‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 16 sur 44 · NÉVROSES DES MUSCLES DE LOEIL · texte numérisé non relu

NÉVROSES DES MUSCLES DE LOEIL

à des crispations des nerfs et à des contractions spasmodiques dans les muscles droits des yeux, et sur -tout dans le muscle orbiculaire des paupières, de sorte que, quand ces contractions la prennent , ses yeux se ferment et restent dans cet état plusieurs heures , et quelquefois plusieurs jours. Lorsque le spasme attaque les muscles droits, elle louche tantôt d'un œil , tantôt des deux , ce qui lui jette alors de la confusion dans la vue , qui est totalement interceptée lorsque le muscle orbiculaire est affecté de spasme. Elle dit sentir quelque chose qu'elle ne saurait exprimer, qui lui annonce ce dernier accident , qui n'est accompagné d'aucune douleur , paraît , et disparaît , lorsqu'elle y pense le moins , et est assez fréquent. Elle est âgée de vingt-deux à vingt-trois ans , fort grasse , bien réglée , et mange beaucoup. Je l'ai fait saigner deux fois du pied et une fois de la jugulaire. Elle a des maux de tête très -violents, et presque habituels. Dès la seconde saignée du pied , ses yeux se sont fermés , et se sont ouverts après la saignée de la jugulaire. Ils avaient été fermés pendant trois jours. Je lui ai fait prendre en bols, deux jours de suite, un mélange de cinabre naturel et de musc , incorporé avec suffisante quantité de sirop de Diacode, et les jours suivants elle a pris deux de ces bols , l'un à six , et l'autre à dix heures du soir. Elle prend aussi depuis la première saignée , une pinte de petit-

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lait le lui ai fait faire usage <!<• L'ëtber sur un mon eau <!<• sucre.

\ /;. Mademoiselle 1)"* obtint mie diminution dans li fréquence, la durée et l'intensité de ses accès; mais un m«>is après , ils se reproduisirent; elle conserva un peu <l<- l'amélioration qu'elle avait obtenue.

Brienne . le 5 septembre « 7 «^ i .

Mémoire. — Un clignotement convulsif des paupières de l'oeil gauche, qui se répète fréquemment dans la journée, un relâchement <»u abaissement <l<- la paupière supérieure du même œil, enfin une faiblesse de vue plus marquée dans l'œil gauche que dans l'œil droit , forment l'assemblage des symptômes dont se plaint M. le comte de Br***.

11 y a environ trois ans que le relâchement de la paupière existe. Ensuite le clignotement spasmodique s'y est joint, et depuis environ six mois, on s'est aperçu que la vision se faisait moins bien, et plus faiblement dans l'œil gauche que dans le droit. M. le comte est âgé de soixante-un ans , de bonne constitution , d'une santé parfaite , cependant sujet à un rhumatisme vague, dont il éprouve chaque année quelque ressentiment : il se sert habituellement de lunettes. Il ne peut s'en passer sans fatiguer ses yeux , et lorsque cette

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