III. — Cystites dans les affections médullaires
Au cours craiïeclions Iraumaliques ou inflammatoires de la moelle épiiiière, surtout dans le tabès, on observe des cystites de caractères variés.
Le plus communément, il s'agit d'une affection médullaire qui a produit la rétention d'urine et qui d'autre part diminue la vitalité de la paroi vésicale en y créant de véritables troubles trophiques (Charcol). Dans ces conditions le cathétérisme, ou encore une infection ancienne de la prostate, une infection d'origine intestinale, ayant amené l'infection vésicale, les symptômes de la cystite aiguë apparaissent. Ils atteignent dans certains cas une très grande violence ; dans d'autres, la fréquence et la douleur manquent, si la lésion médullaire abolit en même temps la sensibilité et la conlractilité ; ordinairement tenaces, ils cèdent à un traitement approprié, et surtout à l'évacuation régulière de la vessie. Si au contraire on ne supprime pas la rétention, l'infection se propage rapidement aux reins, et devient ainsi une des principales causes de mortalité dans certaines afîcctions médullaires telles que les traumatismes et le tabès.
Dans les cas plus favorables, la cystite s'apaise, mais l'infection vésicale persiste souvent, plus ou moins latente, et se manifesie par la bactériurie et par des poussées intermittentes de cystite.