vessie en bâtant ou en jet. Dans le premier cas, l'eau ne sort avec une certaine force qu'en pressant sur le ventre, ou en faisant des efforts comme pour la défécation. Dans le second, au contraire, elle sort pariinjet, en cédant aux contractions de la vessie, sans aucune pression sur le ventre et sans eHorts de ^la part du malade; il faut alors cesser l'injection. Après l'évacuation du liquide, le malade x-^J tessent parfois une vive chaleur au col de la vessie , et il est tourïBenté par de faux besoins d'uriner ; on doit se servir d'eau moin« bide et on laisse quelques jours de repos au malade. I^puis quinze ans à peu près, on a beaucoup employé les mjec*
5l« «ALiDllS BK U PROBTATB SX Dt LA VE-'^IE.
lions inéilicMiiicnleuses : vivemcnl reci>mmaml«s p«r ccui 4|ui] ont eu recours ics premiers, elle n'ont pas ilonno à d'autrts d'io* heureux résultats. Cela tient-il ii ce qup It-s iiidicnlioRsamquell» elles pouvaient se rapporter n'ont pas été bien élnblii'A? Quoi quil en soit, elles ont beaucoup perdu de 1» valeur qu'on avaîi Toata leur donner, et on leur voit généralement préférer Tcau fmiiles» mélange médicamenteux.
Dans une noie donnée en juillet i839, M. le docteur CodeniiH que M. le professeur Jules Cluquct employa, «i 1822, coulnh catarrhe ancien de la vessie, des irrigations d'une ilisM>lutiMi ili potasse; lous les jours, à l'aide d'une sonde k double ruanol, « faisait passer dans la vessie trente à ((uaraiite ltlre:S il'eau didilii) contenant de 15 à 30 grammes de potasse.
M. le dwileur Godard lui-même a eu recours plusieurs foisiMi médicnlion, à l'hôpital de Pontoise, et il dit en avou- oblcnudebiM résultats.
M. Dcvergie (1) *a fait des injections de baume de cnpsbuili dose de 2 h a onces, mêlé à 6 onces d'eau d'orge, et i]ue^u(« mlades en ont retiré de bons effets. Mais cette dose ne doit i«i *» prise d'une manière absolue; elle doit varier selou la tolérua^i la vessie.
On a aussi employé l'eau de goudron seule , et ensuite contoK quelques gouttes de laudanum de Rousseau ; Sanson a IHûid- Dieu, et Fabre au Gros-Caillou, disent avoir aiusi guéri deiiaa catarrhes de la vessie.
Comme ou a pu lu voir dans la liste des injections citée plus huL on a aussi employé des liquides caustiques ; Lallemand et Strti [de Montpellier), ont injecté dans la vessie une forte solutiuo i nitrate d'argent, et ils ont obtenu la guérison du catarrhe.
Il faut d'abord faire une ou deux injections d'eau pure, afini laver la vessie et, ]>our qu'il n'y reste piis de mucosités ; le niins d'argent agit alors plus direclemeut et avec plus d'eflScacilé. M. Civiale s'est servi également de la solution de nitrate gent, mais affaiblie: il a commencé par un demi-grain, dans&onn d'eau distillée , qu'il laisse dans la vessie jusqu'à ce qui- le maMf éprouve le besoin de la rendre , ce qui arrive quolquetoîs au bat d'uneou de deux heures. Il a augmenté ensuite piir denii-grarii It quantité de ce sel, répétée de deux en deux jours. Jusqu'à cei|w la contractililé de la vessie si* soit réveillée.
(I) Hciergjf. Colarrhe duimûiuf. faMoe ri ftaralytie de la vetut, |i
CYSTITE CBBONIQUB. 517
La quantité de la sécrétion augmente, Turine devient plus épaisse, plus blanclie, puis enGn elle s*éclaircit.
Pendant cette période du traitement, il ne faut pas cesser d'introduire une ou deux fois par jour la sonde dans la vessie, ni de &ire, après la sortie de l'urine^ une ou deux injections d'eau tiède, afin d*entrainer les mucosités.
On a aussi employé, en injections, l'eau de Baréges mêlée avec de l'eau d'orge ; une faible dissolution de vitriol martial, et une décoction de quinquina , de l'eau de chaux mêlée à l'eau simple, de l'huile, de Teau aiguisée d'acide nitrique , de l'eau de goudron, le baume de copahu, la décoction de suie et la teinture decantbaride.
Enfin, on a fait des irrigations prolongées avec la sonde à double
courant.
r Quelquefois on a réussi , plus souvent ou a échoué : c'est que le
I catarrhe de la vessie, qui persiste après la disparition de la cause
qui le produit , et qui ne se laisse pas modifier par les injections
f simples, est le résultat d'une altération profonde de la muqueuse,
et, ce qui est plus grave encore, de l'envahissement de la coudie
musculeuse par l'inflammation.
M. Mercier a, un des premiers, employé le nitrate d'argent à hautes doses pour faire des injections dans la vessie : il emploie un gramme 50 centigrammes dans 30 grammes d'eau distillée , et il injecte de 60 à 100 grammes à la fois, afin de déplisser la muqueuse et de pénétrer dans les cellules vésicales.
Après quelques minutes, on laisse sortir la première injection par la sonde, et on en fait tout de suite une seconde , qu'on laisse aussi sortir immédiatement
Ces injections caustiques doivent être précédées et suivies de quelques injections d'eau simple tiède, afin de laver la vessie.
Le malade doit aussitôt se mettre au bain, parce que la douleur est très vive, et qu'elle est accompagnée de violents besoins d'uriner. En général, elle diminue après une demi-heure, et elle cesse complètement après dix ou douze heures.
Quatre ou cinq jours écoulés, on donne avec quelque avantage ^ des boissons mucilagineuses, le goudron, le sirop de bourgeons do sapin et le copahu.
Ces injections doivent être répétées deux ou trois fois ; il est rare qu'une seule suffise, mais elles sont de moins en moins douloureuses.
M. Mercier, et depuis M. Boinet, ont fait des injections iodées; mais le résultat n'a pas été heureux, et M. Mercier les a abandonnées.