CHAPITRE XV
URÉTÉRITE ET PÉRI U RÉTÉRITE
BIBLIOGRAPHIE
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Les développements dans lesquels nous sommes entrés à propos des urétérites qui accompagnent les pj^élonéphrites, infections et inflammations dont l'étude ne peut se dissocier, nous laissent peu de chose à dire des autres urétérites.
Etiologie. — L'urétérite est rarement primitive ; elle est due alors aux traumatismes, aux calculs de l'uretère ; Israël a publié un cas d'urétérite primitive que ces affections n'avaient pas préparée. L'urétérite secondaire est descendante ou ascendante ; nous avons exposé ses causes et sa pathogénie à propos des pyélonéphrites.
Anatomie pathologique. — Dans les cas aigus, on distingue l'urétérite catarrale et l'urétérite phlegmoneuse ; celle-ci est caractérisée par l'épaississement inflammatoire de la paroi avec production de foyers hémorragiques, le gonflement de la muqueuse, la présence de pus et de sang dans la lumière de l'uretère; il existe le plus souvent de la péri-urélérite ; le tissu cellulaire enflammé augmente l'épaisseur du conduit et peut aboutir à la suppuration. Pariétal ou péri-urétéral, le processus inflammatoire lend à la production de rétrêcissemenls ; la péri-urélérite se termine parfois par l'incarcération de l'uretère dans une gangue scléreuse qui le comprime sur une grande étendue ; ailleurs elle forme simplement des nodosités circonscrites.
L'urélérite chronique a lieu avec ou sans dilatation, comme nous lavons exposé précédemment. Signalons l'urétérite pseudo-membraneuse (Israël, White, Stern et Yiertel) ; la leucoplasie, généralement étendue en même temps au bassinet et à la vessie, et la production de kijsles multiples miliaires à la surface de la muqueuse (ureteritis cystica) rappelant les kystes analogues de la vessie (Marckwald, Nattan-Larrier, Herxheimer), qui peuvent être rattachés à un processus inflammatoire chronique, mais il est difficile de savoir si ces kystes précèdent ou suivent la pyélonéphrite que l'on trouve souvent en même temps.
Symptômes. — La douleur urétérale peut acquérir une importance assez grande pour déceler l'urétérite, au cours d'une pyélonéphrite qui l'accompagne dans la grande majorité des cas et qui en masque les symptômes ; elle existait, avec V hématurie, chez le malade d'Israël, qui subit la néphrectomie et l'urétérectomie, la néphrotomie étant demeurée sans résultat; sur la pièce, on ne trouva au niveau du rein que la dilatation du bassinet, mais l'uretère était épaissi, et la muqueuse présentait des érosions inflammatoires.
Le traitement se confond avec celui des infections pyélorénales.