‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 19 sur 154 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

du nuisoic palpébral(i); il l'enfonce hardiment en avant et pénétre dans l'intérieur du sac lacrymal; la petite plaie doit avoir une ligne et demie ou deux lignes de longueur et suivre de haut en bas la direction du pli de la paupière inférieure, qui correspond à celle du sillon osseux où le sac est situé (2). Si le chirurgien est ambidextre, il tiendra son instrument de la main droite pour ouvrir le sac lacrymal gauche , et vice versa , ayant soin de le diriger perpendiculairement, afin que sa pointe ne glisse pas entre les parois du sac et les téguments , ou entre le bord de l'orbite elle globe de l'œil.

Les jeunes chirurgiens ne devront dans aucun cas s'écarter du précepte que je viens d'établir, et qui consiste à ouvrir le sac lacrymal dans le point correspondant à la ligne blanche qu'on voit sous les téguments qui séparent le nez de l'angle interne de l'œil ; car dans les grandes dilatations du sac lacrymal , compliquées d'ulcération et toujours accompagnées du gonflement des parties voisines, on est si peu sûr d'entrer avec précision dans le sac et de l'inciser exactement suivant sa direction, que les anatomistes même les plus exercés peuvent , s'ils perdent de vue le précepte indiqué, s'écarter

(1) Planche 1 , C.

(2,) Planche 1 : Cb.

de la véritable route , ou ne faire qu'une ouverture insuffisante. Le sac lacrymal, quelle que soit sa distension , conserve toujours les mêmes rapports avec le tendon du muscle orbiculaire à la partie postérieure duquel il est étroitement uni. Quand on est parvenu dans sa partie supérieure il est toujours facile de l'inciser dans toute son étendue, si on le juge convenable; il suffit pour cela de suivre la concavité de l'arc inférieur de l'orbite , au défaut du repli naturel de la paupière inférieure que le gonflement du sac efface quelquefois (i). Aprèsavoir fait une petite incision dune ligne et demie ou deux lignes, on

(i) L'auteur ne nous paraît pas avoir tiré tout le parti possible des connaissances anatomiques ; le sac lacrymal , situé dans une gouttière formée par les os unguis et maxillaire supérieur , correspond en avant à la paupière inférieure et au tendon du muscle palpébral , au-dessus duquel il s'élève en formant un petit cul-de-sac; on plonge facilement un bistouri dans son intérieur, si l'on a la précaution i° de reconnaître avec le doigt, ou mieux avec une sonde mousse, la saillie osseuse qui forme le bord antérieur de la gouttière lacrymale; i° de placer la pointe du bistouri derrière cette saillie , et au-dessous du tendon du muscle palpébral; 3° d'enfoncer cet instrument suivant la direction du canal nasal , qui est celle d'une ligne oblique de haut en bas, d'avant en arrière, et un peu de dehors en dedans; il est important de pénétrer à une demi -ligne en dehors de l'attache du tendon du muscle palpébral, pour ne pas tomber contre le plan incliné que forme l'os unguis.

(Note des Traducteurs.)

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