‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 96 sur 154 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

exercice modéré, l'habitation des lieux où Ton respire un air sain et tempéré. A l'égard des topiques, les substances qui sont à la fois sédatives et toniques, sont en général très-salutaires; mais parmi ces substances , les vapeurs aromatiques spiritueuses méritent la préférence. La manière d'obtenir ces vapeurs est fort simple : prenez un petit vase capable de contenir trois onces d'eau; versez y deux onces d'eau bouillante , et ajoutez deux gros d'esprit volatil aromatique (i); on enveloppe ce petit vase d'un

lium petendum est, id est balneo , ac vino. Hœc enim ut in recentibus mails aliéna sunt , quia conciiare ea possunt, et uccendere : sic in veteribus, quœ nulles allis au.riliis cesserunt, admodum efficacia esse consueverunt. lib.VII, cap. VI, art. 8.

(i) Rec. essentiœ limonum, drachmas duas.

Olei nucis moschatœ essentialis , drachmas duas.

Olei caryophyllorum arornat. essentialis , drackmam dimidiam .

Spiritûs salis ammoniaci dulcis. Vibras duas.

Distilla igné lenissi/no.

Les applications et les lotions froides sur les yeux, sont nuisibles à quelques individus dont la faiblesse de la vue tient à un excès de sensibilité. Ils se trouvent au contraire fort bien des lotions aussi chaudes que le malade peut les supporter, au moyen d'une éponge imbibée d'une décoction de camomille. L'usage des verres de couleur est nuisible quand il est trop long-temps continué. Voyez la fin du cha> pitre XIX.

ig6 MALADIES DES YEUX.

linge bien chaud, et l'on recueille les vapeurs que l'on dirige sur l'œil à l'aide d'un petit entonnoir, ou Ton approche tout simplement ce même vase de l'organe affecté. Cette opération sera répétée trois ou quatre fois par jour, pendant une demi-heure chaque fois , et l'on frottera légèrement les paupières et les sourcils avec le même esprit volatil aromatique.

11 est important que les sujets affectés de cette maladie évitent soigneusement, pendant et même après le traitement, de se fatiguer les yeux et de se forcer la vue. S'ils veulent lire ou écrire , ils prendront leurs mesures pour avoir toujours le même degré de lumière; car une clarté trop forte ou trop faible leur est également nuisible. Et s'ils commencent une fois à porter des besicles, ils n'essayeront jamais de lire ou d'examiner de petits objets sans le secours de cet instrument ( i).

(i) L'indication dont parle ici le professeur Scarpa est des plus importantes, et décèle un grand observateur. Il est incontestable que l'exaltation morbide de la sensibilité s'oppose quelquefois à la terminaison de l'ophfhalmie. Les idées généralement reçues sur l'inflammation, détournent les praticiens vulgaires de l'idée de faire concourir les narcotiques à sa guéri son; mais ceux qui sont accoutumés à raisonner les indications curatives , savent que , quelque nuisible que soit en général un médicament dans une maladie, il peut

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