CHAPITRE SEPTIÈME'. iGf
tre stibié et de deux gros de crème de tartre dans une livre de tisane de chiendent, ou de petit lait.
Parmi les moyens externes, l'un des plus efficaces est l'application d'un vésicatoire à la nuque ; mais il faut la faire toujours précéder des saignées et des purgatifs (i). L'utilité de ce moyen ne vient pas de l'afflux de sérosité qu'il provoque dans le lieu de son application, mais
(i) Hoffmann. Medicinœ ration. System. Tom. IV. part. If seet. 2, Setacea et vesicatoria non facile applicanda in plethoricis, nisi soluta prius plethora, et alvo, prœsertim in cacochymicis y subducta.
Cette règle est de la plus grande importance : Si l'on s'avisait d'appliquer un vésicatoire à la nuque, ou derrière les oreilles avant d'avoir calmé l'irritation , loin d'agir comme révulsif, il agirait comme irritant , et l'effet en serait d'autant plus ressenti par l'œil malade, que cet organe est affecté d'inflammation ; par la même raison, il faut, être très- réservé sur l'emploi de ce moyen chez les tempéraments sanguins. » Nous pensons, dit M. Boyer {Traité des maladies chirurgicales , tom. V, p. 371), que le vésicatoire agit chez les tempéraments sanguins , plutôt comme stimulant général que comme dérivatif, et que par conséquent il ne saurait convenir dans la première période de i'ophthaîmie. Les personnes nerveuses au contraire chez qui la douleur prédomine sur les autres symptômes inflammatoires peuvent être soulagées par l'application d'un vésicatoire derrière le cou ou les oreilles , sur-tout lorsqu'on a le soin de n e le faire qu'après avoir pratiqué les saignées générales jugées nécessaires. » (Note des traducteurs.}
uniquement du point d'irritation qu'il y détermine , irritation qui suspend, pour ainsi dire , le travail morbifique en l'obligeant à changer de place. L'observation a prouvé que la nuque et la partie postérieure des oreilles sont de toutes les parties delà tête celles qui sympathisent le mieux avec les yeux. C'est ainsi que le lobe des oreilles sympathise plus particulièrement avec les dents, Je périnée avec la vessie, la ]peau de l'abdomen avec les viscères renfermés dans cette cavité, etc. Il faut excepter cependant les cas où l'ophthalmie dépend d'un embarras de l'estomac; car alors l'expérience, en confirmant l'efficacité de la méthode de Bonet et de Rivière, a prouvé que les vésicatoires et les cautères appliqués à la nuque sont plus nuisibles qu'utiles.
Quant aux moyens qu'il convient d'appliquer sur le siège même du mal (nous ne parlons pas ici de l'ophthalmie produite par une cause spécifique)^ ce sont les topiques émollients, tels que les sachets de mauve bouillie dans du lait frais, ou les cataplasmes de mie de pain et de lait safrané, la pulpe de pomme cuite , une forte décoction de têtes de pavots, et autres moyens de la même classe, dont on renouvellera l'application toutes les deux heures au plus. Rien n'est plus propre à modérer le sentiment d'ardeur que le malade éprouve dans les yeux que d'introduire avec la pointe d'un stylet , entre le