CHAPITRE ONZIÈME. S
la cicatrice superficielle, qui succède à l'opération du ptérygion, est toujours moins étendue que ne l'était le siège de la maladie; ce qu'on peut attribuer, soit au dégorgement de la conjonctive par l'effet de l'incision , soit à la tendance qu'ont toutes les plaies à se resserrer en se cicatrisant.
Quoi qu'il en soit, ce phénomène est constant; ainsi , parmi les ptérygions que j'ai opérés, ceux qui avaient deux lignes d'étendue laissaient des cicatrices d'une ligne et demie ou quelque chose de plus; mais, je le redis encore, la cicatrice est toujours moins étendue que la place occupée par la maladie.
L'opération du ptérygion est d'une exécution facile. Il est des chirurgiens qui veulent qu'on traverse le ptérygion avec une aiguille garnie d'un fil de soie, afin de le détacher de la cornée eh tirant à soi, et pour le couper ensuite plus aisément à sa base. Mais cette méthode est défectueuse en ce qu'elle prolonge l'opération, et sur-tout parce que le sang qui s'écoule des piqûres ne permet pas de voir avec toute la précision nécessaire les limites des parties malades. Une pince à disséquer et des ciseaux bien évidés (i), tels sont les instruments nécessaires à cette opération.