DIAGNOSTIC DE L* AFFECTION CALCOLBDSB
L*étude de l'anatomie pathoIogic|ue et l'emploi des instrumente destinés à broyer la pierre dans la vessie ont tait faire de grands progrès au diagnostic de l'affection calculeuse. Plus habiles à poanier les instruments, les chirurgiens les ont employés pour explorer les organes urinaires, et, connaissant mieux les diverses lésioon qu'on y rencontre, ils sont parvenus à isoler, dans les différents troubles fonctionnels, ceux qui appartiennent plus particulièrement à l'affection calculeuse.
Le diagnostic de cette affection se tire donc : l*" de l'étude des troubles fonctionnels ou des symptômes, et 2° des exploration! directes.
Les troubles fonctionnels sont le résultat de la présence d'uq calcul et des lésions superficielles ou profondes produites p^r son séjour prolongé dans l'appareil urinaire ; ils constituent les symptômes ou les signes rationnels de la pierre. Les uns locaux, lei autres gt^néraux, ne sont malheureusement pas toujours très clairs; les modifications qu'ils subissent par la nature du calcul, parla position et par l'importance des altérations des parties où il est enfermé, laissent une grande incertitude dans Tappréciation de la maladie qui ne peut être, dans la grande majorité des cas, positivement reconnue que par l'exploration directe.
Ce dernier moyen n'est malheureusement pas applicable dans toutes les parties de l'appareil urinaire.
ftîllPTÔMBS DB l'affection CALCULKUSK. 55§
ARTICLE V
SYMPTÔMES DB l'aFFICTION CALCDLBUSB'
S 1*'. — - Sjmiitôincs ée» c«leal« dans le* relu»
et dans les nretères.
Les eflets variés produits par la présence des calculs dans les reins et dans les uretères rendent leur diagnostic toujours difficile et souvent impossible. Quelquefois on les découvre seulement après la mort, quoique la gravité des lésions prouve l'ancienneté de leur présence.
Chez quelques-uns, la marche des accidents est lente et peu grave ; chez d'autres, au contraire, elle débute avec violence et tout de suite , le danger est grand.
Les calculs de ces régions n'ont pas de symptômes particuliers, et les perturbations locales et générales qui en sont la conséquence se retrouvent également pendant le cours d'autres maladies des reins, même lorsqu'il n\ a pas de pierre.
La présence d'une pierre n'occasionne pas toujours des perturbations locales ou générales, quoique l'organe soit profondéiqent altéré ; et, dans d'autres circonstances, il suffit d'une petite pierre dans tes reins pour provoquer de graves désordres.
Les mêmes conséquences se produisent également lorsqu'une pierre, même petite, est arrêtée dans un point quelconque de l'appareil urinaire.
Ces grandes dissemblances sont les causes des ditTicultés qu'on éprouve à reconnaître la maladie en temps utile, et nous croyons qu'ils ont été dans l'erreur ceux qui ont cru pouvoir tracer un tableau exact des symptômes de l'alfection calculeuse dans ces organes.
Les troubles fonctionnels n'apparaissent pas toujours aux mêmes périodes de la maladie, c'est-à-dire que, dans certains cas et sans qu'on puisse en donner l'explication, les symptômes surgissent dès le début, et, dans d'autres Ciis, ils paraissent seulement lorsque la désorganisation de l'organe est avancée, ou lorsqu'on apporte une nouvelle cause d'irritation, telle que, par exemple, l'introductioa d'un instrument dans l'appareil urinaire; encore n'a-t-on pas la preuve matérielle que c'est un calcul plutôt qu'une autre maladie du rein qui occasionne les accidents qu'on a sous les yeux. Cliez certains malades, ces symptômes se développent pendant le
traitement préparatoire, et chez d'autres, quelque temps après que
ir DE LA UTHOTRITIE.
,,^ -i£.. :ijs hypertrophiées. C'est surtout
..j. a en voiture qu'ils sont plus éner-
- *!^-':^ supportant encore les secousses de
.« ïc'j; pas résister au mouvement de lacet,
^ a sur un chemin de fer. Ils sentent une
."ïijre et un pincement au méat urinaire.