DE L AFFECTION CALCULEUSE ET DE LA LITUOTRITIE
plomb, et tenus par des aides. On pratique ainsi la percussion volante. C'est-à-dire que d'une méthode puissante et inoffensive, on a fait une manœuvre inutile lorsqu'on agit faiblement, et dangereuse quand on emploie la force.
L'étau ou le point fixe est indispensable pour exécuter convenablement la percussion , et il est plus sage de ne pas se servir du marteau, sans le secours du point fixe (fig. 83).
FiG. 83.
A-A , coin imniobilisao l
Pélau.
B-B, Pétau.
Le coin de M. Heurteloup <^tant très petit, il laisse sentir les vibrations résultant des coups de marteau. On en a la preuveen plaçant contre le talon du percuteur une bille suspendue à un fil, à chaque coup de marteau elle s*éloigne du percuteur, ce qui n'a pas lieu avec le coin A.
C, vis de pression assurant la position de Tétau.
D, mortaise pour recevoir le percuteur.
E, vis de pression pour fiier le percuteur.
Fig. 83.
L'appareil inventé par M. Heurteloup est solide, mobile ou fixe à volonté, « pouvant aller cberclier l'instrument, pouvant s'en em- » parer à la place où il est, pouvant rendre promptement cet in- » strument immobile et inébranlable, pouvant passer prompte- » ment de l'immobilité à la mobilité , pouvant rester toujours dans » la même position relative avec le malade, quelle (|ue soit sa situaa tion, le bassin relevé ou borizontal (1), etc. »
(l) Uart de broyer la pierre, 1858, p. 22.
DB hk LITBOTHini.
Cet étau est lixé pur des boulons solides & un lil h bxsculc (6g. Slt), permettant de borner les mouvements de totalité du
T le m.
t. UmpoQ k ruioTt.
ce, ponion mobile, pour batruler le
lit.
<, tringle, euurant l'immobililii de
l'appireil.
f, «Témilllère pour loulever la téie du
liéfiépar l'auleurpattr l'opération de la litholrilU.
■•i, tBDdilei pour recevoir les plcdf .
j, l'ëtau.
k, vis poar Immobiliser l'élau.
I, percuteur pi «ci dau* l'éinu.
«I, support du matelas.
Ce lit, dont le« pieds sont aitieuM, peut être replié : daui cet état, il a peu de volume, et est facilemeot Irauiportible.
malade en arrière .ivec une simple sangle , et de rendre solidaires ensemble, le lit, le malade, l'instrument, l'étau et la pierre, de manière que tout obéisse à une même impulsion.
S IV. — rrnriAM d« l« pierre.
En 1833, on Ht connaître des instruments pouvant agir jur la pression et par la percussion ; la forme de rextn;mitc manuelle de l'appareil reçut de nombreux chanjitiments. On sait que l'instrument de Jacobson porte une tige en pas de vis, sur laquelle court un écrou ailé; avec cette disposition on brise 1» pierre par la pression, mais on ne peut pas k morceler par U percussion, la tige n'étant pas indépendante de l'ccrou. Afin de taire succéder immé-
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L'usage a démontré que la première indication trouvait rarement son application , et pour remplir la seconde on a adapté à l'extrémité de la vis une simple virole qui l'enveloppe.
A l'écrou brisé, M. Mathieu a substitué la clavette mobile , qui, dans une moitié est creusée d*un pas de vis, sur les deux taces internes ; l'autre moitié plus large , laisse passer la vis sans frottement. Lorsqu'on veut engrener l'instrument, on pousse sur la clavette, afin de mettre son pas de vis en rapport avec la vis de la branche mâle, et on agit dans le sens contraire lorsqu'on veut rendre la liberté à cette partie de l'instrument.
M. Charrière a appliqué le pignon latéral au lithoclaste tënétrc, afin d'agir avec plus de force. Le pignon à engrenage est mis en mouvement par un manche portant une petite tige dentelée qui répond aux engrenages de la branche mâle du brise pierre (fig. 81).
Ce mécanisme est très-simple, et il permet de développer une grande force.
On a cherché à alléger cette partie de l'instrument portant ces différents moyens de pression ; et on a pensé que la manœuvre serait plus Facile en les rendant indépendants. L'expérience n'a pas été favorable à cette innovation qui complique l'appareil, et aujourd'hui elle est généralement abandonnée ; ainsi que les différents systèmes de leviers : la simplicité des écrous brisés a prévalu.
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