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COMPLICATIONS

1° Complications locales. — Les complicalions locales comprennent la cystite calculeuse, rengagement du calcul dans le col et la rétention complète.

Cystite calculeuse. — Il faut distinguer la cystite primitive qui, non seulement préexiste à la pierre, mais préside à sa production ou tout au moins à son accroissement, et la cystite consécutive, la seule qui soit, à proprement parler, une complication. Celle-ci n'est pas, comme on l'a souvent avancé, la conséquence obligée de la présence d'un calcul dans la vessie; elle manque même dans la majorité des cas (Guyon, Hache).

La cystite primitive, le plus souvent chronique, s'accompagne de stagnation d'urine, comme cela se voit chez les prostatiques. Quelquefois alors un calcul formé dans le bassinet tombe dans une vessie enflammée où il se recouvre de dépôts phosphatiques. En général, la concrétion, qui est alors véritablement secondaire, se forme de toutes pièces dans la vessie : un amas de muco-pus sert de noyau ; autour de lui les phosphates se précipitent sous l'influence de la transformation ammoniacale. Les poussées de cystite expliquent le dépôt successif- des différentes couches et la stratification que l'on remarque sur une coupe du calcul.

La cystite consécutive trouve dans la congestion permanente que présente une vessie qui renferme un corps étranger une cause prédisposante permanente et qui peut être encore augmentée par un refroidissement, un excès, les secousses imprimées au calcul par la marche : la CN^stite est imminente et n'attend, po ar éclater, que l'invasion d'un élément infectieux ; celui-ci peut préexister dans la prostate, l'urètre, ou le rein, mais presque toujours il est introduit par le cathétérisme explorateur, ou thérapeutique. Cet accident était aussi fréquent autrefois avec la lithotritie ancienne à séances répétées, qu'il est rare aujourd'hui avec la hthotritie nouvelle.

Primitive ou consécutive, la cystite des calculeux se traduit par les symptômes ordinaires de cette inRammation, avec cette caractéristique qu'ils sont exaspérés par toutes les causes qui déterminent les douleurs chez ces malades : les souffrances deviennent atroces au moindre mouvement et s'accompagnent d'efforts violents pendant la miction. Ces symptômes se produisent d'abord par crises généralement courtes, puis ils deviennent continus et acquièrent une intensité extrême. Les urines sont

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ammoniacales, des membranes sont quelquefois expulsées. Des hématuries se montrent sous Tinfluence non seulement des mouvements, mais aussi des contractions vésicales, surtout dans les cystites anciennes; elles paraissent alors spontanées.

La formation d'un calcul au cours de la cystite primitive ne se manifeste au début que par des symptômes vagues : la cystite subit une recrudescence, puis surviennent des crises qui n'existaient pas auparavant et tous les signes propres à la locomotion du calcul.

\^ engagement du calcul dans le col n'arrive guère qu'avec une prostate peu développée, il se traduit par une rétention plus ou moins marquée, mais rarement absolue; l'urine s'écoule goutte à goutte, souvent au milieu de vives douleurs et au prix de grands efforts ; des hématuries et des accidents urineux se produisent soit spontanément, soit à la suite de manœuvres urétrales. Il ne faut pas prendre pour un calcul engagé dans le col le prolongement urétral d'un calcul vésical, traduit ordinairement par de l'incontinence.

La rétention complète est liée le plus souvent à une hypertrophie prostatique concomitante, la production d'un spasme de la région membraneuse admise encore par quelques personnes est loin d'être démontrée.

Mentionnons, à titre de rareté, qu'iin calcul volumineux a pu devenir une cause de dystocie (Wagner).

2" Complications générales. — L'insomnie, quelquefois l'inappétence, marquent le retentissement des phénomènes douloureux sur le système nerveux. Les complications principales sont entièrement sous la dépendance de l'infection et de Vintoxicalion urineuse qui, aiguë ou chronique, finit par emporter les calculeux. Tantôt les accidents urineux sont consécutifs à une lésion vésicale et à l'évacuation incomplète du réservoir, etc. ; tantôt et bien plus souvent, ils sont sous la dépendance d'une pyéloiiéphrite.

Celle-ci, secondaire et ascendante, ne se montre pas indifféremment dans toutes les formes ; s'il s'agit d'une vessie jeune, bien musclée, dont le fonctionnement est assuré malgré les lésions qu'elle présente, le malade peut résister longtemps, car les reins sont protégés. Mais si la vessie se laisse distendre, ne suffit plus à son rôle et ne produit qu'une évacuation imparfaite, l'inflammation envahit les uretères et les bassinets ; une telle propagation est d'autant plus grave que les lésions primitives sont plus

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accentuées, et le pronostic devient des plus sévères chez les prostatiques dont l'appareil urinaire tout entier est atteint de sclérose. On a vu exceptionnellement la distension urétéro-rénale et l'infection causées par la compression directe exercée par un calcul enclavé au méat urétéral.

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