‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 31 sur 154 · CHAPITRE PREMIER. 5f · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. 5f

l'oeil avec de l'eau de sureau. Au bout de quatre mois, la maladie s'aggrava considérablement appelé en consultation , je remarquai , en com-

Petit. Même traitement que dans le ca's pre'cédent. Il faut empêcher le séjour de la sanie par des pansements répétés, et attendre la chute d'une ou plusieurs portions osseuses qui laissent quelquefois une ouverture permanente qui conduit les larmes dans le méat moyen des fosses nasales. 5° Le canal nasal est obstrué de manière à ne pouvoir être rétabli. Trait. Il faut ouvrir aux larmes une route artificielle; c'est encore le parti que l'on prend le plus ordinairement , lorsque les os qui forment la gouttière lacrymale sont cariés ou simplement dénudés.

6° Il existe une variété de tumeurs lacrymales dont parlent quelques auteurs et qui paraît avoir été observée pour la première fois par J.-L. Petit qui en rapporte trois observations ; elle est accompagnée de l'oblitération des points ou des conduits lacrymaux et ne résulte par conséquent que d'un amas de mucosités dans l'intérieur du sac lacrymal. On peut très-bien faire disparaître cette tumeur en ouvrant le sac et en dilatant le canal nasal, mais le larmoiement est incurable ; car les praticiens paraissent avoir entièrement rejeté l'opération de Pc teau qui consiste à ouvrir aux larmes un passage dans le sac lacrymal en dedans de la paupière inférieure. Si l'oblitération des points ou des conduits lacrymaux n'est pas complète , on doit tâcher de les rétablir à l'aide de la sonde d'Anel. J.-L. Petit dit l'avoir fait plusieurs fois avec succès; il cite un cas dans lequel les conduits lacrymaux étaient obstrués vers leur embouchure dans le sac lacrymal ; il franchit l'obstacle qui fermait le conduit inférieur avec un stylet qu'il remplaça de suite par un fil d'or dont les deux extrémités furent repliées l'une vers l'autre et enveloppées d'un linge.

primant le sac lacrymal , qu'il refluait par les points lacrymaux une quantité considérable de matière puriforme ; je renversai les paupières du côté droit, et je vis que la conjonctive palpébrale , engorgée dans le voisinage de leur bord libre, offrait l'aspect d'une substance veloutée ; les glandes de Meïbomius , plus grosses et plus saillantes que de coutume, étaient entrelacées de vaisseaux variqueux. L'œil gauche paraissait presque entièrement sain. La malade avait, depuis plusieurs mois , l'aîle droite du nez trèsrouge et tuméfiée ; la membrane pituitaire du même côté était sèche et croûteuse. Après avoir exprimé du sac lacrymal toute la matière puriforme qu'il contenait, j'essayai d'injecter de l'eau par un des points lacrymaux; à la quatrième tentative , elle coula dans la gorge. Comme

Le malade guérit sans epiphora; l'opérateur ne put parvenir à rétablir le conduit lacrymal supérieur.

Nous ajouterons qu'il est souvent de la plus indispensable nécessité d'associer au traitement local de la tumeur ou de la fistule lacrymale, le traitement qu'exigent les affections générales dont elle n'est, dans beaucoup de cas, qu'un effet symptomatique ; le vice scrophuleux en particulier la produit souvent chei les enfants , et rend inutiles les tentatives locales les plus rationnelles. M. le professeur Boyer assure que des revers multipliés lui ont fait prendre la résolution de ne pas opérer les enfants avant leur quatorzième, ou leur quinzième année. ( Note des Traducteurs.)

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