ACCIDENTS DE LA LITHOTRITIE
(Vuïï cataplasme. Dans Tintervalle qui sépare les besoins d*uriner, il y a un malaise qui augmente au moment de satisfaire ce besoin.
Nous avons dit déjà que les fragments, lorsqu'ils passent libre ment, déterminent peu de douleurs.
Généralement, peu de temps après l'opération le malade peut se lever, et il n'a d'autre sensation qu'une cuisson en urinant.
Les séances suivantes sont plus aisément supportées que la première, et les douleurs diminuent au point de n'être plus qu'un malaise passager. C'est une chose ordinaire de voir, dans les cas simples, les malades être opérés dans le cabinet du chirurgien, et retourner à pied chez eux.
Les douleurs sont vives lorsque, pour charger une grosse pierre, on doit se servir d'instruments à longues branches, et lorsqu'il faut leur imprimer de grands mouvements, surtout lorsqu'il y a des altérations dans la vessie ou dans son col, et lorsque des tumeurs sont froissées et comprimées par les instruments. Elles peuvent être amoindries en opérant avec prudence, et en évitant la brusquerie.
Cependant, dansquelquescas, heureusementassez rares, bien qu'il n') ait pas de lésions, bien que l'opération soit faite avec habileté, les douleurs sont très vives. L'irritabilité de l'urèthre et de la vessie ne cède pas, et le malaise dure souvent plusieurs heures.
S !•'. — Des aeeés de ilèwre, suite de la lUhoCritle.
Nous avons décrit les accès de fièvre simple qui apparaissent souvent après un calhétérisme, fait dans les conditions en apparence les plus favorables. Ils se développent également après une opération de lithotritie, et s'ils conservent la forme d'accès simples, ils revêtent aussi le type grave ou pernicieux, principalement lorsqu'il y a des affections anciennes dans une partie de l'appareil urinaire.
Ces accidents généraux se rattachent àr trois catégories de faits différents.
Dans la première, ils se manifestent sous la forme d'accidents fébriles simples, c'est-à-dire sans complications.
Dans la deuxième, se rangent les accidents fébriles , qui se compliquent de quelque affection ancienne ou récente, et surtout d'une maladie ayant pour siège les voies urinaires, et plus particulièrement les reins.
Ils débutent, comme les précédents, sous l'apparence de fièvre intermittente; mais ils ne tardent pas,îen général, à devenir conti nus rémittents : souvent même ils revêtent d'emblée ce dernier type
630 DE L'APrfiCTtON CALClîLEtJSB ItT 1)1 Ik LlTHOTRITIB.
Plas souvent aussi que les accidents de la première catégorie, ils sont graves et pernicieux.
Ils peuvent céder momentanément au quinquina ; mais ensuite ils y sont réfraclaires, si la complication persiste.
Dans la troisième, on voit les cas dans lesquels les accès de fièvre sont plus ou moins rapidement suivis du développement d*inflam- /nations phlegmoneuses, ou d*artlirîtes suppurées.
L'inrection purulente et la mort sont presque toujours les fatales ôonséquences de ces dernières.
Les accidents fébriles de la première catégorie ressemblent à ceux des fièvres intermittentes. Ce qui les en distingue, c'est que leilr développement n'a pas lieu à certaines heures déterminées de la journée : leur apparition dépend toujours du moment où Ton a fait l'opération.
C*est ordinairement trois ou quatre heures après que surgissent les pretnlers symptômes ; en général, ils se reproduisent après vingtqiiatre heures, mais ce retour est moins exact et moins périodique que celui de la fièvre intermittente.
Quolqu'après les accès te sujet soit quelquefois très fatigué, il ne prend pas , danâ les deux premières catégories du moins, Taspect particulier que donne l'infection purulente, ni Tapparenoe cachectique propre aux fièvres paludéennes en général. Le pouls reste plus fréquent qu'après l'accès de ces dernières; souvent aussi ils laissent après eux un enduit blanchâtre et épais sur la langue, qu'un purgatif fait ordinairement disparaître, et qui prévient le retour de la fièvre.
C'est le contraire qui a lieu dans les fièvres intermittentes qui «e sont pas d'origine gastrique.
Mais qu'ils soient faibles ou graves, simples ou compliqués d*une maladie antérieure des voies urinaires; qu'ils accompagnent le développement des abcès diff'us ou des arthrites suppurées, les accidents fébriles peuvent revêtir le type quotidien ou double tierce. Je n'ai pas souvenance d'avoir jamais vu le type tierce, ce qui constituerait une différence de plus avec la fièvre intermittente proprement dite.
11 y a des cas où il survient deux accès par jour; d'autres fois, ces types divers se transforment et prennent une marche continue rémittente; quelquefois môme ils la prennent d*emblée.
Le type continu rémittent est plus fréquent et plus prompt lorsqu'il y a déjà une maladie des voies urinaires, ou lorsqu'il se forme des abcès. Il en est de même de l'état pernicieux, quoiqu'on l'ait vu naître d'emblée cliez des sujets exempts des complications indiquées
ACaDINTft DB LA LITVOTRmB. ASl
ci^deMOft, mais qui y ont été préparés par an âge avancé, une constitution débile ou toute autre cause d'affaiblissement.
Les accidents fébriles peuvent revêtir des formes pernicieuses diverses. C'est ainsi que, dans un fait qui va être cité, ils ont pris les apparences d'une de ces névralgies graves qui simulent la péritonite ; mais les plus ordinaires sont la forme comateuse et la cholé« riforme.
Lorsque le sujet est bien portant, qu'il n'existe pas de complications, il peut n'y avoir qu'un seul accès; d'autres fois, les accès sont plus nombreux, mais vont en s'atfaiblissant, et ils finissent par disparaître; plus rarement, enfin, les accès successifs conservent la même intensité, peut-être s'éteindraient-ils sans traitement; mal$ il est prudent de ne pas attendre cette terminaison spontanée.
Dans certains cas rares, ils s'aggravent jusqu'à prendre le carac*tère pernicieux.
Accès fébriles simples, — Tantôt ces accès disparaissent promptement d'eux-mêmes, et tantôt ils durent plus longtemps, mais sans perdre leur bénignité; d'autres fois aussi ils s'aggravent, et prennent un caractère pernicieux; dans d'autres circonstances plus rares, l'état pernicieux se manifeste dès le début: mais sous toutes cea fortnes, et quel qu'en soit le type, ils cèdent à l'action du quinquina.
Accès fébriles compliqués d'une affection des voies urinaires et spéctalement des reins. — Lorsqu'on pratique une lithotritie chez des malades atteints d'une maladie des voies urinaires, et spécialement des reins, on provoque très facilement des accès de fièvre. Si la complication est assezlégèrepouravoir puêtre momentanément méconnue, les accès de fièvre peuvent ressembler aux accèssimples par leur intensité, par leur durée et par l'état d'apyrexie à peu près complet qui les sépare. Comme eux, ils peuvent céder à l'action du quinquina. Il y a néanmoins des cas en apparence favorables, où les accès s'aggravent en même temps que se développent les symptômes propres à la complication. Alors la fièvre continue et la fièvre intermittente s'unissent; les symptômes de la première se dessinent de plus en plus, tandis que les phénomènes qui caractérisent les stades de frisson et de sueur vont en s'amoindrissant : en un mot, d'intermittente qu'elle était, la fièvre devient continue rémittente, puis continue avec de simples paroxysmes. Dans certains cas, enfin, les accès revêtent d'emblée une des formes pernicieuses.
Le passage du type intermittent au type continu rémittent et la forme pernicieuse d emblée s'observent le plus ordinairement lorsque l'affection des voies urinaires était primitivement grave ,
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OU lorsqu'elle l'est devenue. Le ilévetoppenaent cl Ti^gravr^ lie ces accidents sont pluf protnpts encore, &i le &ujet a d^jiQ îles nccès de Tièvre par la seule influence île la maladie àt& im urinai res.
Les accès qui se compliquent de néphrite ont quelques sru^mes particuliers sur lesquels il est utile d'attirer rattf!iitian d«spnticiens, et dont il sera fait mention dnns la description du ((«■ gnoslic.
Afin de compléter ce qui a été dît sur les accès graves el \mnt cieux qui suivent le catliétérisnie, il est opportun d'Liposerinim observations, dont les deux premières ont eu les formes Ik |i)i habituelles, c'est-îi-diie la forme comateuse et la forme àitAèn^. la troisième, enfîn, s'est montréâ sous une forme [lernidcBse.it n'a pas, que je sache , été signalée dans rie telles circonsUiM» b veux parler du la forme névralgique grave, qui pourrait étR|ni pour une péritonite, ou pour toute autre aflection aLdominakm redoutable.
Fort/i€ tomeiUuse. — L'exemple que je choisis est intéressul,« ce que non-seulement la malade nst morte avec tous les sympti'i de la forme comateuse, mais encore en ce queplusÎL-ursmorïaiipravant elle a eu des accidents fébriles intermittents, doRllain< miers accès ont simulé le ramollissement apoplectirorme Au a veau, et ont reparu sous le type oclaue.
Observation. — Affection ancienne des rein». — Catarrhedt lam — Calcul méconnu. — Opération de liikotritie. — Acch et (k à /orme comateuse. — Mort. — Madame C .. âgée de soixtnlcfti ans, avait depuis plus d'une année les signes rationnels de Up*a tels que : le lénesme vésical en urinant, des hémorrhagies, les i nés déposant des mucosités filantes et adhérentes aux vases. EU plaignait aussi de douleurs dans la région des reins, que, {nn fausse honte, elle avait cachées jwndant six mois.
Sur les instances de M. le docteur Marrotte, médecin de VMj de la Pitié, qui croyait à l'existence d'un calcul urinaire, ellcoi sentit à laisser examiner sa vessie. Un chirurgien fit un catliéterin explorateur qui fut négatif, et qui n'amena imm^ialemcnl accident fébrile.
Malgré les soins les plus assidus , les ac«iilenlâ locaux ri ^raux s'aggravèrent, el après quelques semaines, un jeudi, vers um heurcsdumatin, apparurent loutà coup dos syinptAmessemblablf^ il ceux qui accompagnent le ramollissement du cerveau : slupwtorpeur inlellecluclle, chute de la paupière droite, dévîatkndtb
AGCIBKNTS DK LA LITHOTEITIK. 033
face et de la bouche à gauche, coma et somnolence ; la langue est déviée, mais rouge et sèche , la peau est chaude, le pouls fréquent et développé, et la malade est très affaiblie.
Quatre sangsues placées à la base du crâne diminuèrent la gravité des symptômes, et les sueurs parurent au matin.
Le jour suivant, les mêmes accidents furent amoindris et les sueurs vinrent encore au matin; le troisième jour, les mêmes phénomènes continuèrent; en s*affaiblissant; enfin, le quatrième jour, retour à l'état normal.
Le jeudi suivant des accidents semblables se développèrent aux mêmes heures, et ils furent d'une durée égale à ceux de la semaine précédente, c'est-à-dire qu'ils durèrent trois jours.
H. le docteur Harrotte fit un examen rétrospectif plus attentif, et il constata que chaque accès avait été précédé de frissons et s'était terminé par des sueurs ; la peau avait constamment été chaude, le pouls fréquent et développé, et la langue sèche, ce qui n'a pas lieu dans les lésions cérébrales idiopathiques.
Le sulfate de quinine fut donné le mardi et le mercredi suivants; le jeudi l'accès fut faible , avec somnolence, mais sans symptômes apoplectiformes. Continuation du sulfate de quinme , et les accès des deux jours suivants furent très affaiblis.
Le même médicament fut donné de nouveau le mardi et le mercredi suivants ; le jeudi l'accès fut presque nul, et, les mêmes moyens étant continués, rien ne reparut.
H. le docteur Harrotte, qui croyait toujours à la présence d'une pierre dans la vessie, demanda une nouvelle exploration : un chirurgien spécialiste, à qui on avait confié ce soin , dit que la vessie ne contenait pas de corps étranger, et il conseilla l'emploi des injections caustiques, qui furent faites avec une solution de nitrate d'argent à doses élevées. Elles furent très douloureuses, les mucosités augmentèrent, la malade maigrit beaucoup et ne quitta plus le lit.
On décida de débarrasser la vessie de ses abondantes mucosités par des injections d'eau tiède, et je fus mandé par H. le docteur Godier pour faire ces injections.
L'examen des urines me fit croire à la présence d'un calcul, et je demandai à faire une exploration de la vessie avant que de rien entreprendre.
I^ bassin de la malade fut fortement relevé par trois oreillers roulés dans une serviette, une sonde à bout très recourbé tut introduite dans la vessie, et l'indicateur de ma main gauche fut placé dans le vagin , afin de soulever la paroi inférieure de la vessie; je renversai l'extrémité de la sonde vers mon doigt , placé dans le
6>t Di l'affection CàLCOLBUSI BT DB L4 UTHOTRrra,
tigin, tt^ en la ramenant vers le ool vésical , je sentis Une perr* qoe je fis auMi reconnattre par M. le docteur Oodier.
L'épuisement de madame G. . . s'opposait à ce qu'on la débarrassât de sa pierre par la taille) et l'état de la vessie, qui tolérait à peine deux onces d'eau, ne permettait pas immédiatement l'emploi de la lithotritie.
J'exposai mes appréhensions à son fils, l'un de nos plus célèbres accoucheurs, et il fut décidé qu'on ferait régulièrement, et plusieurs fois par jour, des injections d'eau tiède dans la vessie, et que le régime alimentaire serait tonique au lieu de débilitant qu'il avait été jusqu'à ce jour.
Pendant cinq semaines je fis ces injectionSi et, en peu de temps, les mucosités diminuèrent, pour disparaître entièrement; la vessie put recevoir dix onces d'eau , la malade se leva et vint prendre ses repas en famille.
Enfin la lithotritie put être pratiquée.
Un lithoclaste nM, à cuiller, saisit tout de suite un calcul qui mesuraitS centimètres de diamètre et qui fut immédiatement écrasé. Deux fragments furent également broyés dans cette séance, et l'instrument ramena dans la cuiller une certaine quantité de débris qui firent connaître la nature de la pierre : elle était formée de phosphate ammôniaoo«>magnéslen.
Des fragments furent rendus en urinant, et l'état général fut très satisfaisant.
Le quatrième jour après l'opération, madame G. .. . seplaignitd'une Vive douleur dans la région des reins, et la fièvre revint. Les accès, d'abord intermittents, puis continus rémittents, furent amoindris par le sulfate de quinine; mais leur retour fut irrégulier : il changea d'heure et il ne fut jamais suspendu.
C'est alors que parurent tous les symptômes de la fièvre à forme comateuse, généralement connus et inutiles à décrire ici.
Je dus m'abstenir de toute manœuvre chirurgicale. Bientôt on sentit dans l'abdomen une tumeur volumineuse, douloureuse à la pression, et formée par le rein gauche. A partir de ce moment l'état romateux ne cessa plus, et enfin la malade mourut.
Observation. — Maladie ancienne des reins. — Catarrhe de la vessie. — Calcul méconnu.-- Accès fébrile choléri forme. — 3/or^—M. H..., âgé de soixante et douze ans, employé au Conservatoire de musique, d'une constitution aflaiblie par des excès alcooliques, souffrait depuis plusieurs années d'une difBculté d'uriner et de douleurs dans les reitis. Différentes fois il rendit des calculs d'acide urique;
AGOl0EllfS HK U tttftOTtltft. 6SS
en 1S56, tes uritieê, déposant beancoilp de lAnoosîtés filantes , Finqaiétèrent, et il demanda des conseils à titi chirurgiéil. Apfès une eiptoration de ta tessie, ce dernier lui donna l'assurance c|u'ellê De contenait pas de pierre, mais qu'il était atteint d'un rétréeisiemeni de iù proêiatê. En conséquence, il fit le cathétérlsme avec une grosse sonde en étain et le congédia en lui disant qu*il était guéri. Cepen«> dant le catarrhe persista , les difficultés à uriner ne diminuèrent pas, et la ifMie se vidait incomplètement.
M. le dodèur Cabarrus m'adressa ce malade, afin d'explorer sa vessie. La sonde à petite courbure parcourut avec difficulté la poN tlon prostatique de l'urèthre ; arrivée enfin dans la vessie, elle rencontra un calcul placé derrière et contre le col vésical.
Avant de rien tenter pour enlever la pierre, je crus utile d'améliorer l'état de la vessie et je fis tous les jours trois catbétérisdieB fvaCuatifs, suivis d'une injection d'eau tiède. Après six semaines de 6e traitement, les urines devinrent claires , sans mucosités, et il ftlt possible de pratiquer la lithotritie. Trois séances suffirent pour broyer et enlever la totalité de cette pierre , qui avait le volume d'une grosse cbfttaigue.
Pendant le mois qui suivit l'opération la santé devint boune , et tout faisait espérer une guérison entière , lorsque les doUléurs des reins devinrent dé nouveau et subitement très vives. Le lendemain de cette réapparition , le malade fbt pris d'un violent Frisson ; k quatre heures du soir , il y eut des vomissements et une diarrhée abondante, qu'il ne fut pas possible d'arrêter : la période de chaleur ne revint pas, malgré les frictions et les révulsifs les plus actifs, et le malade mourut à cinq heures du matin.
OBSERVAtîOTf. — Néphrite chronique. — Calad vésicûl. — Lithotritie. — Acrh de fièvre à fbfme névralgique. — Mort. — M. B..., célèbre graveur eh monnaie, me fut amené, en 18/i9, par M. le docteur Lecointe. Il souffrait depuis longtemps dans la région des reins, et les urines déposaient souvent du sable rouge.
M. le docteur Lecointe traita cette affection avec succès, lorsque des besoins fréquents d'uriner donnèrent de l'inquiétude au malade. Une exploration de la vessie, faite avec la sondeà petite courbure, me fit reconnaître une hypertrophie commençante delà portion susmontanale de la prostate, et constater en même temps Tabsence d'un corps étranger dans la vessie.
Le traitement proposé fut accepté par M. le docteur Lecointe, et l'amélioration de la santé de M. R... fut telle qu'il ne dut plus âVdir recours k là chlrufgte.
DB l'affection CALCULIUsE ET DE LA LITBOTaiTtE.
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Quatre ans après, ayant l'ait une longuo course en voiture etivun loiiglenips résisté au besoin d'uriner, il fui atteint d'unerétenln complète, pour laquelle M. Demarquay fit un cathélèriune qui k révéla rien d'anormal dans la vessie de M, B. ..
Dans le mois de février 185(i, après une longue marcbeelinoaiUi par une forte pluie, le malade sentit des douleurs dam l'apputi urinaire, les urines devinrent épaisses et gluantes et elles iffmrcut des mucosités filantes. M. le docteur Lecoinle, ayant recran un catarrhe vésical, me fit appeler pour faire une Doavdle eipk^ ration.
La sonde à petite courbure toucha une pierre placée derrièn b liasedu trigone.
11 fui décidé qu'on aurait recours à la litliotritie. Un trulemeni préparatoire l'ut commencé, afin d'habituer les organes aurcntid des inslrunaenls , et, pendant les dix jours qui suivirent, l'tuià malade fut si satisfaisant qu'on put fixer le moment de Top^aliia Dans la soirée, après le dernier cathétérisme , M. B... seotilOM vive douleur dans la région des reins; il survint un violent fràsM et un pissement de sang très abondant qui dura plusieurs jour>.U lendemain matin, la langue était noirâtre, la peau 1res chaude, >r pouls fréquent et plein.
Cette situation nouvelle me fil ajourner roi>ératîon, et. d'mird avec M. le docteur Lecointe, nous fîmes un appel à la grande eip(rience de M. Civiale. L'avis de ce célèbre pralicien fut qu'il lillù attendre et soumettre le malade à une médication appropriée. tluoL les détails ont été publiés par H. Lecointe, dans le ButUtin grim de ihérapeulique, 1855. M. Civiale voulut bien continuer k nousùki de ses lumières, et il vit le malade régulièrement avec nous Apre sis semaines de soins, les douleurs rénales ayant disparu, et lastnk étant devenue bonne, M. Civiale jugeant le moment convenable, opéra M. B..., qui supporta péniblement les manueuvres du brwment de la pierre; plusieurs séances furent suivies d'accès fébrile incomplets et irréguliers.
A cette époque du traitement je dus cesser de voir le malade d j'ai su, par la publication que fit M. Lecointe dans le BulUti* ^ théruiievûque, que les voies digestives de M. B... étaient deTeniw mauvaises, et que la litholritie avait di^ être interrompue. Enfin. dessoins habilement dirigés ramenèrent les apparences de la saule, et M. Civiale put continuer son opération.
Tout à coup, peu d'heures après une séance de broiement, M. B- . fut pris d'un violent accès de fièvre, qui présenta tout de suite d» caractères inusités iK qji\ fiTetvt, un moment, croire à une coiii)di--