PLANCHE IV
CYSTOSCOPIli:
Fiof. 1. — Cyslilc du col. Le coiiloiir du col est irrégulier et présente de la desquamation. .Vu fond, vascularisation de la muqueuse péri-cervicale.
Fig. 2. — Hypertrophie de la prostate. Saillies prostatiques déformant le col vésical à sa partie antérieure. (Par erreur, le bec du cystoscope a été représenté dirigé en bas.)
Fig. 3. — Colonnes vésicales. Orifice d'un diverticule.
Fig. 4. — Fragment d'une sonde de Nélalon tombé dans la vessie, juxtaposé à un calcul. Fig. 5. — Petit calcul vésical.
Fig. 6. — Dilatation kystique de riu'ctére, au moment de l'éjaculation urétérale.
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ou entre des replis pariétaux résultant de contractions partielles. On pourra encore l'utiliser pour vérifier les résultats d'une opération.
4" Radiogaphie. — La radiog'rapliie. des calculs vésicaux n'est pas
Fig. 189. — Epreuve radiographiqiie d'un vù!umincu.\ calcul vésical (D'' Beclère).
encore entrée dans la pratique; les autres méthodes de diagnostic sont assez simples en général, et la radiographie rencontre de tels obstacles à cause delà ceinture osseuse pelvienne, qu'on s'explique Tinsuccès relatif de cette méthode. 11 n'est pas impossible cependant d'obtenir de bonnes radiographies des calculs vésicaux, surtout si leur composition les rend peu proméables aux rayons (fig. 189). Nous en figurons ici un exemple. Dans
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quelque cas où le calcul encellulé est retenu par la contraction échappée à l'explorateur la radiographie a pu le révéler.
DIAGNOSTIC
Les s)'mptômes fonctionnels suffisent souvent pour poser le diagnostic de calcul, quand ils sont nettement provoqués par les mouvements capables de se transmettre au calcul. Ainsi l'hématurie est le plus souvent si caractéristique qu'elle ne peut être confondue avec celles d'autres affections vésicales. On attachera aussi une grande importance aux commémoratifs, quand ils révèlent des coliques néphrétiques non suivies de l'issue du calcul, des symptômes nettement provoqués par la locomotion, ou encore quand l'hématurie apparaît soudain chez un prostatique ancien.
On ne confondra pas les calculs avec les néoplasmes : en l'absence de cvstite, ceux-ci sont indolents ; les hématuries sont plus abondantes, spontanées, ne se calment pas par le repos, et disparaissent d'elles-mêmes. Un cas difficile est celui où coïncident calcul et tumeur : les caractères des hématuries se rapportent, suivant les cas, tantôt à ceux des calculs, tantôt à ceux des tumeurs.
Dans certaines prostatites douloureuses, en particulier dans les prostatocystites douloureuses, on peut observer des douleurs et de la fréquence provoquées par les mouvements et la locomotion, parfois même simplement au moment où le malade se lève de son siège ; il suffit d'être prévenu de cette cause d'erreur pour l'éviter, car les autres symptômes de calcul font défaut.
Dans les cystites, l'hématurie est terminale, ou prédominante à la fin de la miction ; elle se réduit souvent à quelques gouttes de sang pur aux dernières contractions vésicales. La fatigue n'a sur elle qu'une influence relative : elle peut, par exemple chez les tuberculeux, être plutôt vespérale et cesser la nuit. 11 ne s'agit pas là de symptômes vraiment provoqués. La fréquence et les douleurs ne disparaissent pas aussi complètement la nuit que chez les calculeux.
Un corps étranger peut être difficile à distinguer d'un calcul, surtout s'il est incrusté de phosphates ; on s'appuiera sur les commémoratifs, sur le siège parfois insolite du calcul, sur la précocité de la cystite, sur les sensations anormales que fournit le contact.
On recherchera les calculs latents chez les vieillards prostatiques. Chez
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les enlaiils, l'inconlincnce jointe aux hématuries constitue un bon moyen (le diagnostic. Dans tous les cas, l'exploration métallique ou la cystoscopie lèveront les cloutes.
Les calculs prostatiques donnent aussi la sensation de frottement dur et de choc, mais si l'on pousse l'explorateur jusque dans la vessie, on n'y li'ouve pas de calcul ; le toucher rectal vient confirmer le diagnostic.
MARCHE, DURÉE, TERMINAISON
Le premier symptôme peut être chez l'enfant ou le jeune homme un ari-êt brusque du jet de l'urine. Le fait est rare ; le début est le plus souvent marqué par une hématurie après une course forcée, une promenade en voiture ou en chemin de fer, en un mot, après des secousses d'une certaine violence ; la miction devient douloureuse, quelquefois dès ce moment, d'ordinaire un peu plus tard. L'hématurie et la douleur ainsi provoquées disparaissent au bout d'un temps plus ou moins court, pour se produire de nouveau chaque fois que le malade s'expose^ aux mêmes causes.
Les calculs descendus du rein dans une vessie saine peuvent ne donner lieu, pendant longtemps, à aucun symptôme. De grandes difîérences individuelles s'observent ; certains malades souffrent dès le début ; chez d'autres une pierre acquiert des dimensions importantes, sans provoquer de symptômes caractéristiques. Les calculs phosphatiques développés dans une vessie malade affectent une marche spéciale que nous étudierons plus loin .
La duire de l'affection ne peut être fixée, même approximativement. Tel calculeux jouit pendant quelquès années d'une santé assez bonne, tel autre est rapidement atteint de symptômes généraux graves. Le degré d'altération des parois de la vessie joue ici un rôle capital. On a, d'ailleurs, peu de données sur la rapidité du développement des calculs, plus lent quarKl ils sont uriques que lorsqu'ils sont phosphatiques.
L'expulsion spontanée du calcul est une terminaison rare ; elle se produit surtout. chez la femme lorsqu'il est petit ou qu'il a subi la fragmentation spontanée; dans certains cas, on l'a vu s'effectuer par une voie artificielle, par exemple par une fistule périnéale consécutive à une opération de taille.