CHAPITRE PREMIER. tj
nue et appréciée de tous les chirurgiens du siècle passé : elle est aujourd'hui tombée en désuétude (i). Pour justifier cet abandon , on ailé*
que le malade éprouve dans le nez un chatouillement douloureux , signe certain de la présence du stylet. On le retire ensuite, en répétant en sens contraire les mouvements qu'on a faits pour l'introduire. [Note des Traducteurs?)
(i) Cette méthode curative n'est pas toùt-à-fait abandonnée comme l'avance ici M. Scarpa. Beaucoup d'écrivains recommandent l'emploi du stylet d'Anel et les injections , dans le traitement du premier degré de la tumeur lacrymale : ce moyen réussit souvent lorsque le canal nasal est simplement obstrué par des matières susceptibles d'être entraînées par un léger filet d'eau; il réussit même quelquefois lorsque la maladie est beaucoup plus avancée ( voyez J. L. Petit j OEuvresposth. C.Ware, Nouvelles remarques sur Vépiphora; Sabatier , Med. opérât.; Boyer, Traité des malade chîrurg. ; voyez aussi les Réflexions de Louis sur Vopér. de la fistule lacrymale. Mémoires de l'académie de chirurgie , et surtout l'ouvrage de M. Demours; cet habile oculiste a vu tant de tumeurs et de fistules lacrymales céder à l'emploi de ces moyens simples, qu'il lui arrive rarement d'avoir recours à une opération quelconque). Louis conseille l'usage des fumigations résolutives balsamiques, dans le traitement du premier degré de la tumeur lacrymale; il dit les avoir employées avec succès ; elles ont également réussi à 1VT. le professeur Boyer, M. Demours recommande les fumigations émollientes : Il fait bouillir de la fleur de guimauve dans de l'eau ou mieux dans du lait, recouvre ïa cafetière d'un entonnoir, et enveloppe le tuyau de cet entonnoir d'un morceau de papier rouïé dont il introduit une extrémité dans la narine. Le malade
gue son peu d'efficacité dans le traitement de la fistule lacrymale , tandis qu'on ne devrait blâmer que les hommes qui en font une application intempestive. Sans doute dans la seconde période du flux palpébral, et à plus forte raison dans les périodes suivantes, lorsque la matière puriforme, plus abondante et plus dense, obstrue le canal nasal, lorsque le sac lacrymal dilaté a perdu son ressort ; il est probable que le petit filet d'eau lancé par le point lacrymal ne pourra surmonter toutes ces résistances; mais il n'en est pas ainsi dans le principe : alors la matière puriforme a encore une certaine fluidité, le sac lacrymal n'a éprouvé aucune distension , enfin les larmes et l'humeur puriforme trouvent encore un libre passage dans le nez. Aussi, je puis assurer que, si l'on insiste sur les injections, à la première apparition de l'épiphora et de la sécrétion puriforme, on parvient de suite, ou en peu de jours, à faire passer le liquide dans la fosse nasale; et si la même méthode n'a pas un égal succès dans les autres périodes de cette maladie , ce n'est pas l'art qu'il
continue cette fumigation pendant cinq ou six minutes et tire ensuite par la narine du même côté un mélange de parties égales de bouillon sans sel à moitié fait et de suc de bette.
{Note des Traducteurs.)