CHAPITRE XII
BIBLIOGRAPHIE
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Nous passerons en revue les kystes des néphrites, les grands kystes séreux, le rein polykystique, les kystes liydatiques ; nous éliminerons, au contraire les kystes hématiques des néoplasiques et nous ne ferons que mentionner brièvement les kystes para-rénaux et signaler l'existence des kj'stes dermoïdes qui sont d'une extrême rareté et n'ont pas d'histoire clinique.
1° Kystes dans les néphrites
On observe fréquemment, dans les reins atteints de néphrite interstilielles, de petits kystes parfois très nombreux, situés principalement à la surface du rein, mais aussi dans le parenchyme rénal ; ce sont des kystes par rétention de pi-oduits sécrétés dans les glomérules et les canaliculcs, la sclérose ayant oblitéré les canaux excréteurs. Cliniquement, leurs symptômes sont nuls, ou plutôt ce sont ceux de la néphrite cUe-môme; cependant on trouve souvent de petits kystes dans les formes douloureuses et
hématuriques des néphrites (Pousson) ; à ce titre ils peuvent relever de la chirurgie, comme nous l'avons vu.
Mais au point de vue pathogénique il semble que la néphrite interstitielle scléreuse intervient non seulement dans ces petits kystes, mais aussi dans les variétés que nous allons décrire : grands k^^stes séreux et maladie polykyslique ; de sorte que le titre de kystes par néphrite est peut-être destiné à englober la plupart des kystes rénaux.
2° Kystes séreux uni ou pauciloculaires
Anatomie pathologique. — Ils sont rares, moins cependant que ne l'indique la statistique d'Israël qui, sur 297 opérations rénales, n'en rencontra qu'une fois. Ces kystes que la plupart des auteurs ont trouvé ordinairement unilatéraux, mais qui seraient plus souvent bilatéraux d'après Albarran et Imbert, se rencontrent isolément, ou en petit nombre, dans le rein atteint, et surtout au niveau des extrémités. Ils apparaissent, au moment de la libération du rein, comme des saillies arrondies, régulières, lisses, d'une teinte bleuâtre, presque transparentes, qui s'élèvent de la surface du rein ; leur volume varie : on le trouve surtout du volume d'un gros œuf, d'un citron, mais ils peuvent atteindre aussi un énorme développement. A l'ouverture du kyste, s'écoule un liquide incolore où citrin, parfois hématique, contenant de l'urée, mais non constamment, des sels et une forte proportion d'albumine ; la paroi est mince ; la surface interne est moins lisse que l'externe, elle peut présenter de fines stries blanchâtres dues à des faisceaux fibreux, parfois assez saillantes et présentant une brillante irisation comme dans le kyste que représente la planche VIII. Du côté où elle s'adosse au parenchj^me rénal, celui-ci est déprimé en forme d'une cupule dont les bords se continuent avec la paroi du kyste ; on a vu la poche faire saillie jusque dans le bassinet (Bonneau et Hartmann). Au microscope la paroi se montre formée d'une couche fibreuse revêtue en dedans par un épithélium plat ou cubique, et dans laquelle on retrouve parfois des éléments du parench3^mc rénal. Le rein lui-même ne présente qu'une mince zone de sclérose au niveau du Icyste.
Pathogénie. — Le mode de formation de ces kystes esttrèsobscur ; on les a attribués à la dilatation des tubes urinifères ou à celle de la capsule do Bowmann, et la présence d'urée dans ce liquide vient à l'appui de l'opi-