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J.EYNARD

Fig. 55. — Sondes électrodes pour Tionisation.

de solution de collargol à 1/1 00, puis on ferme la sonde au moyen d'un fausset, et l'urètre par une ligature élastique peu serrée, La sonde est reliée au pôle positif de la pile, pendant que l'électrode négative est appliquée sur la cuisse ou l'abdomen. Un courant de S à 10 milliampères est établi pendant cinq minutes. On répète ces soins tous les deux jours.

7° Traitements endosco piques. — Le rôle de l'urétroscopie dans le

Fig. 56. — Inciseur endoscopique.

traitement des urétrites chroniques est double: 1° contrôler l'efficacité des traitements ou même, d'après les écoles allemandes, servir de base prin-

Fig. 57. — Caniili^ pour injtsctions cl aspiralioii.

ci pale aux indications thérapeutiques; T permettre l'emploi direct, par le tube endoscopique, de certains moyens d'actions.

Ces moyens ont pour caractère commun d'être appliqués à des lésions ncilemerU localisés^ des zones exiguës de la paroi. Les principaux sonll'in-

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cision (fig. 56) de petits kystes suppurés saillants dans la lumière du canal ;

Fig. 58. — Galvano-caulère.

l'élargissement d'orifices glandulaires ; l'aspiration, par une fine canule

Fig. 59. — Aiguille élecirolytiquc de Kollmann.

d'argent, des mucosités qui les obstruent (fig. 57) ; l'ablation des papillomes,

Fig. 60. — Stylet. Fig. 61. — Porte-tampon.

au moyen de sécateurs (fig. 62), de curettes, de Fanse galvanique (fig. 58) ; l'injection de solutions caustiques ou antiseptiques dans les cavités d'abcès et

Fig. 62. — Sécateur de Desnos, les trajets anormaux ; l'électrolyse des glandes et conduits au moyen de la

Fig 63. — Pince à corps étrangers.

(ine électrode de Kollmann (fig. 59) ; l'application de lopiques (teinture d'iode, nitrate d'argent concentré, etc.) sur les exsudats pseudo-membraneux, sur

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les fissures, sur les ulcérations infectées; rincision de brides cicatricielles ou scléreuses rétrécissant l'urètre. Nous y ajouterons, sans expérience personnelle qui nous permette de ne pas être surpris de l'emploi fréquent qu'en font les spécialistes allemands, le traitement de certaines infiltrations dures très rebelles par l'ablation à la curette, les scarifications, l'électropuncture répétée.

La valeur de l'endothérapie n'est pas contestable pour les lésions que nous venons d'énumérer dont plusieurs resteraient peut-être incurables sans son secours. Mais dans la majorité des cas, les autres méthodes de traitement suffisent pour obtenir la guérison des urétrites chroniques, et même avec le secours de l'endoscopie, trop souvent certaines lésions défient tous les essais de restitiitio ad integrum ; le traitement endoscopique restera donc exceptionnel, mais le chirurgien se tiendra prêt à l'employer en cas d'échec des traitements par la dilatation et les instillalions.

B. Indications thiïrapeutiques. — Les indications thérapeutiques s'appuient sur les données du diagnostic, que l'on précisera le plus possible, avant et pendant le traitement, et sans néghger l'urétroscopie dans les cas rebelles. Bien que, en pratique, les formes d'urétrite chronique soient mal délimitées, souvent associées, bien que la présence des complications prostatiques joue un rôle extrêmement important dans l'évolution et la durée de l'urélrite, nous exposerons le traitement : 1° dans les formes à gonocoques ; 2° dans les formes post-goiiococciques à lésions superficielles ; 3" dans les formes à lésions profondes.

■i" Urétrites chroniques à gonocoques. — On continuera les lavages au permanganate de potasse, bi-quolidiens dans les cas rebelles, quotidiens dans les cas favorables, en augmentant ou décroissant les doses suivant l'irritation de l'urètre, mais de préférence de 1/2000 à 1/1000 dans l'urètre antérieur. Dans les cas les plus favorables, surtout quand ce traitement n'a pas été fait, ou a été mal fait auparavant, on peut espérer l'éfimination des gonocoques en "deux ù trois semaines. Quand les gonocoques reparaissent malgré des lavages continus pendant plusieurs semaines, à plus forte raison plusieurs mois, on doit rechercher leurs « repaires » par l'examen de la prostate, et par l'urétrocospie. La pludart du temps la prostatile est la cause de leur persistance ; on In Iraile par l'expression com-

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binée aux lavages, sans négliger les vésicules séminales. Evénluellemcnl on incise les abcès folliculaires, les conduits para-urélraux, on exprime ou on incise les glandes de Gowper. On s'informe de la possibilité de réinfection par des coïts contagieux.

Si ces moyens échouent, on pratique les lavages à la sonde; en outre, bien que, en principe, on doive s'abstenir de dilatation dans un urètre ii gonocoques, on devra employer de prudentes dilatations associées aux lavages, toutes les fois^que le processus blennoragique sera localisé à une région très limitée de l'urètre, comme on l'observe au cul-de-sac du bulbe. On s'abstiendra de lavages ou d'instillations au nitrate d'argent; on pourra essayer les instillations de solutions fortes de permanganate de potasse à 1/200 et 1/100.

2° Vrétrites posl-gonococciques superficielles . — Quand on entreprend le traitement d'une urétrite chronique sans gonocoques, les lésions superficielles existent presque toujours, et souvent il y a un développement intense de la flore bactérienne. Aussi est-il indiqué de commencer ce traitement par quelques lavages antéro-postérieurs avec le permanganate ou d'autres antiseptiques. Au bout de quelques jours, les symptômes subaigus ont disparu, et l'on passe au traitement par les instillations; celles-ci sont pratiquées avec une solution de protargol, ou de nitrate d'argent; selon la douleur ressentie par le patient, et suivant le résultat obtenu on continue la même substance, ou on la remplace par d'autres. Si la diminution •des filaments et l'amélioration de l'aspect urétroscopique restent insuffisantes, après 6 à 10 instillations, on emploie la dilatation progressive, en se maintenant autour du w" 50 si la réaction de l'urètre est vive, en se rapprochant du 60 seulement dans les urètres larges et peu sensibles; ■on évitera toujours de provoquer un saignement. On peut dire que presque toujours les instillations et quelques dilatations font disparaître l'urétrile superficielle ; la rougeur œdémateuse de l'urètre s'efface, la sécrétion diminue et les filaments deviennent ténus et légers ; mais si des lésions profondes concomitantes persistent, il faut s'attendre à de nouvelles poussées d'urétrite superficielle quand on aura cessé le traitement depuis plus ou moins longtemps.

3° Urétriles posl-gonococciqiies profondes. — Ce sont des urétrites anciennes, mais il en est qui brûlent les étapes et qui arrivent en quelques semaines à rétrécir l'urètre à cause de l'épaisseur des infiltrats ; tantôt

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elles sont microbiennes, tantôt elles ont l'appa'renpe aseptique ; tantôt elles s'accompagnent d'une forte suppuration, tantôt elles ne se manifestent que par quelques filaments. Le diagnostic d'urétrite profonde est évident quand l'explorateur à boule décèle des zones rétrécies, assez molles, douloureuses et irritables, capables de se rétrécir même encore [)endant les premières phases du traitement ; on ne négligera pas leur recherche au moyen de boules volumineuses (n° 25), nécessaires pour de légers rétrécissements de la région bulbaire ; il est plus difficile de les reconnaître quand cet explorateur ne donne pas de renseignement : l'urétroscopie est indispensable.

Mais dans l'un et l'autre cas, le traitement est le même. Après une courte période de lavages ou d'instillations, il faut rapidement en venir à la dilatation. Si l'exploration est négative, on emploiera le plus tôt possible les dilatateurs à branches, mais ce n'est qu'après une amélioration déjà appréciable qu'on atteindra les hautes dilatations, 60 et au-dessus ; les séances seront rares, et leurs intervalles qui vont de huit jours à quinze jours seront occupés par des lavages avec des solutions antiseptiques faibles, ou par quelques instillations, choisies suivant le degré des lésions épithéliales : les formes marquées par une forte prolifération épithéliale bénéficieront plus des dilatations elles-mêmes que des instillations. Si l'exploration indique une stricture, on dilatera longtemps avec les Béniqués, sans chercher à progresser rapidement, car on déterminerait ainsi de petites ruptures susceptibles de produire des noyau.x cicatriciels rétractiles ou même de créer des lésions du corps spongieux : on se basera donc sur le numéro révélé par l'explorateur à boule et on dilatera, une ou deux fois par semaine, sans monter de plus de un ou deux numéros à chaque séance ; en général, cette forme est accompagnée d'une assez forte sécrétion, et de prostatite : on fera donc des lavages réguliers, et l'on traitera la prostate jusqu'à ce que les filaments aient pris des caractères bénins. On peut employer en même temps le massage et l'électrothérapie.

Le traitement de ces formes est fort long ; il nécessite en général plusieurs séries de séances de traitement, alternant avec des périodes de repos. Môme très améliorés, ces cas doivent être surveillés de temps en temps pour éviter des récidives.

Si, au lieu de rétrécissements jeunes et mous, l'exploration a démontré l'existence de ces brides dures, saillantes dans l'urètre que l'on rencontre surtout dans la région bulbaire au voisinage du sphincter (rétrécissements

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hirges), on devra les traiter également par la dilatation. Mais, dans de tels cas, il arrive assez fréquemment que les rétrécissements sont très élastiques •et peu modifiés par la dilatation : ils nécessitent alors l'urétrotomie, soit sous le contrôle de l'ui-étroscopie, soit plus simplement à l'aide de notre urétrotome à olives interchangeables, qui permet de pratiquer, d'arrière en avant, une ou plusieurs sections très limitées, et portant exactement sur les points reconnus saillants au moyen de l'explorateur à boule latérale.

Enfin, dans des cas spéciaux, on emploierait les traitements urétroscoipiques que nous avons décrits plus haut.

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