II. — FISTULES DE L'URÈTRE CHEZ LA FEMME
Les fistules urétro-vaginales sont rares chez la femme. On les a observées après l'accouchement et dans ce cas leur pathogénie est analogue à celle clos fistules vésico-vaginales, après des traumatismes accidentels ou chirurgicaux tels que l'opération de l'urétrocèle, à la suite de néoplasmes de l'urètre, etc. En dehors des cas de perforations très étendues, où Furine peut abondamment se déverser dans le vagin pendant la miction, les symptômes sont peu apparents : le passage de petites quantités d'urine peut n'être pas remarqué s'il ne cause pas de la vaginite et de la vulvite. Le diagnostic est facile par l'examen direct qui permet de voir l'orifice fistuleux et par l'exploration au moyen d'une sonde cannelée recourbée On ne confondra pas cette variété de fistules avec les fistules vésico-vaginales, qui laissent passer l'urine d'une manière continue, ni avec, l'abouchement anormal de l'uretère dans le vagin. Dans le cas de fistules vésicovaginales, l'urètre peut être intéressé largenient (Ricard).
Quand elles sont petites et récentes les fistules urétro-vaginales guérissent quelquefois par le cathétérisme répété ou la sonde à demeure et de légers attouchements à la teinture d'iode; mais quand elles ont un certain diamètre, la traitement sera chirurgical et s'inspirera des méthodes usitées pour les fistules vésico-vaginales. La méthode de dédoublement y a été appfiquée avec succès, que le dédoublement soit suivi d'un double plan de suture, urétral et vaginal (Legueu), ou qu'on néglige la suture de l'urètre (Ricard) .