‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 95 sur 154 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

l'exaltation de la sensibilité de l'organe malade, et par un éréthisme nerveux général.

Parmi les causes de la seconde classe, je comprends non-seulement la présence d'un corps étranger venu du dehors, mais aussi le renversement en-dedans des poils des paupières ou de la caroncule lacrimale, la formation d'un abcès sur quelque point de la cornée, l'ulcération de cette membrane, la procidence de l'iris, l'ulcération dartreuse du bord libre des paupières, un vice dans la sécrétion des glandes de Meïbomius, l'extension morbide de la cornée ou du globe de l'œil tout entier.

C'est dans la même classe qu'il faut ranger l'ophthalmie chronique , produite par un insecte , tel que le pediculas ferox pubis qui s'attache quelquefois à la racine des cils et des sourcils. On peut lire un fait de ce genre à la fin du traité de Guillemeau sur les maladies des yeux. On en trouvera d'autres dans le tome XXIV du Journal de MM. Corvisart, Boyer et Leroux. (Cahier d'août 1812.) J'en ai vu moi-même un exemple ; ce n'est qu'en examinant attentivement avec une loupe les racines des poils qui forment les sourcils et les cils, que je pus découvrir la véritable cause d'une ophthalmie chronique jusqu'alors très-rebelle, mais dont j'obtins promptement la guérison , lorsque je connus sa nature ,

ig4 maladies des yeux.

par des onctions sur le bord libre des paupières et sur les sourcils, avec la pommade mercurielle.

Quant aux vices généraux de la constitution qui prolongent indéfiniment l'ophthalmie , les principaux et les plus communs sont la diathèse scrophuleuse, l'humeur varioleuse , les dartres, et la syphilis invétérée. Mais les symptômes propres à chacune de ces diathèses sont si connus qu'il serait superflu de les rapporter ici.

Dans les premiers cas, c'est-à-dire lorsque l'ophthalmie chronique est manifestement entretenue par une exaltation morbide de la sensibilité , locale ou générale, je ne connais pas de moyen plus efficace que le quinquina joint à la valériane. On secondera les effets de ce médicament par une nourriture animale , facile à digérer, des bouillons gélatineux et farineux, des bains froids par immersion , sur - tout dans l'eau de la mer, l'usage modéré du vin (i), un

(i) Hippocrate a dit : Oculorum dolores meri potio , aut balneum , aut f orne ntum, aut venœ sectio , aut medicamentum purgans cxhibiturn solvit. Aph. 3i , sect. VI. A.ph. 46 v sect. VÏI.Celse nous a donné Fexplication de cet aphorisme: Solet enim, dit-il, evenire non-nu nquam , sive tempestatum villo sive corporis, ut pluribus diebus neque dolor, ne que inflammatio, et minime pituitœ cursus finiatur. Quod ubi incidit, jamque ipsa vciustate res matura est ab ils eisdem auxi-

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