ACCIDENTS DE LA LITHOTIITII
cation abdoiDÎnale grave. Après un frisson violent, aooompagné de vomissements bilieux, le ventre devint le siège de douleurs aigués, exacerbantes, qui arrachaient des cris au malade et que la moindre * pression exaspérait. H. B... redoutait le plus léger contact
En l'absence de H. Civiale, H. le docteur Lecointe, médecin habituel du malade, crut devoir réclamer les conseils de H. le docteur Harrotte.
Un accès était à sa fin lorsque ces deux médedns virent ensemble le malade : une sueur chaude couvrait tout le corps ; le pouls, quoique sans grande consistance, était ondulant, et les douleurs avaient un peu perdu de leur intensité. Y avait-il une péritonite?
Un examen plus attentif fit bientôt écarter cette idée; non-seulement la nature et la succession des symptômes généraux n'étaient pas celles qui accompagnent la péritonite, mais il n'y avait eu des vomissements qu'au début, le ventre n'était pas ballonné, les douleurs étaient plus vives d'un côté que de l'autre, surtout dans les points d'émergence des nerfs, et on les réveillait en pinçant la peau.
On était donc en présence d'accès fébriles à forme névralgique. Prenant en considération la force du pouls, la chaleur de la peau et l'absence de vomissements et de ballonnement du ventre, on fit un traitement dont le sulfate de quinine fut la base ; mais ce fut en vain, les douleurs ne diminuèrent pas, la peau se refroidit, le pouls s'amoindrit, les forces s'épuisèrent et le malade mourut près de trois mois après la première opération.
S II. — ProëactloB 4b p«s daas les •rtiealatioMs.
M. Velpeau a signalé le premier, et il a décrit avec des développements pratiques (i*), un des accidents les plus dangereux qui puissent survenir après le cathétérisme : c'est la production du pus dans les articulations.
Après les accès de fièvre que nous venons d'exposer, si Ton n'a pas pu en arrêter le retour, on ne tarde pas k voir survenir des phénomènes nerveux, inflammatoires, bientôt suivis par des abcès diffus et des arthrites purulentes.
Chez certains malades, il se forme subitement un épancbement considérable dans une, deux, ou dans un plus grand nombre de jointures. Elles acquièrent rapidement un très grand volume; elles deviennent chaudes, rouges et très douloureuses. Le danger est alors très grand, car Tépanchement purulent est réalisé.
(1) Leçons orales de cUniquê ehirwgioak^ t. lli, p. 32i.
636 DK L'AFFICnOn UlCOUDU n DI Là UTHCr
Quatre ans après, nyant fait une longue coursf . .fWbftMsmt lougtempg résisté au besoin d'uriner, il fut •'l'iibord p™»
(complète, pour laquelle H. Deinarquay fit ' -«"'pilephlegmo-
révéla rien d'anormal dans la vessie de H. ' /^MttMeai. Dans
Dans le mois de février 185ii, après unr ' ' yrtpirfe * oiiitorme; par une forte pluie, le malade sentit r' ' .-■firntôt limitée, et l'on urinaire, les urines devinrent épaisse ■ «ressemble pas à celui rent des mucosités filantes. H. le dr r y^gèt fétide, el «mWai/s a un catarrhe vésicai, me fit appeler ' /.Omportante est confirma ration. /^V*"* '" ^^"'"^ ''**■ ^'^'
La sonde à petite courbure to '/./f^ base du trigone. /' ^opérations qu'on est appde
Il fut décidé qu'on aurait /'J^^Jfâfl'est paa nécessaire de faire préparatoire fut commencé , ^ '!/^i((i> pWodiques provoqués par des instruments, et, peur' vir^i le» organe» urinaire», et d» malade fut û satisfûsant /Ç^^fiafàn de renvoyer aux quelque*
Dans la soirée, après yVJj'jBWinier paragraphe de cet article, vive douleur dans te r V^ilwpW est de reconnaître si l'accès de et un pissementde ap ^^M^sme a provoqué ou réveillé une lendemain matin, If vO'^ifutions, la plus redoutable dans pouls fréquent et p' ^^^ *
Cette situation ■ ^* .^doit être bien étudiée, afin de savoir si avec M. le docte > ^^Igiodiller, ou si elle est tellement avancée
rience de H. C' attendre et soi les détails or de IhérapaU de ses lum six semain étant der opéra M mentdf incomi' Ao j'ai si> théra
J>J<j,fltile.
S'^j^j» résigner k être spectateur impui«iant de ^^^,„M»b\6 de conjurer, et dont on hâterait la fiu
if*'^^sa fcvorables, il faut combattre la raay^/j^te opéralion ; dans le cas contraire, il
t"^ i uue terminaison funeste, si, après un ou deux ^^jjV^jûuleiir des reins persistant, lu peau est diaade, '**^'*tyr « '"^ P'"^^* '"'**^'' fréquent et plein, et surtout (<*'ji''*rJsÈcUL-, (luelquel'oia froide, su couvri* d'un en- *^t^ *^iier signe est constant, lorstiue la néphrite doit
des' etî
''^ Ij ^MTi donc s'abstenir de toute opération, lorsqu'aux *i**JJjr»'*J plus haut se ioindront les sïmptàmea loeauk.
"11** !lr»"'6tttion des reins.
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ACUDUITS D8 LÀ- LITHOTftlTU. 619
Lorsque la lièvre est suivie d'ioflammatioii phlegraoneuse ou d'arthrite suppurative, on peut, au début, avoir des doutes sur la nature de raReetion, et la confondre momentanément avec un accès de rhumatisme, de goutte ou d'arthrite lilennorrhagique.
Il m'est impossible, dans un chapitre limité, de rappeler les caractères pro(Nres aux diverses aflTectigns que je viens d*énumérer. le me contenterai donc de dire que la fièvre symptomatique de la suppuration diffuse ou articulaire, débute constamment par un frisson, et souvent par un frisson intense ; que pendant la période de chaleur, la peau présente rapidement une sensation d'àcreté et de sécheresse; que la langue se sèche facilement; que le teinta une teinte jaunâtre et terreuse, avec rougeur des pommettes ; que la figure porte le cachet d'une altération profonde, et que, lors même que les frissons reviennent pour commencer un nouveau paroxysme, eeux«ci ne sont jamais séparés par une apyrexie eomjriète, et qu'enfin les frissons finissent par disparaître.
Les léHOQs locales présentent aussi des caractères propres à révéler leur nature.
La marche rapide des accidents, la production du pus, presque en même temps que le gonflement et la douleur, ce qui n'a pas Heu dans les cas de phlegmons diffus ou d'abcès articulaires dus à une autre cause qu'à un cathétérisme ; enfin, la nature du pus, semblable à celui des abcès urineux, feraient cesser le doute s'il en restait encore.
Nature de la maladie. —-C'est à une phlébite résultant de Tintroduction d'un instrument dans l'urèthre qu'on a d'abord attribué ces désordres. C'est qu'en effet on a souvent trouvé les veines qui enveloppent la prostate oblitérées par des caillots ou contenant du pus. M. Civiale n'accepte pas cette explication comme suffisante, et M. Velpeau se demande si l'urine n'est pas l'agent qui produit ces graves accidents. Cet éminent chirurgien dit : « L'urine est un des z> liquides les plus dangereux, les plus perfides de l'économie, et » qui produit les ravages les plus affreux quand il est sorti de ses » canaux naturels, quand il est épanché dans les cavités séreuses » ou infiltré dans le tissu cellulaire. Serait-il donc étonnant que » quelques-uns de ses principes, forcés, on ne sait comment, de » rentrer dans le torrent de la circulation, par suite de l'opération » du cathétérisme pratiquée dans certaines circonstances peu ou » mal connues, devinssent la cause de tous ces phénomènes? »
Gomment l'introduction d'une certaine quantité d'urine dans le sang a-t-elle pu se faire? Est-ce par l'absorption de l'urine toute formée, ou est-ce à la suite d'un trouble dans la sécrétion de ce
6hti DE L'jkrrïCTIUN calculiusb »i^H
liquide, trouble i|ui vend incomplète l'élinil! la comjwsentî
Celte dernière opinion, émise sous la Ton M. Velpeau, semble être probable aujourd' des faits cliniques, mais encore pur des * M. l'.l. Bernard. Ce savant pbysiologiste, i-e rénale des substances qu'il introduisait da la coloration rouge du sang de la veine réi observait donnaient abondamment le prot reins. II vit plus tan) i|u'en irritant le reii dans la veine rénale, qu'il était uoir aussi reins ne se faisait pas. Il semble donc qu étant troublée par une cause que nous ne le sang qui sort de cet organe est altéré, et à cette altération qui! faut attribuer les dés d'étudier.
Oo voit aussi que certains abcès, qui se lents accès lëbriles, contiennent une graii jaunâtre inliltrée dans le tissu cellulaire, e uriueuse si )>énétranle, qu'on a cru à la réali d'urine. Dans les ca^ étudiés à la Charité, il d'infiltration ; d'abord, le grand étoiguemen formés ces abcès excluait toute idée d'inf exisU.', on eût retrouvé la voie que l'urine e river au dépi^t : la disseclinn la plus attentif M, Periirigeon croit que cette iutoxicatic des marais, où s'opère la décomiiosition an végétaux et animaux.
L'urine, subissant facilement cette déco pas, par l'identité de celle cau.se, faire naîti ressemblent à tel point, qu'il est facile de l< tient pas compte de l'opération qui y donne l-a plilébite a également une graude infl des abcès qui surviennent après un calbétéri déjà un foyer de suppuration, ou l'iuslrui org;anes, a donné lieu à un abcès dont le | dans la circulation; le malade succombe purulente. Dans ces tas, ou trouve du pus qui enveloppe la pi-ostate et le col de la vt-s; Truitemeut. — l.a doctrine et la pi'atiqui nioiulc, il y a peu de temps t-ncore, cojisi aucidculs seulement lorsqu'ils étaient déveli
AOCiMiiTs Dt Lmionrnt. 6&1
chirurgiens, et parmi eux on en compte qui font autorité, se soumettent encore à ce précepte.
Cependant quelques-uns ont pensé qu'il était possible de prévenir les accidents, en adi^ipistrant d'avance la médication qui les guérissait, et Texpérience a prouvé Fefficacité de cette méthode dans la grande majorité des cas. Dans ceux même qui se sont montrés rebelles, les accès de fièvre étaient tellement amoindris, qu'on ne pouvait nier l'utilité du traitement préventif, et ceux qui y ont en recours n'ont plus eu à déplorer des accidents pernicieux. A l'appui de cette proposition, je puis invoquer les faits publiquet ment observés à la clinique de U. Ricord.
I Traitement préventif. — On a dernièrement proposé l'usage de ! l'aconit, et quoique les faits rapportés méritent attention, il est plus 1 prudent d'avoir recours au sulfate de quinine, dont les effets sont I assurés.
Ce médicament doit être donné pendant quatre ou cinq jours I avant l'opération qu'on se propose de foire, et les doses à adminis- ; trer sont subordonnées à diverses circonstances. I Si le malade est jeune, s'il n'a eu aucune atteinte intermittente, • résultant soit du cathétérisme, soit d'une cause paludéenne, la dose ) de &0 à 50 centigrammes dans les vingt-quatre heures sera suffisante. Si, au contraire, il est vieux ou afliaibli, la dose pourra être portée de 70 jusqu'à 80 centigrammes.
Lorsque les accès sont développés et lorsqu'ils sont dans les conditions de simplicité indiquées, on peut les abandonner à eux-mêmes, ou, s'il y a un état saburral, il suffit de donner un minoratif ; l'expectation est encore sans dangers, si les accès successifs vont en s'amoindrissant.
S'ils conservent la même intensité, et, k plus forte raison, s'ils sont graves ; s'ils revêtent la forme pernicieuse, que ce soit dès le début, ou progressivement, qu'il y ait ou non maladie des reins, il fout, avant tout, soustraire le malade à une mort imminente par l'administration abondante du sulfate de quinine : ainsi on donnera de 1 à 2 grammes dans les vingt-quatre heures, comme s'il s'agissait d'une fièvre pernicieuse de cause paludéenne.
M. Perdrigeon dit avoir vu qu'à ces doses élevées, le sulfate de quinine a moins d'inconvénients, et qu'il agit plus sûrement pris en lavement qu'en potions ou en pilules. M. Bricheteau a publié aussi (1), un mémoire qui démontre la puissance de ce médicament employé à doses élevées dans ces circonstances.
Si les accès fébriles deviennent cholériforroes, le sulfale dcqui«
(I) Brîcbeteau, in Ârchi^s géntralts de médecine , 1817.
«, •: . w'fKLTtUll CaLCOLEUSB tT Dt LA LITHOTRITIE.
.«. .....^ctnruuiiii«L>*r ia voie endermique, et l'indication de lui
. . > ,uuM.Tr^ -SI précise.
^t . lA^niKje nMiiarquable (1), M. le docteur Briquet a établi -«w^ffvOA' s«rrir de guide dans l'administration du sulfate de
oMfeiiâte à fractionner les doses du médicament, et à
• ^ iMff^^ltf de plusieurs heures entre les prises de la jour-
.» ..^^..u «HKiemain, et à n'élever que très graduellement le
jBMsr iiue beure et quelquefois deux beures entre cbaque .:\ 'U iouze beures entre la dernière prise de la veille et :i^ jnâtf du lendemain.
lorsqu'il s'agit des fièvres pernicieuses, par exemple, i .-«e^er les doses jusqu'à l'apparition des phénomènes qui i^.ix jction du médicament sur le système nerveux : lacét, es vertiges, la titubation et les bourdonnements d'oreilles, a maladie des reins existe, on ne doit pas oublier, dès « .âkii(^r est passé, que le sulfate de quinine est seulement un Lî. H v|u*ilest urgent d'attaquer la néphrite : il est même sage 4É ><jBfi«iKire remploi du médicament, ou d'en diminuer les doses, «M^tf 41M. éliminé par les reins, il pourrait en activer la désorga-
ti4^ jul^nons diffus, ou les abcès circonscrits étant i^lisés, il ^ Mun^ieiisable de les ouvrir tout de suite ; et généralement les ^lïrr^ ^[uérissent.
,^jU4ad la sécrétion purulente s'est faite dans les articulations, la
^mh* atteint un tel degré de gravité, que presque toujours les t»ï> .^ui'combeiit. Cependant M. Velpeau a obtenu une guérisou ^ilMvmit de bonne heure les deux articulations tibio- tarsiennes J^W bMinme qui, après un cathétérisme, avait eu de violents frisjji^ suivis de la formation d'abcès dans ces jointures.
L# MMklade guérit avec ankylose des deux articulations.
i;;^!^ situation est très grave: si le malade ne succombe pas en Mi^«N6 jours à une résorption purulente, il dépérit, ruiné par ^^. ^ppuration qu'on ne peut pas tarir.
1^ ^imputation n'est même pas, dans ces cas, une dernière espéi^m^y: souvent deux, trois, ou même un plus grand nombre d'ar- ^.^tionssont envahies, et la mort en est la conséquence inévitable.
' l^uet. Hecherches expérimentales sur les propriéti^s du quinquina el de .^.«M^^y,-5, 2'é<Jil.,^y^^> t vol. in-8.
AOCIDINTS Dl LA LlTHOTilTlI. 6hl
S Ur. — Bé<«Bii9« éTm
Certains malades ne peuvent pas uriner après Topération ; chez les uns, cette complication cesse dans le bain, chez d'autres elle persiste pendant plus ou moins longtemps, et il faut évacuer l'urine avec la sonde. Cet accident est le résultat d'un état spasmodique développé par la manœuvre ou aggravé par elle, lorsqu'il existait déjà avant l'opération, bien qu'il n'y ait pas d'altération organique. C'est ordinairement chez les sujets nerveux qu'on observe cet étal de contracture.
Le praticien peut être trompé par le calme apparent qui suit l'opération ; en efTet, des malades qui ne pouvaient pas résister au besoin d'uriner pendant la manœuvre, étaient tranquilles aussitôt après la sortie de l'instrument, et Ton ne s'est plus préoccupé du soin de savoir s'ils pourraient vider leur vessie. Afin d'éviter ces difficultés d'uriner ou cette rétention d'urine, on doit évacuer Turine et le détritus de la pierre aussitôt après lopération, en faisant des injections à grande eau. 11 est toujours facile d'empôcber le déve- .loppement de ces accidents ou de les arrêter, lorsqu'on n'a pas laissé à la rétention le temps de produire des lésions organiques.
Lorsqu'on bit la lithotritie chez les vieillards, on voit souvent après la séance un écoulement de sang sortant avec l'urine, ou qui plus rarement s'échappe par Turèthre; il est rare chez l'adulte, et on ne l'observe jamais chez l'enfant, lorsque l'opération a été convenablement faite. Cet écoulement, simple exhalation sanguine, sans lésion, sans déchirure de vaisseaux, s'arrête spontanément dans on temps très court , et bien rarement il exige d'autres soins que œloi de vider la vessie.
C'est presque toujours de l'orifice uréthro-vésical que vient ce lang ; lorsque, pour vider b vessie après l'opération, on introduit une sonde, le premier et le dernier jet d'urine contiennent du sang, le reste est à peine coloré, et souvent il n'en contient pas du tout.
Dans l'intervalle des séances, il survient quelquefois desaccidents qui rendent l'opération difbcile, douloureuse, ou qui la font suspendre momentanément. Ainsi l'infiltration du prépuce empêche de découvrir le méat uriiiaire ; et le gonflement du gland rend douloureuse l'introduction des instruments. Ou doit, dans ces cm, s'abstenir de toute manœuvre pendant quelques jours, et on anveieiNM la verge d'un cataplasme.
Wx DE L*AFF£CTION CALCULEUâB ET US LA LITHOIRlTIB.
I/orchitc est encore une conséquence fVéquente de la Hthotrilie; elle allonge le traitement, en ce qu'il faut attendre sa résolution avant de continuer le broiement de la pierre. Dans les cas simples, sa terminaison est rapide, et, dans les cas plus graves^ elle exige des soins que nous avons décrits (page 110).
Cet engorgement du testicule peut avoir lieu k toutes les époques de l'application de la lithotritie, aussi bien après que la vessie est débarrassée de son calcul que pendant le traitement préparatoire. Je l'ai vue survenir à la suite de la séance d'exploration pour constater la guérison.
La cystite, qu'on a cru être fréquente, est très rare après la lithotritie. M. Civiale en a vu seulement un petit nombre de cas dans sa pratique si étendue ; résultat qu'il attribue aux soins de prévenir et de combattre les difficultés d'uriner et la rétention d'urine. Ce traitement a été impuissant dans quelques cas seulement de pierre compliquée de tumeur prostatique ou fongueuse, et d'irritabilité exagérée du col de la vessie ; l'inflammation se développe rapidement, elle acquiert une grande intensité, et elle se termine par la mort.
En décrivant les lésions organiques produites par la présence prolongée d'un calcul, nous avons cité les collections de pus disséminées et réunies dans l'épaisseur des parois de la vessie (pag. 549). Ces abcès peuvent se produire par le fait de la lithotritie et pendant son application. On les voit se former dans la portion profonde de l'urèthre, près du col vésical, et dans les parois de l'organe. Lorsque ces abcès se manifestent de manière à pouvoir être aperçus et atteints, on doit le plus tôt possible donner issue au pus, et après la cicatrisation de la poche, on peut continuer la lithotritie. Dans d'autres circonstances, on reconnaît seulement un état général de malaise, qu'il est à peu près impossible de définir, et qui crée au médecin une position très embarrassante; obligé d'ajourner la lithotritie ou d'y renoncer, il ne voit pas toujours assez clair dans cette situation pour oser faire la taille.
L'expérience seule peut indiquer des ressources que les études théoriques sont impuissantes à conseiller.
Les ulcérations qu'on a vues dans la vessie après l'application de la lithotritie ont été à tort attribuées à cette méthode : sans doute si on a employé des instruments vicieux, si l'opération n'a pas été faîte avec la prudence et la délicatesse nécessaires, de tels accidents ont pu être observés, mais ils doivent être imputés à l'opérateur et non à la méthode.
Il est une espèce d'ulcérations qu'on trouve dans la vessie des cal* culeux qui n'ont subi aucune opération, et qui sont le résultat des