CHAPITRE SEPTIÈME. HJ i
lui de l'ophthalmie gonorrhoïque dont nous venons de parler. Et ce qui confirme encore cette analogie, c'est que les topiques émollients y furent trouvés nuisibles , dès la manifestation de l'écoulement, comme ils le sont en général dans Toptithalmie purulente des enfants et dans l'ophthalmie syphilitique ( i ).
J'ai considéré jusqu'ici l'ophthalmie dans ses deux périodes, c'est-à-dire dans son état d'irritation et dans son état d'asthénie. Cependant il me reste encore quelques observations à faire au sujet de ce dernier; et d'abord l'ophthalmie, parvenue à sa seconde période, cède-t-elle toujours sans difficulté à l'usage des topiques astringents? ce cas est sans doute le plus fréquent; mais il il arrive quelquefois que , par une combinaison
(i) Le traitement de cette ophthalmie tracée par le chirurgien en chef de l'armée d'Egypte , ne diffère pas de celui des autres ophthalmies. En effet ce traitement était relatif à chaque espèce d'ophthalmie et aux principaux symptômes qui l'accompagnaient : était- elle inflammatoire, on prescrivait une saignée, des sangsues, suivant l'intensité de la maladie et la constitution du sujet; et à mesure que l'inflammation diminuait , on avait soin d'animer les collyres avec quelques gouttes d'acétate de plomb , ou d'une légère dissolution de muriate de mercure et d'oxide de cuivre. On terminait le traitement par une décoction d'écorce de grenade ou une dissolution de sulfate de zinc.
(Note des traducteurs.)
ïgi MALADIES DES YEUX.
de circonstances particulières , elle se prolonge indéfiniment et menace insensiblement de détruire l'organe qu'elle affecte.
Les principales de ces circonstances ou de ces causes sont : i° un surcroît de sensibilité dans l'œil , après la première période de l'inflammation; i° l'influence d'une cause particulière locale mécanique ou autre; 3° une diathèse humorale , identifiée avec la constitution du malade.
Lorsque l'exaltation de la sensibilité s'oppose à la terminaison de l'ophthaimie , non -seulement les topiques astringents sont inutiles , mais encore ils sont nuisibles; ce qui est d'autant plus remarquable, que ces moyens sont trèsefficaces lorsque l'ophthaimie dépend uniquement de l'atonie des vaisseaux capillaires de la conjonctive. Le malade se plaint de la difficulté qu'il éprouve à soulever la paupière supérieure; la conjonctive reste jaunâtre ; elle devient rouge si le malade s'expose à un air humide et froid, à une lumière plus vive que de coutume, ou s'il exerce un peu ses yeux pour lire ou pour écrire à la clarté d'une chandelle : s'il est d'une constitution grêle et irritable, s'il est sujet à de fréquentes migraines, à des veilles opiniâtres, à des convulsions, aux spasmes des hypocondres, à des flatulences, nul doute que l'ophthaimie ne soit entretenue par