‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 128 sur 154 · PI. III · texte numérisé non relu

PI. III

■2'jO MALADIES DES YEUX.

Communément on prolonge l'incision de la cornée sur le blanc de l'oeil, afin d'embrasser toute la base du ptérygion; en sorte que, lorsr qu'il vient de l'angle interne, on étend la division jusqu'à la caroncule lacrymale. Le premier inconvénient de cette méthode est de mettre à découvert une trop grande étendue de la sclérotique; secondement, il résulte de la perte de substance éprouvée par la conjonctive , et de la direction même de la plaie, une cicatrice difforme qui tire le bulbe de l'oeil vers la caroncule lacrymale, gêne la liberté de ses mouvements , sur-tout de l'angle interne vers l'angle externe.

Pour éviter cet inconvénient dans le traitement du ptérygion dont la base est très-étendue sur le blanc de l'œil, il m'a paru très-utile de pratiquer une incision depuis le sommet jusqu'à l'endroit où la cornée se réunit avec la sclérotique ; puis , on le sépare de sa base par une section demi -circulaire (i), en y comprenant la substance même de la conjonctive dans l'étendue d'une ligne environ , et dans une direction concentrique au limbe de la cornée. J'ai observé qu'en pratiquant l'opération de cette manière, le traitement consécutif est plus court

(i)Pl.II, flg. 3*

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