CHAPITRE PREMIER
gueur , afin de réparer le désordre dont il est le siège, en suivant d'ailleurs tous les principes du traitement des ulcères fongueux en général.
70 La fistule lacrymale compliquée de carie de l'os unguis, d'érosion de la membrane pituitaire, d'oblitération du canal nasal, peut être guérie radicalement, et sans qu'il reste de larmoiement , pourvu que la carie ne s'étende pas trop profondément dans les cellules ethmoïdales , comme cela a quelquefois lieu chez les sujets cachectiques.
8° L'on peut encore obtenir le même succès dans la quatrième période, en perforant, à l'aide du cautère actuel, l'os unguis et la membrane pituitaire (i).
Première observation.
Une jeune demoiselle de Pavie, âgée de 17 ans, délicate et nerveuse, avait l'œil droit larmoyant ; ses paupières étaient tellement tuméfiées, qu'elle
(1) L'auteur, toujours séduit par ses préventions , généralise les résultats de sa seule expérience et n'embrasse dans ses corollaires ni tous les cas, ni toutes les indications.
i° Il n'existe souvent qu'un simple larmoiement qui peut dépendre de l'obstruction du canal nasal par des mucosités épaissies, de la phlogose de sa membrane interne , et dans quelque cas , de l'irritation de la conjonctive palpébrale et des follicules de Meïbomius. Traitement : collyres résolutifs,
5o MALADIES DES YEUX.
les écartait difficilement ; elles étaient col*lées chaque matin par une abondante chassie. On lui conseilla de se laver fréquemment
injections; si les injections ne passent pas on desobstrue les voies lacrymales avec la sonde d'Ànel.
2° Il se forme entre le nez et le grand angle de l'œil une petite tumeur ; le malade en la comprimant fait refluer par les points lacrymaux, et quelquefois par la partie inférieure du canal nasal, un mélange de larmes et de mucosités blanchâtres. Trait. Les collyres, les injections, les fumigations résolutives réussissent quelquefois; mais le plus souvent on est obligé d'ouvrir le sac lacrymal pour déboucher et dilater le canal nasal. Quelques auteurs conseillent d'abandonner la tumeur lacrymale à la nature, lorsqu'elle persiste dans cet état de simplicité ; il faut alors que le malade évite le froid et tout ce qui pent déterminer l'inflammation de l'œil ; il faut de plus qu'il fasse un usage habituel des collyres résolutifs, et qu'il ait soin de vider souvent la tumeur pour prévenir la trop grande distension du sac lacrymal et l'altération de l'humeur qu'il contient.
3° Le sac lacrymal s'enflamme et s'ouvre à l'extérieur; la tumeur précédente est alors remplacée par une véritable fistule qui donne issue aux larmes et au pus que sécrètent les membranes ulcérées du sac. Trait. On peut encore dans quelques cas fort rares obtenir une guérison complète en insistant sur l'usage des collyres et des injections ; mais la desobstruction et la dilatation du canal nasal sont presque toujours indispensables.
4° La fistule lacrymale peut exister avec dénudation et carie de l'os unguis ; l'exfoliation de cet os inévitable dans le second cas , n'a pas toujours lieu dans le premier, selon J.-L.