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supérieure et interne du bord de l'orbite droite, et il sortit des matières épaisses par les narines pendant quinze mois. A la suite de cet écoulement, et lorsqu'il commença à diminuer, loœil droit se perdit par l'effet d'une amaurose compléte. Je ne sais s'il y a eu quelques rapports névrologiques entre la tumeur lacrymale et l'amaurose de ce jeune homme, qui avait été traité, d'une maniére peu méthodique, d'un principe syphilitique.
Si l'on rencontre, dans quelques cas rares, des altérations de la vision aprés des blessures du nerf frontal, on ne doit pas être étonné que les douleurs et la destruction des filets des nerfs, occasionnées par la rupture du sac lacrymal , aient pu quelquefois affecter l'organe de la vue. Cet effet aurait été probablement aussi ordinaire qu'il est peu commun, si un filet de nerf d’une grosseur remarquable, comme le nerf frontal, par exemple, eut passé sur le sac lacrymal en sortant de l'orbite. go)
Je n'ai, dans mon Journal, qu'une demi-douzaine d'exemples analogues à celui dont le détail est contenu dans le Mémoire de M. du Rosey ( obs: 52).
J'ai vu souvent des désordres, qui paraissaient extrémes, céder aux injections et aux applications faites, sur-tout pendant la nuit, d'un cataplasme de pomme cuite ou de farine de graine de lin. Quelquefois cependant j'ai touché légerement,
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avec le nitrate d'argent fondu, des fongosités qui sortaient par le trou fistuleux. Dans ces cas, j'emploie plutót ce moyen comme puissant astringent et comme causant quelque changement à l'état de ces végétations, que comme escarotique. Je n'ai jamais manqué, par ce procédé, de les voir promptement disparaitre. Je conviens cependant qu'il est des circonstances oü il y aurait à faire quelque chose de plus que d'injecter ou d'introduire la sonde d'argent; mais ces circonstances doivent être infiniment rares. Aprés avoir lu, plus de dix fois, un Mémoire important (obs. 53), qui rend compte d'un cas grave que l'on serait tenté de mettre au nombre de ceux d'exception, et l'avoir comparé avee un grand nombre d'analogues que j'ai par devers moi, je suis resté convaincu , malgré la grande habileté de son auteur, que de simples injections auraient pu suffire avant la date du Mémoire et postérieurement.
J'ai vu plusieurs fistules lacrymales cancéreuses: des injections, qui ne pouvaient point guérir la maladie, m'ont toujours paru adoucir la situation des malades. J'ai vu le syphon lacrymal ouvert par un ulcére de cette nature, et son intérieur mis tellement à: nit, les tésuments et les parties qui le recouvraient ayant été détruits, qu'on pouvait étudier sa structure intérieure. La partie postérieure de sa face interne était un peu altérée. Le conduit nasal était obstrué.