‹ Traité des maladies des voies urinairesChapitre 40 sur 170 · I. — Tumeurs malignes · texte numérisé non relu

I. — Tumeurs malignes

Comme chez l'homme, le sarcome est excessivement rare ; on observe Vépiihéliome, avec une fréquence analogue à celle de l'homme, et dans des conditions étiologiques comparables, malgré la rareté des rétrécissements chez la femme. Parmi les causes prédisposantes il faut citer les polypes et la leucoplasie, qui peuvent dégénérer en cancer, et l'existence de canaux para-urétraux (Wassermann). Le voisinage du méat est plus fréquemment atteint que les parties profondes ; la fumeur était urétro-vulvaire dans 34 cas, urétrale 19 fois, sur 57 cas réunis par Karaki (1908).

Les symptômes fonctionnels rappellent ceux de l'homme : suintement sanieux ou sanguinolent, urétrorragies, douleurs à la miction, à des degrés variables ; fréquemment, en même temps, symptômes de cystite. L'aspect objectif est plus facile à examiner que chez Thomme, la plupart des tumeurs siégeant au méat ; sur une base indurée et plus ou moins étendue le long de l'urètre ou vers la paroi vaginale, on voit une ulcération rougeâtre, à bords irréguliers et indurés, à fond sanieux, qui s'étend progressivement. Dans d'autres cas, le toucher vaginal permet de sentir une induration de l'urètre, et l'urétroscopie montre au point correspondant une surface végétante ou ulcérée. A une période avancée, la tumeur se propage soit fi la vessie, soit à la cloison vaginale ; des fistules peuvent se former ; on a observé la destruction du col vésical ; dans ces deux cas une incontinence incurable s'établit.

Le diagnostic, facile pour les tumeurs du méat, est plus difficile au début quand elles siègent dans la partie profonde de l'urètre ; à la période de propagation aux organes voisins, elles ne diffèrent pas des épithéliomes secondaires de l'urètre.

Un traitement radical devra être tenté toutes les fois qu'on est sûr de dépa.sser les limites de la tumeur, et consistera dans la résection de l'urètre et de la cloison urétro vaginale ; on essaiera ensuite de refaire cette cloison. Dans les cas inopérables, la cystostomie sus-pubienne peut être indiquée comme traitement palliatif, pour dériver les urines ; on comprend que la taille vaginale ne présente pas les mômes avantages.

MALADIES DE L'UIICTRU;

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