PHLEGMASIES DES GLANDES DES PAUPIÈRES
œil étaient enduites d'une chassie abondante et séche comme du bois, presque impossible à enlever. Je fis appliquer à la nuque un morceau de potasse caustique, qui produisit une escarre de forme à - peu - prés ronde, et d'un pouce de diamétre. On couvrait, de deux jours l'un le soir, les yeux du malade, lorsqu'il se mettait au lit, d'un cataplasme de cerfeuil, et le lendemain on étendait seulement sur le bord des paupières un peu d'onguent rosat, auquel on avait mélé pour un gros, quatre grains d'oxyde de mercure sulfuré rouge.
Les malades n'éprouvent pas tous les mémes symptómes : voici à-peu-prés ceux que l'on trouvera dans les premiéres observations qui ont été prises au milieu d'une multitude d'autres à-peuprès semblables.
Cils déviés et gonflement œdémateux à la conjonctive avec larmoiement (voyez tom. IT, pag. 5, obs. 2). Légère bouffissure aux paupières, irritation par l'impression de la lumière (tom. II, pag. 8, obs. 4). Excoriations légeres à la face interne des paupiéres (tom. II, pag. 12, obs. 5). Perte des cils avec rougeur vive des marges palpébrales, qui sont d'une sensibilité exquise au plus léger attouchement. La conjonctive rouge au réveil; symptóme qui se dissipe deux ou trois heures aprés le lever. La lumière artificielle insupportable (tom. II, pag. 15, obs. 6). On peut voit, pour la rougeur seulement de la marge
des paupières, la pl. 39, fig. 1. La métastase du principe goutteux (tome Il, page 6, obs. 3) ou. d'un autre, donne souvent lieu à cette affection. Jai vu au eontraire plusieurs fois sa guérison. subite, par l'effet d'un répercussif , suivie d'accidents à d'autres parties du corps. Je donnais des soins à M. D'"**. Les paupières parurent nettes un matin à son réveil. Dans la journée, 1l fut pris d'une fiévre violente, suivie assez promptement d'une éruption à la peau.
Je vois quelquefois le bord de la paupiere, rouge sans chassie : jai conservé la note du traitement de cette espéce particuliére, que j'ai vue, en février 1815, aux quatre paupiéres d'une jeune personne. Leur teinte était celle du bord. des paupières de la fig. 1, pl. 39. Je n'ai pu la soulager, qu'en promenant, tous les trois ou quatre jours, lextrémité d'une lancette sur la surface interne des paupiéres, à une ou deux lignes de distance de leur bord, pour tirer quelques gouttelettes de sang. Le sujet de l'observation première avait les paupières précisément dans le méme état qu'un malade àgé de vingt-cinq ans, pour lequel j'ai employé le méme moyen avec succés en avril 1811. |
La disparition d’une loupe (obs. 7 et 8) donne quelquefois lieu à cette espèce de phlegmasie.
M. Alibert, dont l'autorité est d'un si grand poids, a vu « combien sont rebelles la dartre furfuracée et la dartre squammeuse placées sur les sour-