‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 75 sur 154 · CHAPITRE SIXIÈME. I ,'j n · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME. I ,'j n

reil , la paupière inférieure était presque revenue à sa position naturelle; je lavai l'œil avec de l'eau de mauve tiède et renouvelai le pan* sèment comme le premier jour.

Le neuvième, la paupière s'était encore relevée. Je cautérisai la plaie avec la pierre infernale pour réprimer les végétations dont elle était le siège, et je touchai l'escarre avec un pinceau trempé dans l'huile.

Du dixième au douzième jour, rien de remar* quable si ce n'est que la cicatrice commençait à se former vers le bord interne du tarse.

Le treizième, le quatorzième et le quinzième jour, il fallut répéter l'application de la pierre infernale.

Le vingt-unième jour , la cicatrice était complète grâce aux lotions avec l'eau de chaux et le miel rosat, répétées trois fois par jour. La paupière inférieure se trouvait ramenée au plus haut point d'élévation possible, comme l'indique la figure ie de la planche 2e. La légère différence de longueur que l'on remarque dans cette figure entre les deux paupières, était proportionnée à la perte du substance destégumens, perte qu'il était impossible à l'art de réparer. Au reste le malade n'avait plus ni. difformité ni larmoiement.

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Vingt- sixième o bservation.

Une enfant de six ans, nommée Marie-Thérèse Zeccone de Marcignagno, fut atteinte d'un charbon malin qui se développa sur la partie inférieure et latérale de la paupière inférieure droite. La peau désorganisée dans ce point fut remplacée par des brides difformes qui renversèrent la paupière en dehors. La malade avait seize ans lorsque je la vis. Le renversement de la paupière était pour le moins de cinq lignes ; il était impossible de la relever sensiblement surtout vers l'angle externe de Fœil; les larmes coulaient continuellement sur la joue droite. La déperdition considérable des téguments et la rigidité de la cicatrice ne permettaient pas d'espérer une guérison satisfaisante; néanmoins je voulus tenter d'améliorer le sort de cette pauvre fille , et je la reçus dans cet hôpital le 17 décembre de l'année 1799. Pour rendre les téguments et la cicatrice plus souples, je fis frotter la paupière plusieurs fois par jour avec de la graisse, et j'appliquai sur elle un bandage unissant dont l'action s'exerçait de manière à allonger la peau de bas en haut. Ces moyens furent continués jusqu'au vingt-deuxième jour du même mois avec un succès remarquable.

Le lendemain , j'incisai la membrane interne de la paupière malade avec un bistouri convexe

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