CHAPITRE QUATRIÈME. IOD
possem inquirens, ecce pilus. Quo evulso, subsedit rnalum. L'auteur nous laisse regretter un éclaircissement très- important, puisqu'il ne dit pas si le poil a reparu (i).
(i) Deux opérations nouvelles ont été récemment imaginées en Angleterre par MM. Crampton et Saunders pour la guérison du tricliiasis. Le premier de ces chirurgiens propose de fendre verticalement le bord libre du tarse, de chaque côté de son introversion, puis de réunir ces deux, sections par une troisième transversale qui n'intéresse que la conjontive; toute la portion renversée de la paupière, devient alors complètement mobile : il est facile de la redresser à l'aide de quelques aglutinatifs ou d'un instrument suspenseur. M. Crampton assure qu'elle conserve après la guérison de la plaie sa rectitude naturelle ; il a une fois pratiqué cette opérati on avec le plus grand succès.
M. Saunders approuve le procédé de son compatriote, mais il ne le croit'applicable qu'au trichiasis récent; il regarde comme vaines toutes les tentatives que l'on pourrait faire pour rendre au tarse sa direction première, toutes les fois que la conjonctive palpébrale s'est ulcérée à la suite d'ophîhaimies nombreuses; son extirpation lai parait alors indispensable. Cette opération, est selon lui, facile dans son exécution, sûre dans ses résultats, et laisse très-peu de difformité; il la pratique de la manière suivante : après avoir étendu la paupière sur une plaque de cuir ou d'argent figurée de manière à pouvoir s'insinuer entre elle et le globe occuîaire, il incise transversalement la peau et le muscle palpébral, depuis le point lacrymal jusqu'à l'angle externe de l'œil , immédiatement derrière la racine des cils , découvre la surf ace antérieure du cartillage tarse, et l'enlève entière-
io6 MALADIES DES YEUX.
Quinzième observation.
Une paysanne de Trunello , âgée de 35 ans , nommée Thérèse Ballermi , perdit presque entièrement la vue à la suite d'une ophthalmie qui dura cinq ans; il lui était impossible de soulever ses deux paupières supérieures extrêmement re-
nient après avoir divisé la conjonctive qui la retenait. Cette opération que M. Saunders a plusieurs fois exécutée , ne lui a jamais présenté d'autres difficultés qu'un léger embarras causé par la présence du sang assez abondamment versé par les artères ciliaires ; tout pansement est inutile; il suffit de tenir l'œil couvert pendant quelques jours.
L'opération décrite par M. Scarpa , nous paraît avoir sur celles de MM. Crampton et Saunders , l'avantage d'une plu* grande simplicité ; nous pensons que l'on ne doit recourir à ces dernières que dans les cas raies ou la première serait inefficace.
M. Saunders a vu le triehiasis produit par deux causes que n'indiquent pas ordinairement les auteurs; Tune était une tumeur cystique développée entre la conjonctive et le cartillage tarse, qui, pressant d'arrière en avant le bord orbitaire de celui-ci, forçait son bord libre de se renverser contre le globe de l'œil; l'autre résultait de l'engorgement et de l'induration de cette portion de la conjonctive qui se réfléchit de dessus la paupière sur le globe de l'œil sous le nom de conjonctive oculaire. Dans ces deux ras l'indication est évidente : il faut extraire les tumeurs, ou resciser une portion de la conjonctive tuméfiée. ( Voyez Crampton's essayon entropeon, etc. Saundersobs. onSeveralpratical point relative to tke diseases of theeye. ( Note des Traducteurs)