ABCES DANS LE TISSU. ADIPEUX DE L'ORBITE
Des Abcès dans le tissu adipeux de l'orbite.
Ce tissu est quelquefois le siége de congestions lont le symptôme essentiel est le déplacement lu globe. |
Je ne veux désigner que celles qui se terminent par la suppuration, et dont la matière 'ouvre un passage à travers le tissu cutané.
L'observation 16 (tom. II, page 33) suffit pour aire connaitre les accidents qui peuvent les accompagner. Je parlerai cependant ici d'un dépót qui se forma subitement derrière le globe de l'oeil 'auche de Madame H***, àgée alors de soixante ns, qui vit encore au moment où j'écris, et qui 1e s'est jamais ressentie, depuis prés de dix-sept ins, des suites de cette maladie, pendant laquelle e lui donnai des soins dans les trois premiers nois de 180r. Elle eut, de deux jours l'un, une ièvre très-forte, qui diminua au troisième accés, orsqu'un dépôt parut sous le tissu cutané, qui 'ecouvre le sac lacrymal. On aurait pu le prenlre pour un abcès dans cette cavité, si le globe reüt point été déplacé. Ce dépôt s'ouvrit, et il n sortit du pus et des matières très - épaisses pl. 56, fig. 1). L’œil rentra graduellement; mais et écoulement ayant diminué, le globe ressortit in peu : Je ne fis rien que maintenir dans l'ourerture une sonde d'argent ( pl. 15, fig. 8) à l'aide l'un morceau de taffetas agelutinatif. On l'ótait natin et soir. Le dixiéme jour, il s'était fait une
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seconde ouverture un peu au-dessous de la première. La guérison a été aisée et complète, et la nature a fait d'ailleurs presque tous les frais du traitement, aidée de quelques précautions générales. |
Les moyens nécessaires pour combattre les phlegmasies des glandes de Meibomius, et celles plus graves du tissu adipeux de l'orbite, sont àpeu- prés les mémes que ceux que ] indiquerai. en parlant des phlegmasies des membranes du globe. ( /ayez sect. IV.)
Apres des tentatives de plusieurs genres, je me suis borné, lorsque j'ai trouvé un abcés dans les graisses de l'orbite, à établir une communication au-dehors, ou plutôt à l'entretenir; car elle se fait presque toujours spontanément. |
Les paupières se tuméfient quelquefois par un amas d'eau, et cet accident, qui se présente rarement dans la pratique, est ordinairement sans danger, n'arrive guère que dans la leucophlegmatie, et ne demande aucun remède spécial. Faut: il en faire une maladie particulière? J'ai vu, au mois de février 1816, une dame de quarantequatre ans, excessivement repléte, que j'avais traitée dix ans auparavant d'une ophtalmie interne. La peau de ses paupières était presque entiérement transparente et soulevée par de l'eau. La leucophlegmatie s'étendait à d'autres parties du corps : je ne lui ai conseillé que des moyens généraux. Cet oedéme des paupières a duré deux