‹ Traité des maladies des voies urinairesChapitre 138 sur 170 · PLANCHE V · texte numérisé non relu

PLANCHE V

Tuberculose rénale.

Cavernes confluentcs remplies de matière caséeuse, circonscrites par des cloisons contenant du parenchyme rénal macroscopiquement normal.

Desnos et Minet. —

Voies iirinaii-cs.

Planche V.

Irouve plus trace de parenchyme rénal; les bacilles de Koch disparaissent, et après eux les autres micro-organismes. C'est une véritable forme de o'ucrison de la tuberculose rénale, anatomiciuement démontrée. Le bénôfice est d'ailleurs, médiocre pour le malade, car elle ne se produit que dans les cas très anciens, alors que la tuberculisalion de l'autre rein s'est presque fatalement produite.

C'est à des lésions de ce genre que se rapporte la forme que Lancereaux a décrite sous le nom àliydronéphrose tuberculeuse et pour la production de laquelle l'oblitération complète de l'uretère est nécessaire ; on n'y retrouve plus ni bacilles ni éléments du rein.

Il nous reste à décrire deux formes exceplionnelles : la tuberculose ■massive et le rein poly kystique.

Dans la tuberculose massive, les masses caséeuses sont confluentes et le parenchyme rénal est en tout ou partie transformé en une matière molle, pâteuse, grisâtre, analogue à du mastic, isolée du reste de l'appareil urinaire, soit par des lésions urétérales, soit parce qu'elle ne peut d'elle-même s'évacuer dans le bassinet, en raison de sa masse et de sa <ionsistance. Le rein, dans ce cas aussi, est réduit à l'état de coque fibreuse dans laquelle tous les éléments du parench3'me normal ont disparu. Toutefois, dans une forme, de transition sans doute, que représente la figure 248, des cloisons existent encore, vestiges des colonnes et des pyramides, et la matière pâteuse n'est pas homogène.

Dans un autre processus beaucoup plus rare, décrit par Carlier et Curtis, sous le nom de rein polykystique tuberculeux, il s'agit de lésions <îomplexes débutant par des embolies et produisant une tuberculose corticale ; l'invasion des pyramides est secondaire et aboutit à une transformation scléro-épithéliale et kystique. Ces kystes ont des dimensions qui varient de 40 u jusqu'à 3 ou 5 millimètres et même un centimètre de diamètre.

Processus curatif. — Des faits ont été publiés comme exemples de guérison des tubercules et se rangent sous quatre chefs : transformation crétacée ; transformation scléreuse ; évacuation du tissu caséeux ; obUtétération fibreuse des uretères. Avant de discuter la valeur des faits publiés, nous croyons, devoir établir que le mot guérison ne peut s'appliquer qu'à une transformation des lésions telle que toute trace de tuberculose, et en particulier les bacilles de Koch, aient disparu de tout rorgane encahi; la démonstration en est difïicile en clinique.

MALADIES DES REINS Telles ne paraissent pas être les observations de transformation crétacée.

Fig. 249. — Énorme abcès froid du rein occupant le pôle supérieur : le reste de l'organe est peu altéré.

Le Fur a trouvé des tubercules crétacés, avec une coque fibreuse, épaisse ; mais rien n'indique que le reste du rein était exempt de tubercules. La

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