‹ Traité des maladies des voies urinairesChapitre 68 sur 73 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DES INDICATIONS ET DES COPTTSE -INDICATIONS DE LA, UTHOTMnL

Il résulte de ce que nous venons d'exposer que si la litfiolrilit n'est pas une opémtion applicable à tous les calculent, elle dai être employée comme méthode générale, la taille étant réscrw pour les fflits exceptionnels, et pour ceux qui restent en d«Ji»rt 6i l'»clion des instruments lilhotriteurs. C'est à tort qu'un entliousiaonf irréflécbi s voulu la fmre admettre comme une mètliode abul*. et devant exclure la (aille : cette dernière est u ne précieuse opéraliv qui vient comploter les ressources de la chirurgie contre VatteMt calculeuse, et dont l'titilità doit être invoquée au moinent oô cet de lalitliotrilie fait déraut.

Le chirurgien dont l'expérience est la plus vaste et la plus nJW chip en cette matière, M. C.iviale, a établi une série de faits qui yci autant do jalons servant de guide pour l'application de cette mt'iiixd'' 11 considère comme très simples les cas de petite pierre d'une durtV moyenne, développée dans une vessie sans lésions organiqui'^. d ayant conservé sa capacité et sa contractitité normales. Égal^nirni l'urèthre et la prostate ne doivent pas être altérés dans leur forme c( dans leur texture. Ordinairement une ou deux séances de quatnï six minutes suflisent pour détruire un tel calcul.

Une pierre de deux centimètres à deux cenliinètres et demi de diamètre dans une vessie sans lésions graves devra être écrasée p>r le lithoclaste muni de l'ccrou brisé. Lorsque la pierre est morcel-t soit par l'écrasenieut, soit par la percussion, on prend les fragments que la seule pression de lu main suffit souvent pour écraser, et si le malade n'est pas très irritable, on brise en quelques minutes un grand nombre de fragments.

Généralement, après les opérations faites dans ces circonsUnccs. U' malade ne doit pas rester couché; il peut sorlir et continuer t ^'occuper de Ks alTaires.

I DBS MDICATIOXS IT DBS CONTRE-INDICATlOICâ DE LA LtTlOTBITlB. 6&9

I Le choix de rinstrument devient important lorsque la pierre a I trois ou quatre centimètres de diamètre, et lorsque sa résistance est ! grande ; ce n'est souvent qu'après un premier essai qu'on recon- > naît la nécessité d'en choisir un plus fort que celui employé priroitîi \ement. Le calcul trop gros fuit lorsqu'on rapproche les branches qui I n'ont pas assez de longueur. On doit, dans ces cas, avoir recours à la percussion.

La vessie et l'urèthre subissent des altérations qui rendent le jeu des instruments difficile, douloureux, et quelquefois impossible. C'est principalement lorsque la sensibilité de ces organes est exaltée, soit par une disposition particulière de l'organisme, soit par une altération des tissus.

Malgré ces f&clieuses complications, si la pierre a peu de volume ^ et peu de dureté, on doit faire des séances très courtes, et à des I intervalles éloignés. Immédiatement après chaque séance, on doit H évacuer les détritus avec des injections à grande eau, afin qu'ils ne u s'accumulent pas au col de la vessie.

e Une altération pathologique de la vessie , ou de son col , avec I ou sans exagération de la contractilité de cet organe, exigent de I l'opérateur une très grande attention, afin de ne pas l'aggraver par I des manœuvres peu mesurées. Néanmoins , si elles sont mal supf portées, si à chaque séance la douleur augmente au lieu de diminuer, s'is survient après chacune d'elles un accès de fièvre ; tenant compte du volume, de la dureté de la pierre, et du nombre de séances nécessaire pour sa destruction , il faut immédiatement abandonner la lithotritie, et pratiquer la taille.

Lorsque la contractilité trop forte de la vessie n'est pas le résultat d'une lésion organique, on peut la diminuer , de manière à rendre l'opération possible en employant les antiphlogistiques et les opiacés. Lorsque, au contraire, il y a diminution de la capacité, avec racornissement de l'organe, et lorsque la pierre semble ne pouvoir pas être rapidement morcelée, on doit renoncer à employer la lithotritie ; parce que la manœuvre produisant toujours plus de douleurs elle est bientôt suivie d'une réaction dont on ne peut pas préciser la violence.

Quand on a pu procéder à l'écrasement, malgré ce surcroît de contractilité, on doit empêcher l'accumulation des fragmenta dans la portion profonde de l'urèthre, en foisant les injections à grande eau , dont nous avons parlé. L'arrêt de œs fragmenls augmente la sensibilité du canal qui s'étend jusqu'à la vene, el tf "*nfoaii8 na surcroît de contractions dont les suites penvif C'est dans de tels cas qu'il vaut mîeu^

668 DK L'ArrtCTION CALCULRUSE ET DI LA LITHOTRITIE.

dans la vessie desquels on a placé une sonde à demeure, des douleurs apparaître au bout de quelques heures, dont on reconnaît la cause en retirant la sonde qui est déjà incrustée de phosphates.

L'affection calculeuse peut donc se reproduire après Tune ou l'autre opération, indépendamment des fragments laissés dans la vessie, et par la seule disposition des organes, ou par la diathësedu sujet que nulle méthode ne peut changer.

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