CHAPITRE IX
lilHLtOlJRAPHIE
liuiLLET. r/jé.se, 1888. — Chevajjeu. Tkèsc, 1891. — Alhakhan et Imukrt. Les tumeurs du rein, 1903. — Héresco. Intervention sanglante dans les tumeurs malignes du rein. Thèse. 1899. — Gr.a-\yitz. Virchow. Archiics, 1883. — Lecène. Étude sur les tumeurs solides du rein {in Hartmann. Travaux de chirurgie anatoino-clinique) , 1904. — Alrreght. Contrib. à l'hypernéphrome malin. Arch. f. Klin Chir.. 1903, Bd 77. — Neuh.\user. Le carcinome et le sarcome hypernéphroïdes. Arcli. f. Klin chir., Bd 79, 1907. — Moucheï. Tumeurs du rein chez l'enfant. Rapport au Congrès de gynéc, obst. et péd., 1907. Annales gén.-urin., 1907. — Tédénat. Hypernéplirome du rein. Annales gén.-urin., 1907. — Grkgoire. Propag. du cancer du rein. Soc. anat., 1903. — Forgue. La néphrectomie dane les tumeurs malignes du rein. Rapport. Assoc. fr. d'Urol., 1902.
KTIOLOGIE
Les tumeurs du pareiich3mie rénal semblent plus fréquentes chez riiomme que chez la femme; dans la statistique de Kûster qui porte sur tiOl cas, on trouve 348 hommes et 253 femmes; dans celle d'Albarran et Imbert, 227 liommes et 175 femmes: dans celle d'Israël, 45 hommes et 23 fefnmes.
L'enfance est très souvent atteinte : suivant Doderlein, 38 p. 100 des cancers de l'enfance frappent les reins; sur l'ensemble des tumeurs rénales, Guillet trouve 87 adultes et 43 enfants; Albarran et Imbert, 416 arUiltes contre 173 enfants; la majorité des néoplasmes de l'enfant se montre avant quatre ans : on a trouvé des tumeurs môme pendant la vie intra-utérine.
Le côté droit paraît un peu plus fréquemment atteint; en réunissant les statistiques de Iviisler, Lothersen, Kapsammer, Albarran et Imbert, Albrecht, nous trouvons 525 cas à droite, 470 i\ gauche. Guillet n'a réuni que 5 cas bilatéraux sur 103 ; chez l'enfant, la bilatéralité est jmoins rare.
Au niveau du rein comme dans les autres viscères, la pathogénie des tumeurs reste obscure. Comme causes prédisposantes, on a incriminé l'hérédité, la lithiase qui peut aussi être secondaire à la tumeur, les traumatismes, les inflammations chroniques qui, suivant Sabourin et Œttinger, so transforment en adénome, puis en épithéliome.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Dans la plupart des cas, l'aspect extérieur n'est pas différent suivant la nature de la tumeur; la forme de l'organe est arrondie, lisse ou lobuléc, mais ne présente jamais le bord tranchant caractéristique des tumeui's hépatiques ou spléniques. Généralement la tumeur est enkystée par la capsule propre, sur laquelle rampent de nombreuses veines, très dilatées si le néoplasme est de grandes dimensions. Cette capsule est épaissie par endroits et envoie vers la profondeur des tissus malades des tractus fibreux qui rendent impossible la néphrectomie sous-capsulaire.
A la coupe, les tumeurs malignes se présentent soit sous la forme nodidmre, par îlots néoplasiques entourés de parenchyme rénal, sans aucune prédilection pour une région de l'organe ; soit sous la forme iiifiltrce, où les tissus néoplasiques sont mal limités et envahissent presque tout l'organe (planche VII), prenant tantôt. l'apparence d'un tissu lisse, consistant (forme squirreuse), tantôt celle d'une substance molle, cérébriforme. plus ou moins tachetée de sang (forme encéphaloïde).
Souvent le rein cancéreux a contracté des adhérences avec les parties voisines et peut comprimer les gros vaisseaux et même les envaliir.
Nous décrirons des tumeurs épithéliales : adénome, épithéliome, auxquelles nous joindrons l'hyperriéphrome, et des tumeurs conjonctives : sarcomes, fibromes, etc.
1' Adénomes. — En 1882, Sabourin montrait, dans les néphrites interstitielles, la fréquence de petites tumeurs adénomateuses du volume d'un grain de mil et n'ayant aucune tendance à proliférer, sauf dans certains cas où elles pourraient devenir énormes et même se transformer en cancer. Les recherches histologiques de Brault, Toupet, Pilliet sont également on faveur de la transformation possible de l'adénome en cancer.
Tandis que l'épithéliome prédomine de un à cinq ans (Albai-ran, Kiister), c'est à partir de soixante-dix ans qu'on trouve le plus d'adénomes.
On distingue, depuis Albarran, trois variétés parmi ces tumeurs : a) Lv