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TROUBLES DE LA CONTRACTILIÏÉ DE LA VESSIE

Traitement. — A un Iraitement général convenant à toutes les formes s'ajoulei'a pour chacune d'elles une thérapeutique spéciale.

Il faudra soigner les enfants comme des névropathes : le grand air, l'hydrothérapie, l'exercice physique, le repos intellectuel, tous les moyens susceptibles de les empêcher de penser à leurs mictions sont excellents. En cas de poUakiurie, on imposera aux malades une retenue prolongée en restreignant de plus en plus le nombre des mictions. Sur des sujets impressionnables la suggestion a bien réussi.

Quant aux traitements cruels et barbares qui consistent à punir les

enfants et à les terroriser, il faut absolument les abandonner. En effet, si l'incontinence est due à une excilabihté vésicale ou à une atonie des sphincters, une lésion véritable est seule en cause; si elle est psychique, des punitions ou l'ébranlement moral causé par des châtiments fixent encore davantage dans l'esprit de l'enfant l'image des mictions. Cette pensée revient dans ses rêves et augmente la propension à l'incontinence.

Un moyen plus rationnel consiste à réveiller l'enfant à heures fixes, de préférence aux heures auxquelles il a coutume d'uriner. On a obtenu de bons résultats par ce procédé. On a également cherché à éviter la pression de l'urine sur le col vésical ,en faisant coucher les enfants sur un plan incliné, la tête plus basse que le corps.

Une méthode plus ingénieuse et plus scientifique a été proposée en ■1001 par Albarran et Gathelin. Ces auteurs, estimant que dans beaucoup d'incontinences l'inhibilion de la contractilité sphinctéricnne joue un rôle important, ont cherché à provoquer la dynamogénie de la contractilitç ou

DKS^os cl Minet. — Tiailé des mal. des voios ui'in. 49

de la tonicité suspendue, mais non abolie. C'est la méthode des injections épidurales proposée contre les diverses formes d'incontinence. En voici la technique (fig. 227). On fait coucher le malade sur le côté gauche ; on délimite au-dessous de la crôte sacrée et de chaque côté deToritice du canal sacré les deux tubercules osseux qui forment. avec la pointe coccygiennc les ano-les du triangle inférieur du canal sacré. On enfonce verticalement un peu au-dessus de la ligne des tubercules sacrés la longue aiguille d'une seringue stérilisée de 10 centimètres cubes de capacité. L'aiguille progresse jusqu'à ce qu'on sente qu'on traverse la couche ligamenteuse qui forme la paroi postérieure du canal sacré. Cela fait, on abaisse le pavillon de la seringue qui devient horizontale ; à ce moment l'aiguille avance librement. Quand on l'a enfoncée environ de 5 centimètres, on injecte le liquide préparé. Au début, on se servait de cocaïne à dont on injectait -5 à 6 cenmètres cubes. Mais on obtient d'aussi bons résultats en injectant 10 centimètres cubes de sérum artificiel physiologique. On fera ainsi de deux à six injections à des intervalles de trois à huit jours ; si à ce moment on n'a obtenu aucun résultat, il est inutile d'en continuer l'emploi.

Bien que ce traitement soit légitimé par un grand nombre de succès, la proportion d'échecs est encore plus considérable. D'ailleurs, il semble que souvent c'est par la suggestion que les injections épidurales ont produit leurs résultats.

Jaboulay a employé un autre traitement chirurgical. Il pratiqua des injections rétro-rectales de sérum physiologique. L'aiguille, introduite à la pointe du coccyx, sert à injecter une centaine de grammes de liquide. Cette méthode a réussi chez certains sujets; elle paraît devoir être presque exclusivement réservée aux incontjinents psychopathiques, et peut-être comme moyen adjuvant dans les autres cas auxquels une thérapeutique différente est apphcable.

Dans l'excitabilité exagérée de la vessie, les narcotiques et les stupéfiants, admmistrés soit par l'estomac, soit par le rectum sous forme de suppositoires ou de lavements, sont efixaces. Le vieux traitement institué par Trousseau réussit souvent. Il consiste à administrer des pilules contenant de l'extrait de belladone en commençant par de faibles doses pour aller ju.squ'à 15 centigrammes. Le chloral, le bromure, l'antipyrine à dose de 1 à 2 grammes, le pyramidon, l'aspirine, reconnaissent les mêmes indications. ,

Les anesthésiques, tels que la cocaïne ou la stovaïnc, portés directement

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