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EXAMEN ET CATIIÉTÉUISME DE L'URÈTRE

titeïit dans rurclre : on assure ainsi le drainage intérieur de l'urèlre, dont les sécrétions s'écoulent facilement entre le canal et la sonde, on évite les pressions qui altéreraient la paroi ; on laisse un espace ouvert aux lavages pratiques par le méat si l'urine trouve une issue facile. On évitera aussi une sonde de trop petite lumière, qui risque de s'oblitérer facilement.

Les yeux de la sonde doivent rester au voismage du col. Pour la placer on note le point où l'urine commence à s'écouler, puis on enfonce l'instrument de un travers de doigt environ : plus loin elle heurterait la paroi vésicale, et risquerait de déterminer un sphacèle localisé (Guyon),ou, plus souvent, d'amener l'intolérance de la vessie.

La sonde doit être changée fréquemment, sans que cependant on puisse assigner une limite fixe à la durée du maintien de chaque sonde ; celte durée dépendra du degré d'infection, de la tendance à l'incrustation, de la qualité de la sonde ; la même sonde restera en général de deux à six jours au maximum et, pendant son séjour, on lavera Vitretre, on déter- ,gera fréquemment les sécrétions accumulées au méat, on changera les fils fixateurs souillés ainsi que le pansement antiseptique ; au moment du retrait de la sonde, on fera un lavage urétral d'arrière en avant. On assurera spécialement Xasepsie à l'intérieur de la sonde : c'est souvent par l'orifice extérieur de la sonde que pénètrent les germes qui décomposent l'urine et précipitent les sels calcaires; on devra donc pratiquer des lavages de la vessie et de la sonde, et laisser l'extrémité de celle-ci plonger dans une solution antiseptique efficace de sublimé ou de cyanure de mercure. Un urinai de Duchastelet remplit bien ce but.

Le procédé de fixation que nous recommandons consiste à attacher la sonde aux poils du pubis (fig. 26). Un lien double de fil de coton, un peu épais, est noué sur elle à une très faible distance du méat. On le porte latéralement sur un des côtés du gland, jusqu'à sa base où un nœud permet de séparer les deux chefs qui entourent chacun une moitié de la couronne du gland ; au point opposé, ils se rejoignent et on les réunit par un nouveau nœud, en ménageant entre ces lacs et la verge un espace; assez grand pour qu'une érection puisse se produire sans étranglement. Les deux chefs sont alors portés ensemble en arrière jusqu'au niveau d'un bouquet de poils qu'on auraisolés et roulés et auxquels on les fixe par un double nœud. La môme manœuvre est répétée du côté opposé. Escat et Bazy ont proposé divers [)rocédés de fixation à l'aide de muselières en caoutchouc fixées à la couronne du gland (fig. 23).

MALADIES DE L'URETRE

Ce moyen est souvent insuffisant quand la verge est très petite ; on fixe alors les fils qui enlacent la sonde au moyen de bandelettes de sparadrap à la base du gland. Pour protéger la sonde et l'urètre contre l'infection extérieure, on entoure la verge d'une

couche épaisse de gaze aseptique : celle-ci est coupée en triangle; la base du triangle est passée sous la verge, tandis que les angles latéraux sont repliés par-dessus et fixés aux poils comme les fils ; l'angle médian est attaché à la sonde elle-même.

Quand les poils du pubis manquent, on fixe les fils à des épingles attachés à un bandage de corps. On peut encore ficher une épingle de sûreté en travers de la sonde à 1 centimètre du méat déjà protégé par la gaze, puis recouvrir le tout d'un carré de gaze perforée pour le passage de la sonde, et fixée par ses angles au bandage du corps et aux sous-cuisses.

La fixation au moyen de bandelettes de diachylon ou d'un emplâtre à l'oxyde de zinc à l'inconvénient de devenir rapidement septique: néanmoins il faut savoir l'employer en cas de nécessité : on imbrique

Fifz. 2U.

Procéflé de fixation des sondes fixées aux poils (lu puhis.

Fig. 27. — Sonde de Malécol.

des bandelettes minces qui forment une sorte de carapace où sont incluses l'extrémité fibre de la sonde et la verge.

Enfin dans certains cas, on peut se servir de sondes à fixation automa-

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tique. La sonde de Malécot est une sonde de caoutchouc, dont le bec est relié à la tige de la sonde par 4 ailettes latérales de caoutchouc dont 2 plus longues que les autres font saillie en dehors (fig. 27), tant qu'un mandrin n'allonge pas la sonde en-tière pour en permettre l'introduction.

Fig. 28. — Sonde de Pezzer.

La sonde de Pezzer (fig. 28), est une sonde de caoutchouc munie à son bec d'une sorte de ballon aplati et perforé de deux yeux; avec un mandrin, cette partie large s'étire pour la traversée du canal, et reprend ensuite sa forme première qui empêche l'expulsion de la sonde; ces sondes s'intro-

duisent difficilement dans l'urètre de l'homme; elles conviennent à l'orifice artificiel après les cystostomies, et à l'urètre de la femme. La sonde de Desnos (fig. 29) est une sorte de sonde de Nélaton dont l'extrémité s'ouvre en deux demi-cyUndres : elle s'introduit, par le rapprochement simple de

Fig. 30 et 3'J. — Sonde de Lcbrelon.

ces deux parties que l'urètre maintient accolées. La sonde de Lebreton (fig. 30) est une sonde en gomme terminée par le bec d'une sonde de Pezzer en caoutchouc ; elle s'introduit facilement avec un mandrin.

Malgré ces progrès dans la fabrication des sondes, la sonde coudée reste la plus usitée.

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Cathétérisme chez la femme. — La brièveté etl'exlensibililé fie l'urètre frminin suppriment toute difficulté de catliétérisme. Depuis ravènemcnt de l'antisepsie, il n'est plus question du « cathétérisme à couvert w, qui 3e faisait sous les vêtements, par pudeur. Les mêmes soins d'asepsie, la même douceur des manœuvres que chez l'homme sont recommandables chez la femme. On emploiera soit la sonde de Nélaton, soit la sonde de verre à bec court (qui ne se prête pas aux lavages), soit môme les sondes de gomme. S'il y a heu de fixer une sonde à demeure, on l'attachera également aux poils du pubis ou à un bandage en T ; on emploiera plutôt la sonde de Pezzer.

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