‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 56 sur 154 · CHAPITRE QUATRIÈME. J C · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. J C

fois il est connu , car il est démontré que l'arrachement des cils et la cautérisation de leur bulbe, sont des moyens insuffisants (i), et que le renversement du tarse en dehors expose 3e malade à un larmoiement continuel, accompagné d'un engorgement chronique de la conjonctive. L'art offre donc une imperfection visible sur ce point, qui réclame toute l'attention des chirurgiens. Dans le seul cas de cette maladie que j'ai observé, comme je l'ai dit plus hautr deux ou trois poils seulement se dirigeaient contre le globe de l'œil. Il me parut impossible de leur rendre leur direction naturelle; mais je m'aperçus qu'il suffisait, pour les tenir à distance de la cornée , de renverser légèrement le tarse , sans qu'il y eut le moindre danger de voir les larmes tomber sur la joue. Je résolus donc d'opérer mon malade; mais je ne crus pas devoir m'astreindre aux règles que j'ai tracées plus haut, à cause de la rigidité du tarse. Avec le dos d'une lancette, je fis à la peau qui longeait le bord libre de la paupière, une incision longue de trois lignes, puis j'en excisai une petite portion dé même longueur, et large seulement d'une

(i) M. Demours dit avoir quelquefois employé ces moyens avec succès; mais il avoue que, dans des cas de ce genre, il a plus souvent échoué que réussi.

(i) Observation 19. ( Noie des Traducteurs ).

ligne; l'issue de cette opération , aussi heureuse que le permettait la nature du mal , ne fut cependant pas telle qu'elle m'autorise à proposer la méthode que j'ai suivie comme parfaite , et susceptible d'une application générale.

Après la disparition du trichiasis , il ne reste plus qu'à combattre sa cause en même temps que les effets de l'irritation de l'œil ; les indications sont ordinairement de rendre du ton aux vaisseaux de la conjonctive, de dissiper l'engorgement des glandes de Meïbomius, et de rétablir la transparence de la cornée. Je traiterai toutes ces choses en détail aux chapitres dei'ophthalmie et du nuage de la cornée.

Le célèbre Alhinus est le seul, si je ne me trompe, qui ait observé le trichiasis de la caroncule lacrymale ; il rapporte un cas de cette maladie que la lecteur verra sans doute avec plaisir. In subtilibus illis piîis, quos Morgagnus in caruncula lacrymali animadvertit, trichiasis spe~ ciem vidi. Unus eorum increverat prœter naturam crassior longior-que atque ita se incurvans, ut globum oculi extremâ parte attingeret. Consecuta est oculi inflammatio dira, cruciatu tetro , et, quod causa non intçlligebatur, pertinax. Adhibiia fuerunt quœcumque suggerere ars potuerat, etempiria: collyria^ epispastica , purgantia, sanguinis missiones , fonticidi, dicta. Ou a m nihil proficeretur, forte itum ad me. In causam si invenire

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